dimanche 19 janvier 2014
Après la conférence de la BAULE, en France, des constitutionnalistes français de réseaux avaient inventé un autre stratagème de confiscation de pouvoir, le coup d’État électoral, baptisé « Démocratie apaisée ».
Depuis lors, après les consultations électorales organisées jusqu'ici dans notre pays, toutes émaillées de fraudes massives, les vainqueurs de ces hold-up électoraux ont désormais pour mots d'ordre paix, justice et amour.
C'est le langage approprié pour endormir un peuple dépossédé de tous ses droits. Même les notables du pays et les chancelleries étaient de la partie. Ces respectables personnalités ont-elles oublié que quand les élections sont transparentes, on a plus besoin de parler de démocratie apaisée, de paix, ou d'amour ?
Pour ma part, je continue de croire que la transparence dans toute consultation électorale est le passage obligé de ce qu'ils appellent « démocratie apaisée ».
Le piège de la « Démocratie Apaisée », basé sur les trucages des dernières élections sur fond de violence et de crimes crapuleux, tendu par le rusé Alpha Condé s'est définitivement refermé sur l'opposition guinéenne.
Alors que faire ?
Nous devrions élire un président qui soit toujours en capacité intellectuelle, morale et physique d’exercer sa fonction dans la probité qu’attend désormais notre pays. Mais, malheureusement, sous la houlette du Général autoproclamé, Sékouba Konaté et avec le concours de la nébuleuse Françafrique, les réseaux mafieux de l’armée en ont décidé autrement. A la place d’élection VRAIE, nous avons eu une cooptation arrangée depuis bien longtemps au profit de M. Alpha CONDE.
Or dans toutes sociétés humaines, il est primordial de choisir librement les enfants du terroir capables de porter un projet collectif et représenter dignement le peuple dont ils sont issus. Dans cette Guinée qui ne parle que de paix, de justice et d’amour ce n’est pas assez de dire que c’est la violence qui a toujours triomphé. Elle a triomphé cette fois-ci encore avec satisfaction, orgueil, et un contentement de soi qui donne des hauts- le- cœur.
Avec Alpha Condé, Bernard Kouchner (le nouveau régent de Guinée) et Bolloré (le dernier Empereur d’Afrique) doivent bien se frotter les mains. La Guinée leur est livrée, ligotée, et bientôt « légalement » soumise à leurs intérêts. Car il est vraisemblable que la nouvelle « assemblée Nationale », de fait désignée par leur obligé, accèdera à tout ce qu’ils exigeront. La vente du port autonome de CONAKRY, n’est que le prélude au désastre économique et social à venir. Immense profit pour M. Alpha CONDE et son clan, mais désastre pour des millions de GUINEENS.
Après la mort du Général Président Lansana Conté, les guinéens avaient accueilli l'arrivée des militaires au pouvoir avec l’espoir non dissimulé qu’ils organiseraient rapidement une élection peu contestable.
Malheureusement, plutôt que d’aider leur Patrie à se relever, ils ont d’abord cherché à confisquer le pouvoir à leur profit, pour finalement le concéder à M. Alpha CONDE, sur une base strictement ethnique. (Voir l’épisode Sékouba Konaté). La main criminelle de la Françafrique, ayant pour bras armés l'ombrageux Général Sékouba Konaté, est passée par là. Ce fut encore un rêve de liberté, de justice et de démocratie brisé.
Pourtant, la mort de la françafrique est régulièrement annoncée dès la fin du mandat du président Chirac. Hélas ! La réalité est différente. L’hydre continue de sévir en Afrique Noire, plus particulièrement en Guinée(Conakry).
Mais les méthodes et les objectifs sont toujours les mêmes.
Les histoires françafricaines sont trop souvent des histoires de familles, ou de dynasties présidentielles, princières, financières… Les mafias aussi mettent par-dessus tout l’esprit de famille. Entre les deux, la frontière n’est pas toujours perceptible.
La françafrique, de tout temps ne considère pas les ex-colonies françaises subsahariennes comme des Etats vraiment indépendants, ce sont pour elle des zones de non droits, hors la loi. Elle considère donc légitime d’y intervenir à tort et à travers par mercenaires, barbouzes ou autres telles que la francophonie autre source d’influence et de prébendes, dont les informaticiens représentants vendent au plus offrant des logiciels truqués pour des élections que l’on qualifie après de libres équitables et transparentes.
Plus d’une vingtaine de réseaux politiques, d’officines mafieuses se partagent aujourd’hui le gâteau africain.
Tous ces réseaux sont naturellement hostiles à la vraie démocratie. Leur seule préoccupation est l’exploitation effrénée des richesses du continent africain.
