« la circonscription partielle de Ebola, et la fermeture du centre d’isolement de Donka et que désormais, seulement Gueckédou enregistre des nouveaux cas… »
Trois jours après, la fièvre se fait signaler à Télimélé (Sogoroya), jusqu’ici non concerné par la maladie. Encore du fil à retordre pour le ministère de la Santé.
Le 20 mai, trois personnes sont décédées dans une même famille, en l’espace de 48 heures. Deux autres personnes ont été contrôlées positif.
Dr Rafi Diallo, directeur du Service national promotion de la santé explique : « Il y a deux malades isolés et trois décès. On est en train de mener une investigation sur l’origine des cas, parce que tous les cas de Télimélé n’ont pas fait le déplacement sur Conakry ». Ces nouveaux cas inquiètent certes, selon Dr Rafi, mais il n’y a pas de péril en la demeure.
Pour certaines sources, le cas de Télimélé est venu de Conakry. Dian Baillo Diallo, député uninominale de l’Ufdg à Télimélé : « on m’a dit que c’est une femme qui était à Enco 5 qui est partie à Sogoroya (Télimélé). Elle est tombée malade et la famille s’est occupée d’elle. Malheureusement, il paraît qu’elle souffrait de la fièvre hémorragique Ebola ».
Les autorités locales ont alors décidé de suspendre provisoirement les marchés hebdomadaires, les cérémonies de baptême et de mariage ainsi que les funérailles pour limiter les risques de propagation. Les déplacements non indispensables sont aussi déconseillés. Une décision saluée par le député.
Sur le terrain, toutes les structures sanitaires s’activent à organiser des campagnes de sensibilisation et d’information. Dr. Mouminy Diallo, directeur préfectoral de la santé à Télimélé, confirme l’examen de trois patients dont deux se sont révélés positifs.
« La population est sereine. On n’est pas tellement inquiet, parce que depuis deux jours, on n’a pas eu de cas suspect ». Il regrette la connotation que donne la population à la maladie. Ce n’est pas Ebola, dit la population.
« Ce n’est pas facile de faire comprendre à certains citoyens la réalité des choses, mais nous faisons notre travail », explique-t-il. Même que certains d’entre eux accusent les autorités sanitaires de manipulation. L’on se souvient de l’attaque des installations de MSF à Macenta, accusé d’avoir inventé Ebola de toute pièce en Guinée Forestière.
A Télimélé d’ailleurs, on évoque une « diablesse en colère contre le père de famille où il y a eu le sinistre, après qu’il ait défriché et incendier une zone hantée, habituellement protégée par ses anciens… ».
L’inquiétude est grande et toutes les attentions sont tournées vers ce chef-lieu.
Oumar Tély Diallo
Transmis par Habib Yembering Diallo
Analyste et Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
Contact : habibyambering@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com
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