samedi 19 avril 2014
La 16e édition de la carte des risques politiques, établie chaque année par "Aon", le conseiller en matière de risques et courtier d'assurances américain a été publié le 15 avril. Cette carte évalue les risques que les entreprises encourent et établit le classement des pays, selon une grille de six échelons allant des risques "faibles (0)" à "très élevés (6)", selon l'état du climat des affaires.
Pour établir la cartographie, ‘’Aon’’ prend en compte les risques liés au cadre macroéconomique et financier (solvabilité des États, vulnérabilité des institutions financières, capacité des États à mettre sur pied une politique fiscale), mais aussi les rapports entre la sphère politique et économique (niveau d'interférence de l'État dans l'économie, nature de la législation et des réglementations applicables aux entreprises, etc.).
La Guinée qui s’est tapée 5 points partage le podium avec le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Libéria et la Côte d’Ivoire. Le Ghana qui a 3 reste le bon élève en Afrique de l’ouest, et la Guinée Bissau le plus mauvais avec la note de 6. Dommage ! Même si on tympanise les guinéens tous les jours que des investisseurs se bousculent à nos portes, alors que les risques économiques sont au pic.
Dans cette cartographie, l'Afrique australe reste la zone la moins risquée du continent (excepté le Zimbabwe qui a 6, le risque très élevé et la Swaziland avec la note de 5). L’Afrique du Sud, le Lesotho, la Namibie, la Zambie et le Mozambique ont chacun eu 3. Le Botswana reste le bon élève du continent avec la note de 2 (risque moyennement faible).
Pour le reste des pays, le Maroc, le Ghana et l'Ouganda tirent leur épingle du jeu. Le Maroc décroche la meilleure note de la région Afrique du Nord, avec la note de 3 (risque moyen) et préserve sa note de 2013. Le Ghana et l'Ouganda en revanche ont connu un progrès, conséquence de l’amélioration du climat des affaires, ils obtiennent chacun la note de 3.
Dans le cas du Ghana, ‘’Aon’’ note qu'en dépit du déséquilibre budgétaire et de l'inflation persistante, les investissements y sont en hausse, de même que les revenus. Cette amélioration du climat des affaires est due en partie à la solidité du cadre politique et institutionnel.
L'environnement macroéconomique ougandais lui aussi est devenu plus favorable aux investissements, « avec une amélioration de la solvabilité du pays et de sa capacité retrouvée à honorer sa dette grâce à la stabilisation des financements des donateurs ».
En revanche, l'Afrique du Sud, s'en sort moins bien du fait que le risque a augmenté, pour cause des grèves récurrentes, en particulier dans le secteur minier qui a rendu le climat des affaires moins favorable aux investissements. Sa note a été dégradée de 2 à 3.
Par Oumar Tély Diallo
Habib Yembering DIALLO
Analyste et Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
Contact : habibyambering@yahoo.fr
Tel: (+224) 62 29 11 95
Pour www.nlsguinee.com
Les commentaires ci-dessous n'engagent que leurs auteurs, www.nlsguinee.com n'est pas responsable de leurs contenus.