Les profits sont immenses. Toutes les armes sont utilisées pour parvenir à leurs fins : la corruption, les meurtres, la manipulation et la guerre. Tous les coups tordus sont permis et l’impunité assurée aux puissants. Après tout ce sont des Républiques bananières, affirment-ils.
La Guinée n’y échappe pas.
Le contrôle des richesses contribue à acheter des armes pour étouffer dans l’œuf toute opposition. En effet, l'énorme richesse du sol et du sous sol guinéen en fer, or, diamant ou bauxite, attirent toutes les convoitises.
Le premier souci des guinéens est de pouvoir vivre en paix dans leur pays. Mais bien sûr pas à n’importe quelle prix, car, la soumission, la lâcheté, la servitude sont aussi une façon de s’assurer une paix. Notre vécu nous l’enseigne. La peur du tyran le rend plus tyrannique. La peur du bourreau le rend plus cruel.
Les guinéens sont tombés dans les pièges de la « Démocratie Apaisée » une trouvaille politique de la Françafrique suite à la démocratisation des années 1990 basée sur les trucages électoraux sur fond de violence et de crimes crapuleux pour imposer aux populations leur homme.
La pratique favorite de la Françafrique a toujours été d'encourager le nouvel « élu » à organiser une très large concertation avec toute son opposition afin de former avec elle un gouvernement dit d’union Nationale. Le but de cette manœuvre est non seulement de diviser mais aussi exciter leurs appétits rivaux. Souvent elle en sort très affaiblie et humiliée. Ainsi la tenue de cette concertation vaut légitimation.
Si l’opposition refuse la tricherie, elle est qualifiée d’antidémocratique, voire de terroriste en cas de contestation sérieuse. Sinon, elle s’incorpore en douceur dans une bureaucratie subalterne. Elle n’a alors comme choix politique que la répression ou la collaboration.
Le problème qui se posait aux amis du Citoyen Alpha Condé était comment réussir une opération de chirurgie esthétique : c'est-à-dire transformer un assassin invétéré en chef légitime ? Pour les besoins de la cause Waymark infotech qui avait opéré en 2010 pendant la présidentielle est remise en selle pour les législatives du 28 Septembre 2013.
Par un autre bidouillage informatique le Président coopté a obtenu un habillage « légal » pour une majorité illégitime à l’Assemblée Nationale. Et le tour est joué.
En bon intrigant communiste, M. Alpha CONDE croit pouvoir, par cet acte les tenir à sa merci. Ce qu’il pense pourra renforcer son autorité personnelle sur cette bande de voleurs. Comment peut-on donc le prendre au sérieux alors qu’il a ramené le pays dans la situation antérieure aggravée par le REPLI COMMUNAUTAIRE actuel?
Il y a méprise entre M. Alpha Condé et l’immense majorité des guinéens qui avaient crû à l’avènement d’une Guinée meilleure par un véritable changement, et non un changement dans la continuité.
La problématique Guinéenne est toujours dominée par la question de leadership. En effet, c’est connu qu’un peuple sans modèle est une masse sans orientation, ni ambition. Son avancement est laissé au gré des vagues dangereuses des alternances, et son évolution entre les mains d’individus sans scrupules et médiocres.
Or depuis son accession à l’indépendance, la Guinée évolue dans une atmosphère dominée par l’incivisme, l’inconscience et l’irresponsabilité érigée en système de gouvernement. Pourtant, il est généralement admis que toute société Humaine [de la famille à la nation entière] a forcément besoin de modèles qui façonnent son mode de vie, dirigent son comportement et bien sûr, orientent son développement.
Mais malheureusement pour les Guinéens, ils sont tombés depuis l’indépendance, dans les filets de mauvais modèles : c’est-à-dire des charlatans de la pensée, des fanatiques politiques et des vampires économiques.
Pour faire main basse sur les richesses de notre pays, les réseaux du French Doctor Kouchner appuyés par ceux de Bolloré et du sulfureux Robert Bourgi se sont associés avec la bienveillance protectrice de L’Afrique du Sud de Jacob Zuma pour livrer notre pays au plus violent et médiocre de l’opposition guinéenne réputée être la plus bête du continent.
Les dernières élections législatives ont permis à M. Alpha Condé de confisquer le pouvoir par l’émasculation de la classe politique toujours léthargique et en panne d’inspiration, la caporalisation de l’administration pour l’obtention d’une assemblée nationale à sa dévotion.
C'est pour toutes ces raisons qu'il faut en finir définitivement avec la mauvaise gouvernance, les crimes crapuleux, les humiliations permanentes et toutes sortes de violations. Or, cela passe nécessairement par des élections acceptables par tous. Malheureusement, cela n’a jamais été le cas en Guinée depuis son indépendance qui n’a connu d’alternance que celle de la tyrannie et du Far West.
Dr Abdoul Baldé, Rouen France
Pour www.nlsguinee.com
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