lundi 04 novembre 2013
Dans la course effrénée derrière leurs intérêts personnels la plupart des politiciens portent des chaussures de raison et de déraisons avec un élan amoral sur des chemins souvent tortueux.
Une fois lancés sur ces chemins à plusieurs sorties, ces politiciens font des bifurcations sans hésitation pour conserver ou augmenter leurs gains personnels. Ainsi, lors de la dernière élection présidentielle malienne le candidat Modibo Sidibé n’a pu résister à une telle pratique politicienne.
En effet, Modibo Sidibé, cet inspecteur de police qui a occupé de très hauts postes étatiques pendant plus de vingt ans a cru nécessaire de créer son parti nommé Fares Anka wili pour conquérir le fauteuil présidentiel. Quoi de plus normal !
Pour atteindre son objectif, à l’approche du premier tour de la présidentielle, Modibo est entré dans une alliance de partis politiques exigeant que tous les autres membres signataires soutiennent le candidat qui atteindra le 2eme tour.
Soumaila Cissé, candidat du parti Urd, était aussi membre de cette alliance. A l’issu du 1er tour du 28 juillet 2013, Modibo, l’ancien premier ministre occupa la 4eme place avec un très faible résultat de 4. 97%.
Très déçu, Modibo, au-devant de son véhicule aux « Fares » assombries se dirigea vers Sébénikoro chez IBK pour négocier son ralliement. Ce Mandé mansa, 1er au 1er tour avec une confortable avance d’une vingtaine de points sur le 2eme, n’a pas fait de concession à Modibo qui s’est rendu quelques fois chez lui entre le 1er et le 2eme tour du 11 aout 2013, selon nos sources très sûres.
C’est après avoir fait cet acte de trahison sans succès que Modibo Sidibé a déclaré désespérément et publiquement son soutien au 2eme Soumaila Cissé. Découragé par son double échec, Modibo le flic a finalement démissionné du FDR, regroupement de partis politiques au sein duquel il a signé l’hypothétique alliance préélectorale. Cela, après l’investiture du président IBK. Ceux qui disent qu’il n’ya pas de morale en politique n’ont-ils pas raison ?
Un président dort à l’investiture de IBK
Il faut bien le voir pour vraiment le croire. Pour se permettre de le dire et surtout de l’écrire. Nous avons vu et revu suffisamment la surprenante scénette d’un président de la République coincé dans les doux bras de Morphée. C’était le jeudi 19 septembre 2013, dans le stade du 26 mars de Bamako, lors de la grande cérémonie d’investiture du président malien Ibrahim Boubacar Keita dit IBK, qu’un invité de marque, le professeur Alpha Condé, président de la République de Guinée, s’est momentanément endormi dans sa chaise.
Malgré la chaleur torride, le soleil brillant dans un stade bruyant ce président, portant des lunettes noires, s’est affalé d’abord dans sa chaise avant de faire un tour rapide dans le monde du sommeil…
Ces populations fâchées de Gao
Il faut croire que le tout nouveau président de la république, Ibrahim Boubacar Keita a fait son baptême de feu la semaine dernière, car les populations de la région de Gao semblent fâchées sinon très fâchées. Elles ont battu le pavée pour exprimer leur désaccord face à la vie chère et la décision du gouvernement de libérer des bandits du MNLA, qui étaient coffrés à Bamako.
En effet, le gouvernement affirme mettre ces détenus en liberté pour mieux négocier avec eux selon les explications du ministre de la justice, Mohamed Aly Bathily, qui a de la peine à persuader les maliens mécontents.
A Gao, des centaines de jeunes et de femmes ont marché pour remettre une copie écrite de leurs recommandations aux autorités locales qui doivent le transmettre à qui de droit. Tout laisse croire que le président de la République et son gouvernement auront du pain sur la planche. Mais, comme on le dit souvent, les chemins de l’enfer sont pavés de bonnes intentions.
Par le temps qui court mieux vaut calmer les tensions pour éviter la répétition de ce genre de manifestation populaire surtout dans le nord du pays. Attention à la tentation du diable.
Notre avion cloué ou floué?
Le Mali est un pays souverain et indépendant depuis bientôt 54 ans. Ce Maliba des fiers guerriers d’Afrique et de Soundiata Keita semble avoir du mal à se défaire de l’assistance de la communauté internationale ne serait-ce que pour des besoins élémentaires.
En effet, pour avoir des sous on est obligé d’aller voir les institutions de Breton Wood. Pour notre propre sécurité, il faut Serval et Minusma qui empêchent aux islamistes extrémistes de nous couper les pieds et les mains. Et Même pour une simple visite à l’intérieur de notre pays, il faut un avion de l’ONU.
En tous cas, c’est ce sombre tableau que notre brillant banquier de Premier ministre, Oumar Tatam Ly, nous a présenté en se rendant à Tombouctou.
C’est une allure décontractée et fière qu’a affiché notre Tatam Ly en descendant d’un petit avion de l’Onu. On était nombreux les maliens à se demander, mais où est passé l’avion présidentiel acheté sous l’ère ATT ? Les autorités de la transition peuvent-elles répondre ? Cet avion acheté avec nos impôts est-il cloué au sol ou floué par des dirigeants truands ? Allez-y savoir.
