vendredi 04 avril 2014
Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, en collaboration avec l’OMS, vient d’organiser une conférence de presse cet après-midi, à la maison de la presse, pour faire le point sur la fièvre hémorragique Ebola.
Une épidémie qui a fait 70 morts, depuis janvier. À la date de 28 mars, dix nouveau cas, dont cinq décès, nous dit-on, ont été enregistré. Quatre cas à Guéckédou dont tous les malades ont succombés, un cas à Macenta dont la victime vie encore, un cas à Dabola dont la victime est décédé. Les quatre autres cas ont été enregistrés à Conakry.
Le directeur du service national de la promotion de la santé, Rafi Diallo, avance que depuis la survenue de la fièvre Ebola, 112 cas au total ont été enregistrés dont 70 décès. Ce qui fait un taux de létalité de 62,5%. La préfecture de Queckédou enregistre le plus de victime avec 73 cas recensé dont 51 décès. Macenta a enregistré 22 cas dont 12 décès, Kissidougou 7 cas dont 5 morts, Dabola 2 cas, deux décès.
La zone de Conakry totalise huit cas, avec zéro décès pour le moment. Il demande aux citoyens de s’abstenir de manipuler et de consommer la viande d’animaux comme le singe, le chimpanzé et la chauve-souris. D’éviter également tout déplacement non essentiel dans les zones épidémiques.
La psychose gagne les populations de Conakry, mais les autorités jouent à la sérénité. Il n’y a pas de péril en la demeure et la situation n’est pas aussi lamentable qu’on ne le pense, rassure Sakoba Keita, le responsable de la prévention au ministère de la Santé.
Actuellement dit-il, « cent personnes qui ont eu des contacts avec des cas confirmés, sont suivis dans nos centre de traitement. Ils sont interrogés tous les matins sur la fièvre, premier signe de la maladie. Ensuite, sur la diarrhée et le vomissement. Jusqu’ici, seulement le tiers présente des signes de saignement ».
S’agissant des mesures d’urgence pour protéger la population, Dr Keita répond qu’il faut que chacun se lave les mains au savon, désinfecte ses latrines au chlore et d’éviter le maximum le contact avec des personnes suspectés d’être porteur du virus ou déjà contrôlée positives. Mais, exclu l’idée de mettre en quarantaine les zones touchées. C’est non seulement peu efficace, mais archaïque dit-il.
Il est plutôt confiant : « Depuis que nos centres d’isolements ont commencé les traitements symptomatiques et les supplémentassions, en terme d’aliment qui peuvent accélère la mort, beaucoup de personnes, grâce à leur mécanisme de résistance naturel ont résisté à la maladie : A Macenta, sept sont sortis de nos centres complètement guéris. Nous les avons mis sur surveillance de 21 jours. Ils ne sont pas encore rentrés chez eux. A Gueckédou, 14 ont survécu. A Kissidougou, un survivant aussi. Et parmi les huit cas de Conakry, ils sont tous en vie. Nous pensons qu’ils vont retrouver leur santé ».
Depuis le 28 mars, un message circule sur la toile et les téléphones, disant qu’un Guinéen résident au Sénégal a mis au point, un remède contre Ebola : Manger de l’oignon cru. Sakoba Keita souligne, « qu’aucune publication scientifique ne parle de ce remède, dire que l’oignon soigne le virus, il n’y a aucune preuve ». Il estime qu’en respectant rigoureusement les mesures d’hygiènes, on aura coupé le canal de transmission du virus. Et qu’au bout de six semaine, ce serai la fin de l’épidémie.
Le représentant de l’OMS, Issagha Konaté, a lui évoqué une « urgence sanitaire mondiale », et précise qu’une vingtaine d’experts de son institution sont à Conakry pour assister le gouvernement.
Oumar Tély Diallo
Transmis par Habib Yembering Diallo
Analyste et Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
Contact : habibyambering@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com
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