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Erythrée : 13e anniversaire de l'indépendance : Reporters sans frontières appelle le chef de l'Etat à "laisser enfin respirer son pays"

  mardi 23 mai 2006   

Français / English

Le 23 Mai 2006

A l'occasion du 13e anniversaire de l'indépendance de l'Erythrée, le 24 mai 2006, Reporters sans frontières appelle solennellement le président Issaias Afeworki à libérer les prisonniers d'opinion détenus dans le pays, notamment les 13 journalistes dont on est sans nouvelles et dont les journaux ont disparu depuis les rafles de septembre 2001.

"Une fois de plus, la fête de l'indépendance est gâchée par l'incertitude entourant le sort des prisonniers politiques. Le président Issaias Afeworki doit enfin comprendre que l'étranglement continu de la presse libre est désastreux pour son pays. Rien ne justifie de gouverner par la répression et la peur. Il est temps que le chef de l'Etat laisse enfin respirer son pays, en libérant notamment les 13 journalistes et en autorisant le retour de la presse privée", a déclaré Reporters sans frontières.

A peine sortie de la guerre d'indépendance, l'Erythrée s'est enfoncée dans l'impasse de l'autoritarisme. La situation des droits de l'homme dans ce pays est désastreuse et la liberté de la presse n'existe plus. L'élite intellectuelle de ce jeune pays, directeurs de journaux et écrivains, a été jetée en prison il y a cinq ans. Ceux qui en ont le courage fuient le pays pour lequel ils ont souvent combattu. Les autres vivent dans la terreur ou dans les centres de détention disséminés sur le territoire érythréen.

En 2001, alors que la deuxième guerre avec l'Ethiopie arrivait à son terme, la presse indépendante avait relayé les appels à la démocratisation du pays de quinze hauts responsables du parti au pouvoir, connus sous le nom de "groupe des 15". En guise de réponse, le 18 septembre 2001, le gouvernement érythréen avait décidé de rafler le "groupe des 15" et de "suspendre" tous les médias privés du pays.

En avril 2002, après avoir entamé une grève de la faim en signe de protestation, dix journalistes détenus avaient été transférés dans des lieux de détention inconnus. Selon des Erythréens en exil qui ont connu la prison, ils seraient détenus dans des containers en métal installés dans l'enceinte de camps militaires. Depuis quatre ans, on ignore tout de leur sort.

Ces journalistes sont Yusuf Mohamed Ali, rédacteur en chef de Tsigenay ; Mattewos Habteab, rédacteur en chef de Meqaleh, et son adjoint, Dawit Habtemichael ; Medhanie Haile et Temesgen Gebreyesus, respectivement rédacteur en chef adjoint et membre du conseil d'administration de Keste Debena ; Emanuel Asrat, rédacteur en chef de Zemen ; le citoyen érythréo-suédois Dawit Isaac et le poète et dramaturge Fessehaye Yohannes, du journal Setit ; Said Abdulkader, rédacteur en chef du journal Admas, et un photographe indépendant, Seyoum Tsehaye.

En janvier et février 2002, trois journalistes de la presse gouvernementale ont été arrêtés : Hamid Mohamed Said et Saidia Ahmed, de la télévision publique Eri-TV, et Saleh Al Jezaeeri, de la radio publique Voice of the Broad Masses.

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ERITREA

President urged to mark independence anniversary by freeing prisoners, letting country breathe

On the eve of the 13th anniversary tomorrow of Eritrea's independence, Reporters Without Borders appealed to President Issaias Afeworki today to release all of his government's prisoners of conscience including 13 journalists being held incommunicado whose newspapers were shut down in a September 2001 crackdown.

"Eritrea's independence day is once again going to be ruined by the uncertainty surrounding the fate of the political prisoners," the press freedom organisation said. "It is time President Issaias Afeworki realised that continuing to stifle a free press is disastrous for his country. There is no justification for ruling by means of repression and fear. Issaias must let his country breathe again by freeing the 13 journalists and other political prisoners and permitting the return of the privately-owned press."

Eritrea headed down the dead-end of authoritarianism almost as soon as the independence war was over. The human rights situation is now disastrous and press freedom no longer exists. This young country's intellectual elite, its newspaper editors and writers, were thrown in prison five years ago. Those who had the courage fled the country that many of them had fought for. The rest live in terror or in detention centres throughout the country.

As the second war with Ethiopia was ending in 2001, the independent press relayed the calls for democratisation coming from 15 senior ruling party members know as the "group of 15." The government responded on 18 September 2001 by cracking down on the "group of 15" and "suspending" all of the privately-owned news media.

After staging a hunger strike in protest, 10 imprisoned journalists were transferred to other detention centres in April 2002, but it is not known where. According to Eritreans who have gone into exile after being imprisoned, they are bring held in metal containers inside military camps. There has been no word of their fate for the past four years.

The ten journalists held since September 2001 are Yusuf Mohamed Ali, the editor of Tsigenay; Mattewos Habteab, the editor of Meqaleh, and his deputy, Dawit Habtemichael ; Medhanie Haile, the deputy editor of Keste Debena, and Temesgen Gebreyesus, a member of Keste Debena's board; Emanuel Asrat, the editor of de Zemen; Dawit Isaac, who holds dual Eritrean and Swedish citizenship; poet and playwright Fessehaye Yohannes of Setit; Said Abdulkader, the editor of Admas; and freelance photographer Seyoum Tsehaye.

Three journalists working for the state-owned broadcast media were arrested in January and February 2002. They are Hamid Mohamed Said and Saidia Ahmed of Eri-TV and Saleh Al Jezaeeri of the Voice of the Broad Masses radio station.

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Leonard VINCENT
Bureau Afrique / Africa desk
Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
5, rue Geoffroy-Marie
75009 Paris, France
Tel : (33) 1 44 83 84 84
Fax : (33) 1 45 23 11 51
Email : afrique@rsf.org / africa@rsf.org
Web : www.rsf.org
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