mardi 06 janvier 2015
En dépit des interdictions annulant toutes les manifestations et aussi le discours du nouvel an du Président Alpha Condé assurant que le parlement, et non la rue, est le lieu indiqué des revendications, des partis d’opposition appellent leurs militants à un meeting mercredi.
L’urgence sanitaire, décrétée dans le pays il y a plusieurs mois, à cause de la fièvre hémorragique à virus Ebola, interdit toutes les manifestations publiques jusqu’à «nouvel ordre».
Au cours d’un point de presse, tenu ce lundi, le porte-parole des partis, membres de l’opposition dite républicaine, Aboubacar Sylla, a dit que «toutes les démarches administratives nécessaires ont été faites», et qu’une réponse positive a été fournie par les autorités, permettant ainsi d’organiser le meeting au stade du 28 septembre, le plus grand du pays.
Le leader de l’Union des forces du changement (Ufc) a dit que les partis du bloc de l’opposition républicaine ont décidé de mettre fin à la trêve qui dure, selon lui, depuis dix-huit mois, et qu’aucune possibilité d’amorce de dialogue n’a pu être faite avec le gouvernement.
«Nous avions mis fin à la trêve, parce que nous nous sommes rendus compte que partout dans le pays il y a des regroupements des citoyens et des partis politiques. En prenant un minimum de précaution, il serait possible de tenir nos meetings sans que cela ne donne lieu à une aggravation du degré de contamination de la fièvre hémorragique à virus Ebola», a-t-il martelé.
Depuis plusieurs mois, ces partis politiques exigent la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), à l’origine dite « paritaire », composée de dix membres de l’opposition, dix de la mouvance présidentielle et cinq de l’administration.
Aussi, appellent-ils à la mise en place du Conseil constitutionnel, de la Haute autorité de la communication (Hac), la reprise du recensement général de la population, clos depuis plusieurs mois, mais dont ils contestent les résultats qui avaient été fournis par les agents du ministère du Plan, organisateur de l’opération.
M. Sylla a dit que l’opposition attend la signature du relevé de conclusion du dialogue, terminé en juillet dernier, mais non confirmé dans aucun document officiel.
«Nous sommes parvenus à un consensus qui a été remis en cause par le président de la République, Alpha Condé (…) Nous désavouons les membres de son gouvernement et ceux de la Ceni qui avaient tous participé au dialogue», a-t-il dénoncé.
Abordant le rejet de la Ceni par l’opposition républicaine, le porte-parole du bloc a dit que l’institution en charge des élections a profité d'un vide pour faire toutes ses opérations dans la perspective des élections à venir.
Le recrutement d’un nouvel opérateur technique, une des exigences de l’opposition, ne semble pas donner satisfaction aux partis de l’opposition républicaine qui affirment que le choix de Gemalto, une société française, n’a pas obéi à un appel d’offre, mais plutôt à un marché de gré à gré.
Source : PANA
Pour www.nlsguinee.com
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