Pauvre Maliba de Soundjata Keita et de Samory Touré, on dit quoi ? Merci à l’ONU.
Est-ce le retour de Justice pour tous ?
Nombreux étaient les maires et les préfets, qui se sont sentis indexés ce lundi 22 Octobre au CICB lorsque le président de la République a annoncé qu’aucune pitié ne sera accordée aux spéculateurs fonciers. Si l’on sait que la quasi-totalité des maires et préfets du pays en n’ont fait leur sport favori, car c’est un moyen facile et très rapide de devenir riche.
Beaucoup se sont sentis concernés notamment ceux qui revenaient fraichement de la prison. Ils se sont sentis tellement concernés, qu’ils sont devenus tellement petits dans leurs sièges à peine si l’on pouvait voir leurs têtes.
C’est avec un ton sec qu’IBK affirme qu’ils seront sans pitié pour ceux qui n’ont rien à faire que de s’adonner à la spéculation foncière en spoliant des pauvres citoyens de leurs terres, ou de brader les terres de l’Etat pour se faire de l’argent. Et dans cette recherche de gain facile, ni les larmes de la veuve, encore moins de l’orphelin ne les dissuadent dans leurs projets maléfiques.
Vivement le retour de Droit et que Justice soit faite pour tous.
Législatives de Novembre prochain - Madani Tall s’étale à Tombouctou
Non, chers lecteurs vos yeux ne vous jouent pas des tours. Oui, Madani Amadou Tall, président du parti Avenir et Développement du Mali (ADM) est candidat aux législatives prochaines et c’est dans la circonscription électorale du cercle de Tombouctou, qu’il a décidé de briguer un siège à l’hémicycle.
Au moment où la question de patriotisme et probité s’imposent dans les débats avec beaucoup d’adversité, cet ancien conseiller d’ATT, Madani Tall s’étale à Tombouctou courageusement sans craindre qu’on tente de le déballer.
Aussi bizarre que cela puisse paraitre, l’homme affirme n’être motivé par autre chose que sa fibre patriotique et son courage à aider cette ville millénaire, qui a tant souffert entre les mains des hommes sans foi ni loi. Des barbares qui ont imposé aux populations un esclavage digne d’un autre temps.
Il se propose d’être un catalyseur pour drainer les investisseurs vers cette ville afin d’amorcer son essor économique et culturel
Team Call Center dans l’œil du cyclone
Dans les précédentes parutions d’un organe bamakois, a été mis à nu le traitement inhumain des employés de la part de direction dirigée par Maimouna Matel Diarra. Nous venons d’apprendre que les employés féminins feraient l’objet d’harcèlement sexuel de la part d’un encadreur. Toutes choses qui mettent la direction dans une position vraiment inconfortable.
En effet, la société partenaire d’Orange Mali, Team Call Center appartenant au richissime Mamadou Sidibé, Président du Conseil National du Patronat du Mali (CNPM), serait une véritable boite à scandales dont la direction n’a jamais eu honte. Après les affaires des licenciements abusifs jugées le 30 du mois dernier devant les juridictions maliennes.
Il s’agit de l’affaire Konta et autres pour rupture abusif de contrat et l’affaire Hama Doumbo pour licenciement abusif après une maladie professionnelle.
Pour ce qui est de l’affaire des harcèlements sexuels, ce ne sont pas les dames Mariam Barro et Haoua N. Diallo, qui nous contrediront. L’encadreur responsable du plateau, Ali Traoré, n’a d’autres passes temps que d’harceler sexuellement les employées. Selon notre source, la femme de ce piètre encadreur, « obsédé sexuel » a même démissionné de son poste de la société à cause de la honte que son coureur de jupon de mari lui inflige sur le lieu de travail.
Abusant de sa position au sein de la société et de son approchement des employés pour leur faire du chantage à accepter ses avances au risque de se faire virer avant même d’être embauché, car dans cette société particulière au monde, les stagiaires font deux mois de formations et 3 mois de production, en tout 5 mois sans percevoir un rotin. N’eut été la semaine dernière où les nouvelles recrues actuellement en formation ont été obligées de signer des demandes de stage de 6 mois sans salaires.
Notre source, qui a souhaité gardé l’anonymat, nous a fait rencontré des jeunes dames, qui ont également demandé l’anonymat par peur de perdre leur emploi, mais n’hésiteraient pas à témoigné devant la justice.
Rapprochée par nos soins, la Directrice Générale, Maimouna Matel N’diaye Diarra affirme n’avoir jamais eu connaissance de telles pratiques dans son service. Elle ne nous a cependant pas dit si elle comptait menée une enquête sur le sujet.
Cependant, le promoteur de cette société, Mamadou Sidibé non moins patron des patrons du Mali doit prendre ses responsabilités avant que la société Orange Mali ne le fasse. Car il faut noter que Team Call n’est pas la seule société de tel service pour Orange, mais elle est la plus scandaleuse et la longue la notoriété d’Orange risque de prendre un sérieux coup, si ce n’est pas déjà fait.
