neoleadership    guinee 
Neoleadership

RadioNLS
WINAMP    REALPLAYER    MEDIAPLAYER

Radio NLS à la carte

Charte de Nlsguinee
Equipe de Nlsguinee
Universités
Nos partenaires
Africatime
Africatv.info
Guinea-forum
Guineeconakry.info
Justin Morel Junior
Les Ondes de Guinée
Tamsirnews
Presse guinéenne
Le Lynx
Aminata.com
Guineenews.org
Kibarou.com
Kababachir.com
Nouvelle Tribune
Autres sites Guinéens
Liens Web
Etudiantguinee
La Villa Elijah
Partage Québec Guinée
Tchape Environnement
Presse
AAP/APA
IRIN
Jeune Afrique
Africa Mining Intelligence
Usinfo.Stat.Gov (USA)
RFI (F)
Aéroports
Aéroport Int. de Genève
Aéroports de Paris
Aéroport de Bruxelles
Autres aéroports
Articles
    Guinée : le permis de tuer...

    Sotelgui S.A

     mercredi 17 juin 2015   

    Le régime d’Alpha Condé a peur. A quatre mois de la fin de son mandat, il a pris conscience de sa situation d’échec : échec politique avec la crispation des acteurs, échec économique avec un pays en récession, échec social avec une nation inquiète de sa cohésion, échec sanitaire avec le risque que l’épidémie d’Ebola se transforme en endémie.

    Ces résultats calamiteux ne risquent-ils pas de donner lieu à des manifestations préélectorales dont l’ampleur pourrait compromettre toute l’architecture de fraude élaborée pour la prochaine élection présidentielle ?

    C’est dans cette crainte que le gouvernement s’est doté d’instruments juridiques pour contraindre le citoyen à renoncer à toute dissidence ou le cas échéant, pour exercer la plus grande violence sur les récalcitrants en vue de tuer toute velléité d’insoumission.

    En effet, le 2 juin dernier, l’Assemblée nationale a adopté une loi qui prévoit notamment des sanctions pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et de lourdes amendes pour insulte, calomnie, offense ou diffusion de « fausses informations » au sujet du Président et de responsables publics.

    Pour compléter son arsenal de bâillonnement des libertés constitutionnelles, la même session parlementaire adoptait une autre loi sur le maintien de l’ordre public. Cette loi définit quand et comment la force peut être utilisée en vue de maintenir l’ordre lors des manifestations.

    Ainsi les nouvelles dispositions limitent les réunions spontanées. Elles donnent pouvoir aux forces de sécurité de disperser, sans justification, les manifestations pacifiques. Elles l’autorisent, à cet effet, à recourir à tous les moyens de répression y compris les armes à feu.

    Ces deux lois sont liberticides. La première qui vise à restreindre la liberté d’expression est foncièrement antagoniste à la Loi fondamentale. La Cour Constitutionnelle qui en est le gardien, doit exercer sa mission de veille sur son respect. Mais il appartient au citoyen d’être sa propre sentinelle devant les libertés qu’il a conquises et qui sont consacrées par la constitution. Toucher de près ou de loin à la liberté d’expression, c’est tenter d’ouvrir la porte de la dictature. Il faut le refuser.

    La deuxième loi comporte, comme l’indique Amnesty International dans sa mise en garde, des lacunes majeures susceptibles de devenir des poudrières lors de futures contestations.

    En effet, en accordant protection aux forces de l’ordre contre toute poursuite pour les crimes commis au cours des opérations de maintien de l’ordre, cette loi favorisera au sein de ces forces l’excès de zèle pour entraver le respect, la protection et la réalisation du droit de se réunir pacifiquement. Elle n’enrayera pas le cycle de violence sous le régime d’Alpha Condé avec ses centaines de victimes dans des manifestations politiques ou lors de revendications sociales. Au contraire, l’impunité promise aux auteurs des exactions encouragera l’usage disproportionnée de la force contre des manifestations pacifiques et donc augmentera le niveau de violence dans le pays.

    Rien ne peut justifier l’aliénation de la liberté d’expression et du droit de se réunir et de manifester. Denier ce qui est consacré par la Constitution autorise le citoyen à se mettre debout pour défendre ses droits.

    Au permis de tuer qui est délivré aux forces de l’ordre pour le contraindre à la soumission, il opposera la légitime défense pour sauver sa vie. Le pouvoir actuel qui est seul comptable de l’ordre et du désordre dans le pays, doit donc se ressaisir en respectant la Constitution et le peuple de Guinée.

    La liberté est notre trésor commun, rassemblons nous, mobilisons nous pour la défendre !

    La Cellule de Communication de l’Ufdg

    Tranmis par Alpha Boubacar Bah
    Exécutive Assistant of Cellou Dalein Diallo
    Coordinateur Adjoint COM & Responsable Médias
    UFDG ONLINE
    Pour www.nlsguinee.com

    Les commentaires ci-dessous n'engagent que leurs auteurs, www.nlsguinee.com n'est pas responsable de leurs contenus.



© Copyright www.nlsguinee.com / (Tous droits réservés)


retour
Evolutions dans l'histoire



Chefs des partis politiques


Visitez nos partenaires


Images de la Guinée profonde
Ces images sont bien des réalités de ce magnifique pays! La Guinée est pourtant l'un des pays les plus riches au monde du point de vue ressources naturelles.
Cette faillite économique est le résultat du pillage systématique des biens publics, le clientellisme, la corruption, le détourment des fonds publics et une mise à l'écart de la majorité des cadres compétants et intègres du pays.
Réagissez et dites au monde entier ce que vous pensez de cette situation.
Contactez-nous | Charte de NLS | © 2005 Nlsguinee.com | Webmaster: Elhadji B. LY à Zurich | | Voir livre d'or | signer livre d'or