mardi 06 janvier 2015
L'opposition républicaine s'est retrouvée à la maison de la presse ce 5 janvier 2015, pour fustiger la gestion du pouvoir. Notamment sur la loi 008/2011/CNT portant création, organisation de l'INDH (Institution nationale indépendante des droits de l'homme), votée en juillet 2011 et qui devrait être promulguée dix jours après sa soumission au président de la république. Mais, c'est seulement le 30 décembre 2014 qu'elle a été promulguée.
Pour l'opposition, cette loi est "falsifiée et altérée, sur le droit de délibération et de vote reconnu dans la nouvelle version de la loi aux 14 représentants de l'administration publique qui peuvent, en raison de leur influence numérique, influencer les décisions de l'INIDH y compris l'élection du président de l'institution. Et aussi la composition de l'institution qui comprend désormais un représentant du ministère des Droits de l'Homme, alors que ce Département n'existait pas en 2011, année de son adoption".
C'est pourquoi, l'aile dure a décidé d'attaquer la version promulguée et son décret de promulgation devant la Haute Cour de justice, pour dit-on, faire valoir le droit. En attendant cette plainte, les membres de l'INIDH prêtent serment le 8 janvier prochain.
Une autre question divise, la mouvance parle du couplage des élections locales et la présidentielle en 2015 et l'opposition ne l''entend pas de cette oreille. Faya Milimouno du Bloc Libéral (BL) est catégorique: "nous n’accepterons pas que les présidentielles soient couplées aux communales".
Cellou Dalein Diallo, enfonce le clou : "Alpha Condé compte sur les élus locaux pour organiser une fraude, nous ne l'accepterons pas".
L'opposition républicaine exige aussi la recomposition de la CENI, pour dit-on, respecter les dispositions de la loi 016 portant création et fonctionnement de la CENI sur la parité.
Son porte-parole, Aboubacar Sylla a fait savoir que le meeting prévue le 7 janvier est maintenue, même qu'il a été autorisé par les autorités, même s’il admet que l'opposition n'avait pas besoin d'autorisation.
Si rien n'est fait, l'opposition menace d'accentuer meeting, sit-in et même des désobéissances civiles.
A rappeler que cet bras de fer commence au moment où le pouvoir fait face à d'autres revendications syndicales, pour une augmentation de salaire, les discussions n'ayant pas abouti, le syndicat maintient sa grève illimitée déclenchée ce 5 janvier 2015, et le gouvernement ne veut toujours pas lâcher du lest.
Par Oumar Tély Diallo
Transmis par Habib Yembering Diallo
Analyste et Correspondant de www.nlsguinee.com en Guinée
Contact : habibyambering@yahoo.fr
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Pour www.nlsguinee.com
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