vendredi 07 novembre 2014
La mairie de Ratoma fait l’objet d’une guerre de succession. Après le décès de la présidente de la délégation spéciale, un successeur intérimaire avait été désigné. Il a fini par être confirmé. Il s’agit de Sékou Batouta Camara. Lequel Camara a des démêlés avec la police et la justice après le drame de Taouyah.
Comme dit l’adage populaire, à quelque chose malheur est bon. Puisque c’est au moment où le maire intérimaire a des ennuis que sa santé se détériore. Au lieu de rejoindre Malick Kebé et Abdoulaye M’Baye en prison, il est autorisé à quitter le pays pour se faire soigner au royaume chérifien.
Avant de partir M. Camara a pris soins de confier la maire à un fidèle parmi les fidèles. Mais contre toute attente, son départ est une aubaine pour le remplacer. Les autorités compétentes procèdent à son remplacement par un autre Sékou. Cette fois Sékou Amadou Traoré. Ce dernier a été installé dans son fauteuil de Maire.
Batouta et les siens crient donc au scandale et à l’illégalité. Les autres répliquent que Batouta n’a pas sa place à la mairie mais à la prison. Le bras de fer continue. Il est fort à parier que les deux parties trouveront un terrain d’entente. A Batouta de renoncer au poste de maire moyennant l’impunité dans le dossier Rogbané.
En tout cas ce duel Camara Traoré ressemble fort à celui d’une bande razzia qui se bat pour le partage d’un butin. En effet, les amis d’hier sont aujourd’hui à couteaux tirés.
Après l’installation du locataire de Sékoutouréya au palais on avait procédé à un tri dans les communes de Guinée. Ceux qui avaient soutenu le vainqueur ont été maintenus à leur poste. Ceux qui sont censés avoir roulé pour le perdant, ont été remplacés. Parmi eux celui de Ratoma.
Entre temps, la présidente de la délégation spéciale est décédée. Laissant derrière elle une véritable guerre de succession. Et cette guerre de succession ne fait que commencer. Malheureusement dans ce pays on se bat pour sa poche et non pour la loi. Le combat actuel aurait dû être celui pour la légalité. Mais il est pour un poste juteux.
Selon les juristes la durée de vie d’une délégation spéciale et de six mois. Dans notre cas, ces délégations sont en place depuis le début du mandat de celui pour qui la loi ne peut être appliquée pour le moment.
Voilà en tout un des chantiers de l’association des magistrats de Guinée. Au lieu d’intenter un procès contre des radios privées, cette association aurait dû rappeler à l’ordre les autorités sur le caractère illégal de ces délégations spéciales.
Il ne nous reste plus qu’à espérer que nos hommes en robe ouvriront cetbt autre front au plus tard le 31 février prochain.
Habib Yembering Diallo
Analyste et Correspondant de www.nlsguinee.com en Guinée
Contact : habibyambering@yahoo.fr
Tel: (+224) 62 29 11 95
Pour www.nlsguinee.com
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