lundi 28 octobre 2013
Hohoho ! Ce trébuchet qu’est la Commission Electorale Nationale Indépendante de Bakary Fofana, truffé d’une bande de nervis qui roulent pour le compte de Goby Condé, le chauffard de la caravane à trois roues et demi de Sékoutoureya, a pioché impudiquement le plus gros morceau de viande faisandée dans la marmite des élections législatives du bled pour le donner aux nervis du pouvoir.
Et pour ne pas que les affamés ne lui cherchent noise, la CENI a quand même eu l’amabilité de jeter un os à ronger à l’opposition. Wohou ! Wohou ! Wohouuuuu ! Et la caravane interlope de Sékoutoureya slalome au milieu des contestataires.
Mborré ! Elle va passer. Afakoudou ! Elle passera. Qui l’empêchera de passer ? Dis ? Qui ? Ce culotté n’existe pas à la cour suprême. Tous des parasites. Tous des arrivistes.
Tous des larbins qui ne pensent qu’à sauvegarder leur poste en se mettant au service du nouveau dictateur. Ils veulent durer à leur poste. Alors ils ne s’embarrassent d’aucune règle juridique pour trancher un recours dans les règles d’une loi indépendante et juste. Ils sont répugnants. Ils sont détestables. Ils légitiment et légalisent Goby Condé, un tyrannique, un manipulateur, un menteur qui obéit entièrement à ses idées et qui est constamment à courte bride sur son autorité pour reprendre le mot à Victor Hugo.
Gobykhamé n’est pas méchant. Il est mauvais. C’est un médiocre qui a foi en lui et qui s’admire. « Il y a par le monde beaucoup de ces petites fatalités têtues qui se croient des providences. »
En effet Goby Condé est une de ces petites fatalités, imbu de sa carcasse. Il est toujours prompt dès qu’on parle de réconciliation nationale dans le bled à dire que lui a été retenu presque deux ans à la maison d’arrêt de Coronthie et qu’il a pardonné et par conséquent tout le monde doit pardonner en Guinée. Il l’a dit encore récemment sur les ondes de la BBC aux lendemains de ces farces législatives. Il a pardonné qui et par rapport à quel tort dont il aurait été accusé ? Hé ! Le ridicule ne fait plus rire personne en Guinée.
Que Goby Condé fasse réviser son procès par les marionnettes du ministère de la Justice et de l’étrange cour suprême ! Qu’il le fasse avant de tirer sa révérence ! Sinon l’histoire ne retiendra de lui que l’image d’un médiocre qui était décidé à crever au pouvoir. Comme Sékou Touré. Comme Lansana Conté. Ah, oui !
Au regard des tripatouillages de ces élections législatives, même Albert Camus ne doute pas outre tombe sur la volonté de Goby Condé de s’éterniser au pouvoir : « La médiocrité veut durer par tous les moyens, y compris le bronze. On lui refuse ses droits à l’éternité et elle les prend tous les jours. »
Goby Condé a marché sur les cadavres de plus de 150 manifestants qu’il a fait massacrés parce qu’ils réclamaient tout simplement la liberté, la démocratie, la légalité dans le traitement des citoyens, la tenue des élections législatives dans la transparence. Bakary Fofana a tripatouillé les législatives en taillant une part importante pour le dictateur. Et Goby est presque satisfait de sa part.
Mborré ! Dis à Goby Condé que gouverner requiert plus de talent et de finesse que de fesser des call-girls. Chacun à son métier. N’étant pas à son métier, Goby use de la force et de la brutalité pour se maintenir au trône. « Savez-vous ce que j’admire le plus au monde ? S’interroge Albert Camus. C’est l’impuissance de la force à fonder quelque chose. Il n’y a que deux puissances au monde : le sabre et l’esprit. A la longue le sabre est toujours vaincu par l’esprit. »
Mborré ! Dis ça à Gobykhamé ! Il règne dans le bled par les armes. Il refuse le dialogue. Il refuse la contradiction. Il voit en l’opposition des pestiférés. Il a raison sur tout et sur tout le monde. Un illusionniste qui avait promis monts et merveilles aux Guinéens si le général Sékouba Konaté du CNDD, assumant la fonction de président de transition de la république de Guinée, et le malien Siaka Toumani Sangaré, pilote d’alors de la CENI, l’aidaient à s’emparer du trône.
