Guinée: Le changement passe par la volonté des femmes
29 juin 2005
Ne dit-on pas que tout ce que Femme veut, Dieu le veut ?
"Chers frères et sœurs, très cher(e)s compatriotes.
N'oublions pas que l'une des caractéristiques les plus marquantes du développement d’une région, d’un Etat, d’un Pays ou encore d’un Continent c'est bien le niveau de vie et d'instruction de la Femme et de la Jeune fille dans les milieux urbain et rural.
Pourquoi sommes-nous si fatalistes chers guinéens ?
C'est vrai que la situation est alarmante actuellement, je ne compte pas énumérer tous les maux politiques et socio-économiques dont nous souffrons sinon je risque de ne pas finir cet article qui pourtant me tient à cœur.
Je pense que nous sommes tous responsables plus ou moins de la situation qui prévaut chez nous. Entendez bien que ce n'est pas seulement du côté cartésien et matériel des choses dont je parle mais bien du côté un peu spirituel des choses.
Sinon comment expliquez-vous ce paradoxe guinéen : châteaux d'eau de l'Afrique Occidentale avec une saison pluvieuse de 6 ou 7 mois dans certaines régions alors que les robinets sont encore secs ?
C'est vraiment l'exemple le plus simple et le plus clair. C’est peut être :
• Parce que ceux qui sont chargés de le faire ne font pas ; :
• Parce que le taux d'urbanisation est de plus en plus élevé (donc plus assez de mettre cube pour alimenter toute cette population installée de manière désordonnée) :
• Parce que........ :
• Parce que........ etc. :
Cher(e)s compatriotes, voyons un peu les choses d'un autre angle.
Et si la cause de tout cela n'est que conséquence pure et dure d'un refus d'assumer ses responsabilités et d'un fatalisme sans demi-mesure.
Chers compatriotes, un regard historique de notre chère patrie afin de savoir comment écrire le suite est plus que nécessaire.
Effectuons ensemble donc ce regard de l’époque coloniale à nos jours. :
- D'abord, la Guinée colonie française fut l'un des premiers à songer à son indépendance (avec toutes ses conséquences) face au colon tant mystifié à l’époque. Donc une Guinée digne et sans complexe qui réclamât sa liberté. :
- Ensuite, la Guinée à la conquête d'un chemin pour son réel épanouissement (Guinée immature et donc plein d’échecs politiques, économiques et sociaux). La Guinée aux guinéens comme ils l'ont toujours voulu, toujours chanté et toujours dansé. :
- De 1984 jusqu’à nos jours, c'est la Guinée mature. Le seul problème est qu'on tarde à comprendre le poids de notre décision et on oublie souvent la dignité qui nous a poussée à prendre notre chère indépendance. :
Au moment où nous devons tirer les leçons, nous ne commettons que des péchés impardonnables à savoir : la prostitution, le mensonge, le vol, la corruption, la triche, la haine du prochain, l'égoïsme, l'alcoolisme, la drogue, le prêt à tout pour avoir peu. :
Cher(e)s frères et sœurs, saviez vous que Dieu le tout puissant protège le bébé jusqu'à maturité et juste après il le laisse se servir des leçons qu'il à pues tirer tout au long de cette maturité ?
Je crois alors que ce manque d'eau aux robinets est un grand signe du Tout Puissant pour les grands observateurs.
C'est vrai que la pauvreté est la cause de toutes ces misères mais ne négligeons pas aussi nos attitudes à l'égard de celui qui nous a appris à se mettre sur pied.
Chers frères et sœurs, il est grand temps d'insister sur l'éducation, il est temps de porter secours aux plus démunis économiquement, socialement ou humainement tout court.
Nous somme tous unanimes qu’un niveau d'éducation élevé dans une région donnée suppose un taux de scolarisation et d'instruction élevé, donc des centres d'apprentissages plus nombreux avec les équipements qu'il faut mais n'oublions pas que l'éducation réelle commence bel et bien à la maison.
Il faudrait qu'on inculque à nos enfants comment aller de l'avant afin qu'il s'aperçoivent assez tôt de l'état d'avancement de l'histoire de la Guinée et qu'ils prennent confiance et conscience en participant activement au développement de notre pays.
La question qui se pose à présent est de savoir comment inculquer tout cela à nos enfants?
Je crois tout simplement, qu'il faut avoir cet honneur de le demander à nos chères Femmes, celles pour lesquelles rien n'est impossible.
Je voudrais tout simplement dire que si les Femmes veulent le changement, le vrai changement, Dieu nous l'offrira avec souplesse.
Ce sont elles les exemples, les models, ce sont elles qui connaissent leurs enfants, ce sont elles qui poussent leurs maris à faire ou à ne pas faire, elles incarnent l'image de la population toute entière.
Si tout ceci est vrai alors pour cultiver n'importe quel changement, ce sont elles qu'on doit réveiller en premier de ce long sommeil.
Comment les réveiller nos braves dames guinéennes ? Voici quelques pistes de réflexions : :
- Soutenir massivement l’augmentation du niveau d'instruction de la jeune fille guinéenne ; :
- appliquer un planning familial digne de ce nom ; :
- Bannir les mariages forcés pour permettre aux filles de poursuivre librement leurs formations ; :
N’ayant pas encore atteint le changement de régime souhaité pour appliquer un projet quel qu'il soit. Au lieu de passer immédiatement au toit du château chers frères et sœurs commençons par le soubassement, c'est vrai que c'est le plus dure à déterrer mais n'oublions pas que le bon est toujours très difficile à obtenir.
Touchons les femmes guinéennes et impliquons-les dans toutes les mailles de la vie économique, administrative et surtout socioculturelle. Il faudrait que la femme guinéenne s'épanouisse et qu'elle sache qu'elle est la seule responsable de l'éducation des futurs Sylis de Guinée, il faudrait qu'elles oublient un peu ce côté joyeux de la vie et qu'elles acceptent et participent de tout cœur à la culture du changement dont nous aspirons depuis notre maturité.
Voyons donc les choses dans le moyen et le long terme cher(e)s compatriotes.
En résumé, je me résous à dire que si nous voulons le changement,"le vrai changement", il faudrait une réelle implication et impulsion de nos chères femmes. :
Une seule chose reste à faire, c'est de le leur demander avec ferveur de nous aider dans la lutte pour le changement.
Si ELLES incarnent le changement et non cette image que nous connaissons tous, je vous assure que le tout puissant nous dira tout simplement « tenez votre changement car vous l’avez mérités ».
Mais (comme il y a toujours un mais dans ces cas là), avant de le leur demander de se battre à nos côtés, il faudrait penser à les "UNIR et REUNIR" toutes ensemble. Sinon, malgré toutes les bonnes volontés, le changement risque de durer plus que prévu.
Cher(e)s compatriotes, le support de tout changement en Guinée c'est bel et bien l'union nationale, une autre bonne raison de se dépasser et aller vers l'autre en oubliant tout ce qui est intérêt personnel, ethnocentrisme, égoïsme, traîtrise et en venant avec toute l'envie de faire quelque chose pour la patrie.
Un sous département de plus dans l'organigramme chargé de la sensibilisation et de l'implication des femmes.
"CE QUE LES FEMMES VEULENT, DIEU LE VEUT"
Vive la voix de la jeunesse, vive la femme guinéenne impliquée dans l’éducation et la sensibilisation pour que vive la Guinée.
Mamadou Oury Diallo
Etudiant guinéen au Royaume du Maroc.
|