Guinée : Ouverture de l’Assemblée générale de l’AFAO
vendredi 19 mai 2006
« Les africains sont partout rejetés dans le monde, malgré… » dixit Kady Fall Tall.
L ‘AFAO, Association des Femmes de l’Afrique de l’Ouest, est une structure exclusivement féminine, crée en Guinée en 1983, et ayant pour objectif, la défense des droits juridiques, l’intégration économique et politique des femmes. De même cette association vise la prévention et une meilleure santé reproductive des femmes de la sous-région ouest africaine. Deux jours (18 et 19 mai) de travaux vont donc permettre à cette couche féminine de passer en revu la situation des femmes dans l’ensemble des pays membres sur le thème « Violences faites aux femmes ».
A l’occasion de l’ouverture des travaux la présidente sous-régionale de l’AFAO, Kady Fall Tall a tenu des propos fermes : « L’Afrique de l’ouest a son histoire, a ses repères. Et on ne peut parler de l’Afrique tout court sans parler de la Guinée de Sékou Touré. Parce que je sais qu’aujourd’hui plus que jamais ses figures emblématiques ont eu raison sur beaucoup de point concernant l’indépendance. Je pense que maintenant on voit de plus en plus que l’Afrique et les africains sont en face de leurs destins. Partout rejetés dans le monde, malgré tout ce qu’on a apporté. On ne peut plus entrer dans aucun pays qu’en Afrique. C’est en cela que je salue ces personnes, ses héritiers de cette histoire qui ont pensé que nous n’avons pas le droit de nous cloisonner derrière nos drapeaux, derrière nos hymnes nationaux, derrières nos couleurs, derrières nos ethnies et se méconnaitre entant qu’Africains, alors que l’Afrique est une et indivisible »
Dans la même lancée la présidente a salué et remercié le gouvernement guinéen à travers le ministère en charge de la promotion féminine, le réseau des femmes de la Mano River Union et autres organisations ayant soutenu l’AFAO dans sa traversée du désert depuis sa création il y’a 23 ans à Conakry. « Ce n’était pas facile de faire partir de cette instance de 98 avec tout ce que cela comportait comme enjeux. Donc ne serait-ce que pour ça vous pouvez devoir mesurer l’enjeu de l’AFAO. C’est une organisation qui ne doit pas mourir en Afrique et qui en 83 ici au sommet des chefs de l’Etat avait dit nous nous voulons aller à l’intégration. La CEDAO est là depuis 75 ça ne décolle toujours pas le processus de l’intégration. Et nous voyons nos femmes se déplacer le long de nos frontières, l’enfant est en bandoulière, portant des marchandises essayant d ‘aller vendre pour nourrir la famille. Mais personne ne parle d’elles alors qu’elles sont 52% de la population. Elles ont la capacité de ressouder les liens des peuples après le cloisonnement réalisé par les colonisateurs. Elles ont cette capacité, faisons appelle à elles. C’est comme ça que l’AFAO est née. L’idée de l’AFAO est parti de çà »
Au regard de la dimension des ambitions élargies de cette couches féminine se faisant la voix des sans voix l'on n'est en droit d'espérer un lendemain meilleurs pour nos différents peuples.
par Lansana A. Camara
Correspondant permanent de Nlsguinee.com à conakry
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