Team Call center sommé de payé 18 millions à Hama Doumbo
« Le bon Dieu ne dort pas » c’est en ces termes que le jeune Hama Doumbo nous a répondu au téléphone avec un grand sourire, qui témoigne certainement de son sentiment de justice rendue. Il nous apprend qu’à la suite de son fameux procès contre Team Call Center pour licenciement abusif pendante devant la justice depuis 8 mois vient de connaitre son épilogue du moins en première instance. Que le tribunal du travail a condamné la société à lui payer plus de 17 millions de F CFA pour l’ensemble des frais liés à son licenciement.
Cette décision vient balayer d’un revers de la main les allégations de la directrice, que le jeune Doumbo a été licencié dans les conditions de l’art et qu’il a refusé toute proposition de l’inspection du travail.
L’on se demande comment un homme comme ça a pu accéder à un tel poste de patron des patrons du Mali ? S’il ne le savait pas. Il l’a su à travers la presse que depuis 6 à 8 mois sa société traine devant les juridictions pour licenciement abusifs et autres délits condamnables.
Le Maire, Mme Seck Oumou Sall dérange ?
C’est de justesse que le maire de la commune urbaine de Goundam non mois seule femme maire du nord Mali, Seck Oumou Sall a manqué de se faire agressée par un jeune arabe dans la salle de conférence du CICB de Bamako, à l’occasion des assises nationales sur la Décentralisation.
Le seul tort de la bonne dame était d’avoir demandé la parole pour exprimer son point de vue sur la question du jour, avant de proposer la sécurisation et la militarisation de ces zones encore très instables du pays malgré le soutien inconditionnel de la communauté internationale.
Elle a affirmé qu’il ne sert à rien de créer des régions supplémentaires dépourvues d’habitants et de ressources. Elle parlait quand un jeune, qui a tout l’air d’être un membre de la communauté arabe, s’est levé de l’autre coté de la salle pour traiter la dame de tous les noms d’oiseaux. Après avoir déformer catégoriquement les propos de la dame en soutenant que celle-ci proposait l’ouverture de prisons géantes pour enfermer les gens.
Plusieurs voies se sont levées dans la salle pour condamner l’attitude de ce jeune imprudent et oisif, qui, n’eut été la promptitude des agents de sécurité, allait ramasser ses dents par terre. Heureusement, qu’à sa sortie il fut ramené sur le droit chemin et est revenu présenter des excuses à la dame.
Ne se limitant pas à l’incident de l’autre jour, Mme Seck fait l’objet de plusieurs menacent parfois au téléphone pour l’intimider et l’empêcher de dire les vérités que beaucoup ruminent et que peu de gens courageux comme elle, osent dire ouvertement. Pourtant tout le monde sait que la présence de l’armée dans ces zones mettra fin à la trafique et la contrebande dans laquelle plusieurs personnes bien connues sont impliquées.
Ne dit-on pas que « la nature à horreur du vide » si l’armée est absente qu’est ce qui empêcherait à ces bandits de mener à bien leurs projets maléfiques.
A noter que cette dame à fait l’objet de plusieurs persécutions et intimidations lors de l’invasion islamistes et djihadistes dont elle s’en est sortie indemne heureusement du moins de façon physique, mais la psychose a certainement dû mettre du temps avant de disparaitre.
Mais qu’à cela ne tienne, cette question de militarisation et de sécurisation des régions du nord devient de plus en plus une revendication nationale et nombreuses sont les voix qui se lèvent de plus en plus pour corriger cette erreur commise par les régimes passées, à savoir la démilitarisation des régions du nord.
Par exemple dans la région de Tombouctou, c’est l’armée Burkinabé qui mène les patrouilles pendant que les nôtres ne gèrent que les check-points. Dans le cercle de Goundam, les populations sont laissées à elles mêmes et à la merci d’hommes armés qui sèment la terreur dans la ville et environs. Cette proposition de cette brave dame mérite mérité d’être bien analysée.
La suppression de la ville d’Al Halil divise
Proposée par l’armée Tchadienne, la suppression de la ville d’Al Halil située à 900 km de Tombouctou, est la plaque tournante du nord Mali qui se trouve à quelques Kilomètres seulement de l’Algérie. Cette ville est la plus fréquentée du nord de notre pays.
C’est par cette ville que transitent tous les grands trafiquants qui inondent le nord d’armes, de cigarettes et d’articles de tout genre. Ainsi, la sécurisation du nord du Mali passe-t-elle forcement par la fermeture de cette zone hors la loi ?
Selon Belco Maiga président de l’Assemblée régionale de Kidal, c’est cette proposition que l’armée tchadienne aurait fait à la Minusma. D’où l’acharnement des forces nuisibles contre cette armée.
Notre interlocuteur affirme encore que l’armée nationale est cantonnée dans le camp militaire et que c’est l’armée tchadienne qui assure la sécurité de la ville, c’est pourquoi elle a été la plus touchée par l’attaque de Tessalit.
Rédaction, Option
Transmis par Lacine Diawara
Contact : diawaral@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com
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