dimanche 17 août 2014
Jusqu'ici la Guinée n'avait pas mis à exécution les consignes de l'OMS (Organisation mondiale de la Santé) après la rencontre de Genève. Cette dernière avait demandé à tous les pays touchés par le virus Ebola de déclarer l'état d'urgence sanitaire.
Le 13 août dernier, dans un décret lu sur les médias d'Etat, le président Alpha Condé décrète l'état d'urgence sanitaire à son tour. Dans le communiqué, le président admet pour la première fois que la situation est dramatique :
"Il est apparu que la situation est critique et menace la santé de nombreux pays dans le monde. Je déclare l'état d'urgence sanitaire nationale contre la maladie à virus Ebola en République de Guinée".
Ainsi, dit-il, il est institué un cordon sanitaire tenu par les agents de santé et les services de sécurité et de défense à tous les postes frontaliers. En conséquence, une série de mesures sont prises pour y parvenir. Entre autre « la restriction des mouvements pour les personnes qui désormais seront soumises aux mesures de contrôle sanitaire aux différents points de passage (terrestre, maritime et aéroportuaire) ».
Le communiqué interdit aussi aux personnes contactes tout déplacement hors de leurs zones de résidence, cela jusqu'à la fin de la période de surveillance (21 jours). Toute personne, dit-on, qui s'opposerait ou inciterait à s'opposer de quelque manière que ce soit à la détection, au traitement, à l'isolement ou à l'examen d'un malade, d'un suspect ou d'un contact sera considéré comme menace contre la santé publique et va subir la rigueur de la loi.
Ces mesures sont entrées en vigueur le même jour. Mieux vaut tard que jamais !!!
Oumar Tély Diallo
Transmis par Habib Yembering Diallo
Analyste et Correspondant de www.nlsguinee.com en Guinée
Contact : habibyambering@yahoo.fr
Tel: (+224) 62 29 11 95
Pour www.nlsguinee.com
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