mardi 08 avril 2014
La Guinée qui était sur le point d’être isolée par beaucoup de pays à cause de l’épidémie de fièvre Ebola, a été sauvée grâce aux experts venus épauler notre pays.
L’Arabie Saoudite avait déjà annoncé que pour cette année, il n’y aura pas de visas pour les pèlerins. Des compagnies aériennes étaient sur le point d’envisager de ne plus fréquenter la Guinée tant qu’Ebola y règne et des ambassades voulaient fermer en attendant...
Voilà que des experts de l’OMS et du Centre de contrôle des maladies à potentiel épidémiologiques dans le monde, sis à Atlanta ont pu convaincre les partenaires.
Samedi dernier, le ministère guinéen de la Santé en collaboration avec l’OMS a animé une conférence, pour rectifier l’excès d’information sur la fièvre Ebola, qui avait fini par semer la panique.
Pour l’expert français, Dr Barboza, il ne sert à rien de fermer les frontières, car cela n’empêchera pas les gens de bouger. Pour lui, une personne qui n’a pas les signes cliniques n’est pas contaminant. C’est quand un sujet a les signes cliniques qu’il devient contaminant. Et ceux qui sont sorti des centres d’isolement aussi ne présentent aucun risque pour la communauté.
« Ebola ne se transmet pas facilement. Ce n’est pas comme le choléra qu’on peut attraper à travers l’eau ou la nourriture contaminé, ce n’est pas possible. Ce n’est ni comme la grippe ou la rougeole, ou si je te touche je la contracte. Non ! Il n’y pas de transmission aérienne ».
« Un sujet n’a de risque de contracter la maladie que quand on ramasse un animal mort infecté, s’occuper d’un malade à la maison, ou bien le personnel de santé qui s’occupe des malades à l’hôpital. Ensuite, c’est au cours des funérailles. Sinon ce n’est pas possible », dira-t-il ensuite. Grace à cette intervention, les restrictions seront levées, dit-on.
La fièvre Ebola est une maladie grave qui tue entre la moitié et les 2/3 des cas, parce qu’il n’y a pas de vaccin, ni de médicaments. Mais « cela ne signifie pas que si une personne est atteinte de fièvre Ebola, elle va mourir. Ce n’est pas vrai, parce qu’il y a entre la moitié et 1/3 des malades qui peuvent survivre », rassure Barboza. Et pour cela il va falloir contacter rapidement les services de santé, pour augmenter les chances de survie. Et M. Barboza d’ajouter : « les centres médicaux peuvent être des endroits d’amplification de la maladie, s’il n’y a pas des mesures appropriées. Ce qui fait que les gens ont peur d’aller dans les hôpitaux. La conséquence est que si les gens refusent d’aller se faire soigner, il y aura plus de gens qui vont mourir de palu et d’autres maladies que d’Ebola », prévient-il.
L’autre bonne nouvelle pour les guinéens est qu’il y a déjà un nombre important de personnes guéries et qui sont sorties des centres d’isolement. Selon Dr. Sakoba Keita de janvier à aujourd’hui, « 143 cas suspects ont été enregistrés pour 86 décès y compris les décès communautaires (personnes enterrées sans vérification, ndlr). Il y a 49 cas confirmés, après examens. Mais il y a 31 personnes incluant les cas de Conakry qui sont sorties des centres d’isolement. Et à ce jour, il n’y a que 26 personnes hospitalisées sur 143 ».
Pour les conférenciers, les gens doivent cesser d’avoir peur du virus, mais d’observer les mesures suivantes : il ne faut pas toucher les animaux morts, de ne jamais être en contact avec une personne malade d’Ebola, d’éviter de laver les corps des malades suspects décédés. Ensuite sensibiliser les couches exposées à savoir les chasseurs, les médecins, les parents des malades et ceux qui enterrent les corps.
Par Oumar Telly Diallo
Transmis par Habib Yembering Diallo
Analyste et Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
Contact : habibyambering@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com
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