Et depuis son fameux programme pour le développement du patelin est dans les limbes. Et l’on ne peut pas dire à ce jour qu’il se tue à la tâche pour donner la mangeaille, l’eau, l’électricité, l’emploi aux populaces guinéennes.
Le poisson (bonga) leur coûte toujours cher. Le kilo de viande leur coûte des yeux de la tête. Les Guinéens vivotent dans un profond dénuement.
L’éducation dans les écoles et dans les universités du bled est bâclée. Les diplômes guinéens sont devenus des papiers hygiéniques pour se torcher le cul.
L’affairisme gangrène les hôpitaux et les dispensaires frappés par un manque criard de médicaments et de matériels médicaux qui répondent aux normes médicales de notre temps.
La prostitution, le sida, la criminalité, les meurtres politiques, les persécutions, les intimidations, les détournements de deniers publics, le népotisme, le clientélisme, le clanisme et le tribalisme bourgeonnent dans le bled.
Malgré ce sombre tableau, Goby est encore assuré d’avoir les coudées franches pour faire ce qu’il veut dans le pays. La CENI lui accorde 53 fêtards qui siégeront en complicité avec d’autres copains et copines députés à l’Assemblée nationale pour fêter à toute occasion le régime de Goby Condé. Ils feront exploser l’applaudimètre et l’on verra du jamais vu.
Il va falloir attendre la faim du régime dictatoriale de Gobykhamé pour espérer faire la lumière sur la mise à mort des 157 manifestants massacrés au stade du 28 septembre et trimbaler un jour à la barre Aboubacar Sidiki Toumba Diakité, Hâman Claude Goliath Pivi Togba, Sékouba Konaté, Alpha Oumar Diallo, Idrissa Diaby, Moussa Keïta, Moussa Dadis Camara qui est l’ex pharaon du CNDD alors au pouvoir et responsable de cette folie meurtrière.
Ah, non ! On ne pardonne pas ce massacre. Il faut que les auteurs et les commanditaires de ce massacre soient jugés un jour et punis à la hauteur de leurs forfaits.
On ne pardonne pas à Lansana Conté les massacres et meurtres de citoyens qu’il a ordonnés. On ne pardonne pas à Sékou Touré ses meurtres et ses crimes. Et à toi, Goby Condé ! On ne te pardonne pas tes crimes et assassinats. On ne te pardonne pas tes mensonges politiques. On ne te pardonne pas d’avoir exacerbé la haine ethnique dans le bled. On ne te pardonne pas d’avoir monté les malinkés contre les peuls à Kankan, à Siguiri, à Kouroussa et à Cona-crimes.
On ne te pardonne pas cette connerie que tu as tenue sur le plateau de la télévision nationale guinéenne pendant ta campagne présidentielle : « Tout malinké qui ne voterait pas pour moi est un bâtard ! » Et tu as fait de ces malinkés qui ont voté pour toi des extrémistes hutus en Guinée. On ne te pardonne pas toutes ces tueries politiques et ethniques en Guinée Forestière. On ne te pardonne pas d’avoir commandité une rébellion contre la Guinée ayant causée des centaines de morts. Tu es quelqu’un de moralement méprisable. Tu te conduis mal avec les Guinéens. Donc tu es un s…
Il paraît que les Guinéens vivant à Dakar t’ont conspué la semaine dernière à l’occasion de la mamaya de la CEDEAO dans la capitale sénégalaise. Avec des slogans : « Alpha Condé, dictateur ! », « Alpha Condé, une menace pour la paix sociale en Guinée ! »
C’est méchant. Viens redorer ton blason à Paris, à New York, à Londres, à Bruxelles, en occident. Diaspos, diaspourris et diasripoux ont hâte de t’accueillir avec tous les honneurs dus à ton rang. Viens ! On t’attend !
Benn Pepito
Pour www.nlsguinee.com
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