samedi 29 mars 2014
Alors que la fièvre Ebola agite la région forestière, une manifestation des femmes de Dièké et de Bignamou, contre la SOGUIPAH (Société guinéenne de palmiers à huile et hévéas) a été violemment réprimée le 21 mars, sous ordre, dit-on, du préfet de Yomou, Jean Smith Sandy.
Il y aurait eu quatre morts et des dizaines de jeunes qui ont fui les représailles, vers le Liberia voisin. C’est dans cette situation que le CNOSG (Conseil national des organisations de la société civile guinéenne), a rendu publique une déclaration condamnant la répression ce 27 mars 2014.
Cette déclaration a été lue à la maison de la presse. Selon Dansa Kourouma, le président du CNOSG, ces violences ont pour cause, la non tenue des engagements pris par la SOGUIPAH, vis-à-vis des communautés riveraines :
« Des réalisations sociales (routes, écoles, centres de santé, ponts), ne sont pas honorés. A ces revendications, le préfet de Yomou oppose une attitude arrogante ». Il ajoute que, c’est le gouverneur de N’Zérékoré, Nankoria Lancéi Condé qui a apaisé les esprits par des promesses et favoriser le dialogue.
C’est pourquoi, les jeunes des localités concernées ont adressé, le 28 janvier, un mémorandum à l’intention des commune rurales de Dièké et de Bignamou, mais aussi à la présidence de la République. Pour dénoncer « les abus dans le recrutement du personnel et la mauvaise gestion de la Soguipah ». Cette requête n’aura rien donné.
Alors, les habitants ont fini par se lasser d’attendre…Et ont décidé de battre le pavé : « Après deux mois d’ententes, les femmes de Dièké et de Bignamou ont manifesté en organisant un sit-in, devant la cours de la direction de la Soguipah, où elles ont décidé de passer la nuit. Le préfet de Yomou a ordonné la dispersion des manifestants à coup de gaz lacrymogène et de tirs de sommations. Suivi de représailles dans les villages de Koyipa, de Zimpa et de Bala, par des bérets rouges qui ont fait usage d’armes de guerre, devant l’indifférence total des autorités ».
L’autre préoccupation du Cnosc, c’est l’épidémie du virus, Ebola qui frappe la Guinée, particulièrement Macenta, Kissidougou et Gueckédou. Le Cnosc invite ses démembrements à :
- veiller au respect des règles d’hygiènes et d’éviter les fluides de contamination : sueur, sang, salive, et sperme du sujet malade.
- limiter les contacts avec les personnes suspectés d’être malades.
- alerter les services sanitaires immédiatement.
- désinfecter les lieux publics et privés. Et si possible
- organiser des campagnes de sensibilisation, sur les règles d’hygiènes et les voix de contamination de la maladie.
Oumar Tély Diallo
Pour www.nlsguinee.com
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