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    Guinée : Immobilier: Le blues des locataires des maisons de Conakry

    Sotelgui S.A

     jeudi 24 avril 2014   

    Se loger à Conakry est devenu un casse-tête pour de nombreux citoyens de la capitale qui compte actuellement 2 millions d’habitants, selon les dernières estimations de l’Enquête sur la démographie et l’habitat de 1996.

    La ville a grossi à cause de la forte natalité (une moyenne de 7 enfants par ménage) et de l’exode rural dans un pays où aucune politique réelle d’habitat n’existe depuis l’indépendance en 1958.

    Des bidonvilles existent à plus de 50 km de Conakry, notamment à Coyah et Dubréka, où vivent des milliers de Guinéens qui se rendent quotidiennement dans la capitale.

    Tous saluent la naissance au Sénégal de la politique des observateurs locaux de loyers, longtemps présents en France, définissant les niveaux, notamment le médian, le médian majoré et le médian minoré en vue de déboucher sur un encadrement applicable, mais avertissent qu’une telle mesure ne verra pas le jour de sitôt en Guinée où ils dénoncent «le laxisme des pouvoirs publics» qui selon eux, ne font rien pour procéder à l’écrêtement des loyers, devenus lourds à porter.

    Ceux qui, à défaut d’un logement personnel ou refusant la cohabitation intergénérationnelle avec leurs parents possédant un revenu jugé «dérisoire» et assurant ne pas être en mesure de se payer le loyer à Conakry qu’ils jugent exorbitant, acceptent, malgré eux, d’aller loger à Coyah ou Dubréka en déboursant entre 150.000 et 250.000 francs guinéens (25-40 dollars US) contre un logement de même niveau, trois à quatre pièces, en banlieue, deux à quatre fois plus cher.

    Les citoyens qui logent dans ces quartiers de la banlieue, à environ 20 à 30 km, reconnaissent débourser cher aussi, mais contraints d’aller y loger en vue de rejoindre facilement leurs lieux de travail situés soit à Madina, le plus grand marché du pays, ou la commune de Kaloum, au centre de la ville, siège de l’administration, des banques, des services et des commerces.

    «L’ingénieur qui a conçu le plan de Conakry a rendu un très mauvais service aux Guinéens pour avoir concentré tous les services dans la commune de Kaloum, alors que dans plusieurs capitales africaines, différents quartiers abritent ces endroits prisés par les populations», assure Mamadou, enseignant habitant Coyah.

    Une famille de 5 personnes débourse en moyenne 500.000 francs (environ 80 dollars US), alors qu’un fonctionnaire de la catégorie A perçoit environ 1 million de francs guinéens (145 dollars US), tandis que le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) en Guinée, promulgué par le président Alpha Condé en 2013, est de 440.000 GNF (environ 52 dollars US).

    En l’absence d’une politique des observateurs locaux, les personnes en quête de logement estiment être laissées à elles-mêmes, face à des concessionnaires qui exigent entre un et trois ans de loyer à payer cash. Souvent les loyers sont abusivement augmentés, entre 30 et 50%, au motif que «les charges ont augmenté».

    Faux, rétorque un agent de la direction des Impôts, affirmant que la Guinée est «un des rares pays où les propriétaires refusent de payer les taxes sur les maisons mises en location». Une solution définitive à 'cet incivisme' ne saurait tarder, dit-il.

    Plusieurs locataires assurent rencontrer des propriétaires, notamment des hommes âgés ou des veuves, sans autres ressources, qui n’hésitent pas à déloger des locataires pour en loger d’autres. Selon eux, le nouvel entrant paie le prix fort, avec une avance pouvant couvrir le remboursement du sortant.

    Pis, des locataires ne cessent de perdre leurs logements à cause des conflits domaniaux, devenus monnaie courante dans le pays où des héritiers s’entredéchirent pour le legs du défunt père ou de la défunte mère.

    Un locataire, Kourou Mansaré, affirme avoir versé récemment deux ans de loyer et réparé de sa poche pour plus de 4 millions de francs ses deux pièces situées au cœur de la capitale.

    «Je continuais à emménager et subitement les bérets rouges, sur ordre du gouverneur de Conakry (Soriba Sorel Camara), sont venus à 2 heures du matin nous déloger, arguant que la maison appartient à un autre et non à celui qui a empoché nos loyers». Il dit ne pas pouvoir encore, comme les autres locataires, encaisser la somme versée.

    Un magistrat assure que des piles de dossiers sont entassées dans sa juridiction pour de tels problèmes qui ne finissent pas à Conakry. Le chef de la junte, Moussa Dadis Camara, avait nommé en 2008, le colonel Issa Camara, qui avait en charge de trancher des litiges similaires au camp Alpha Yaya, QG de la junte. Ce qui avait provoqué le courroux des magistrats et des avocats qui avaient fait grève pendant plusieurs jours, dénonçant l’existence d’une justice parallèle.

    Les locataires soutiennent aussi qu’ils sont des proies pour «les démarcheurs» qui assurent les aider à trouver un logement, moyennant la cession d’un mois de loyer en leur faveur. Avant d’avoir la maison, soutient Kourou, les démarcheurs nous font payer des frais de déplacement et souvent nous exigent de l’argent pour avoir indexé une maison qui serait à louer, alors que ce lieu est très souvent habité.

    Ils font chorus pour dire que «les pouvoirs publics n’ont aucune politique d’habitat». Les chantiers de logements sociaux ouverts récemment par le gouvernement dans les banlieues de Kipé et Lanbanyi, à environ 20 km de Conakry, où des entreprises chinoises devraient d’ici à 2015 les construire, ne rassurent pas les bourses faibles qui estiment que «ces logements n’ont rien de sociaux parce que les patrons et leurs proches en seront les bénéficiaires».

    Par Ali Coulibaly, correspondant de la PANA
    Pour www.nlsguinee.com

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