dimanche 05 octobre 2014
Guinéennes, Guinéens, mes chers compatriotes,
En ce jour du 2 octobre 2014 qui commémore le 56ème anniversaire de notre indépendance, je voudrais vous souhaiter une bonne fête.
Je commencerais par m’incliner devant la mémoire de nos illustres disparus et des nombreuses pertes que nous venons de connaitre à travers les drames de Lambangny et de Taouyah, la tragédie de Womey, et la pandémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola qui a fait des centaines de morts chez nous et des milliers dans la sous région.
C’est le lieu d’appeler tous les Guinéens, où qu’ils soient, au sursaut national afin de nous permettre de vaincre cette maladie qui s’apparente à une agression du territoire national.
Je félicite le personnel médical qui a connu de lourdes pertes, et je salue l’action des Organismes, des Etats et des citoyens qui contribuent à faire disparaitre le mal.
A la classe politique, je dis qu’il y a un temps pour l’union sacrée et un temps pour le combat politique. Nous devons faire montre d’unité au moment où l’exemple nous est donné par les autres pays touchés et le monde qui accourt à notre chevet.
Aux populations, je dis que le virus n’est pas mortel à 100% et qu’il se transmet par contact direct avec les sécrétions humaines. Donc, il est important de se faire examiner dès qu’on ressent des symptômes grippaux comme la toux et les effets du paludisme, de la typhoïde ou la fièvre de Lassa.
Aux autorités, je dis que l’urgence recommande de multiplier les canaux d’information sur les voies de transmission afin de ne pas sombrer dans la psychose, la désinformation et la panique. Même si Ebola ne doit pas empêcher la Cité de fonctionner, le report salutaire de la rentrée des classes qui bloque l’accès du virus à nos foyers, devrait être généralisé à toutes les formes de regroupement, sauf nécessité absolue.
A nos voisins, je dis que les aéroports, les gares routières et les corridors de sécurité doivent nous permettre d’accentuer la surveillance épidémiologique grâce à des appareils permettant d’identifier les personnes qui présenteraient des signes de fièvre.
Je reste convaincu que ces mesures nous permettront d’envisager l’avenir sous de meilleurs auspices, si nous y associons la culture d’un esprit hygiénique et des codes sanitaires respectés au sein des familles et dans les lieux publics.
Enfin, une leçon vient d’être donnée aux dirigeants africains qui ont l’impérieuse nécessité d’investir dans la recherche.
L’heure est à la conjugaison de tous les efforts pour éradiquer ce fléau dévastateur. C’est la priorité des priorités.
Encore une fois, vigilance, sérénité, courage et bonne fête à tous.
Fodé Mohamed Soumah
Président de la GéCi.
Pour www.nlsguinee.com
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