mercredi 02 octobre 2013
Le 28 Septembre 2009, la junte militaire dirigée par le capitaine Moussa Daddis Camara, commandita le massacre de manifestants de l'opposition en Guinée, ciblant particulièrement des ressortissants de l’ethnie peule. Près de 200 personnes furent sauvagement assassinées et au moins 175 femmes furent violées en plein jour.
Quatre années après, le gouvernement guinéen non seulement protège les personnes accusées d’avoir perpétré ces odieux crimes, mais aussi, il entretient un climat de complaisance avec les coupables, de répression et de division ethnique qui aura compromis pour le futur proche le processus démocratique en Guinée.
Nous voici encore une fois réunis ici, à la Place des Nations-Unies. Nous plaçons le rassemblement de ce jour sous le signe d’une interpellation solennelle de l’opinion internationale et des gouvernements étrangers sur le manque inacceptable d’actions concrètes pour que les accusés de ces crimes odieux rendent compte de leurs actes.
Ni la CEDEAO, ni le gouvernement guinéen n’ont pris de mesures pour entendre le responsable principal du massacre, le capitaine Dadis Camara, qui vit actuellement au Burkina Faso. Des militaires accusés de crimes contre l’humanité et inculpés pour certains demeurent encore dans le cabinet ministériel. Tel est le cas notamment des officiers Pivi et Tiegboro. Le général Sékouba Konaté sous l'autorité duquel des pogroms anti-peuls de 2010 eurent lieu a été promu commandant de la Force africaine en attente.
Il est désormais établi que les autorités Guinéennes ne veulent pas se donner les moyens de poursuivre les criminels. Dès lors la pression des organisations multilatérales et des gouvernements étrangers est indispensable pour mettre fin au déni de justice qui menace la paix civile en Guinée et, par ricochet, la région de l’Afrique de l’Ouest.
Pottal-Fii-Bhantal saisit l’occasion de ce 4ème anniversaire de la tragédie du 28 Septembre 2009 pour rappeler son plan d’action afin de forcer le gouvernement guinéen à rendre justice aux nombreuses victimes délaissées dans l’anonymat.
• Sur la plan international, nous demandons à toutes les organisations de développement, affiliées à l’ONU ou d’inspiration privée, ainsi qu’aux gouvernements des pays industrialisés de lier toute forme d’assistance économique au gouvernement Guinéen à des progrès tangibles dans le processus judiciaire contre tous les officiers et agents de l’état accusés de crimes contre l’humanité.
• Aux gouvernements et aux organisations sociales des pays Africains, en particulier ceux de la CEDEAO, nous rappelons l’indécence morale qui est de laisser l’un des principaux protagonistes des massacres de Septembre 2009 jouir d’un exil doré au Burkina-Faso. Le général Konaté sous l’autorité duquel les pogroms anti-peuls de 2010 eurent lieu aura été promu comme commandant des forces africaines en attente. Ce laxisme discrédite la CEDEAO. Il projette sur le continent africain une image inacceptable qui va à l’encontre des valeurs africaines de respect de la femme, du combat que les populations livrent pour la démocratie et des idées proclamées de développement économique et social du contient.
- Nous demandons expressément à la CEDEAO de mettre en place une commission d’enquête composée de juristes indépendants pour traduire le capitaine Moussa Daddis Camara devant son propre tribunal et enquêter.
- Nous demandons au conseil de sécurité et de la paix de l’Union Africaine de se pencher sérieusement sur les dangers que l’impunité institutionnelle fait peser sur la Guinée.
- Depuis trois ans, le gouvernement guinéen agite le spectre du complot pour réprimer et bâillonner les citoyens guinéens. Il a renoué avec la tradition du complot permanent du régime de Sékou Touré comme l’indique l’annonce récente de la découverte d’un nouveau « complot » visant encore une fois le groupe ethnique peul. Comme nous l’avions fait en Juillet 2010, nous demandons une implication de la CEDEAO et l’UNION AFRICAINE par une commission d’enquête ad-hoc pour mettre fin à cette dangereuse psychose politique et ethnique.
• Aux organisations des droits de l’homme et de défense de la démocratie, nous demandons de soutenir les actions de notre programme JUSTICE IN GUINEA afin de donner aux victimes les moyens de porter leur griefs devant les tribunaux établis à cet effet et qui ne fonctionnent pas faute de support à ceux qu’ils doivent servir. Pottal-Fii-Bhantal tient à leur disposition des projets immédiatement exploitables.
• Aux citoyens guinéens, de la diaspora ou de de l’intérieur du pays, de toute opinion politique et de toute appartenance régionale, nous demandons de rester plus que jamais mobilisés pour que justice soit rendue aux nombreuses victimes des crimes d’état qui ont émaillé l’histoire de notre nation.
Notre pays est aujourd’hui encore à la croisée des chemins. Le choix est simple. Il consiste, à barrer la route aux menées criminelles du gouvernement de Mr. Alpha Condé qui, en moins de 3 ans, a ruiné les lambeaux de cohésion sociale de la Guinée. Le maintien de la dictature de Mr. Alpha Condé est basé sur les mêmes vieilles recettes qu’on a vues à l’œuvre dans notre pays. Elles consistent en la création de milices privées parallèles, au réveil éhonté des démons d’affrontements historiques du passé entre groupes sociaux et ethniques, aux bradages dans l’ombre des ressources naturelles et à la systématique promotion des médiocres et des corrompus dans l’administration.
Du fait de cette culture établie d’impunité, de complaisance, d’oublis et de fuite en avant, le régime de Mr. Condé veut marcher aujourd’hui sous l’ombre hideuse du « complot permanent » et sur le son des tambours macabres de la guerre aux peuls lancée il y a 43 ans par Sékou Touré. La lancinante accumulation sur des décennies d’injustice et d’indexation collective a permis la mise en place dans notre pays de toutes les conditions d’un génocide.
La systématique exclusion sociale, des milices ethniques déguisées en gardes-forestiers et en guerriers traditionnels (donzos), dans un climat de corruption outrancière et d’appauvrissement généralisé sont autant de facteurs qui mènent notre pays vers le chaos.
Ce chaos n’est cependant pas une fatalité. Il peut être évité au prix d’une mobilisation citoyenne saine autour d’un programme de salut national basé sur la recherche de la justice en tant que fondement d'une véritable démocratie en Guinée.
La date tristement mémorable du 28 septembre est pour nous une occasion pour réitérer l’engagement et la disponibilité de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon à travailler avec toutes les composantes sociales de notre nation à la réalisation de cet avenir promoteur. C’est aussi l’occasion pour saluer toutes les bonnes volontés qui œuvrent pour l’avènement de l’état de droit dans notre pays.
Nous prions que Dieu le Tout Puissant accorde sa miséricorde aux âmes de ceux qui ont perdu leur vie dans ce noble combat. A nos sœurs et frères qui vivent avec les séquelles des violences, nous assurons de notre soutien indéfectible.
La Commission Centrale de Pottal-fii-Bhantal Fouta-Djallon - Etats-Unis
Ampliations:
• UN Commission for Human Rights
• UN commission against violence on women.
• 5 permanent members of the UN Security Council
• 10 other permanent Members of the UN Security Council
• Human Right watch
• Human Right First
• International Crisis Group
• ECOWAS representative in the US
• President of ECOWAS via the Cote d'Ivoire Embassy
• Representative of the EU
• State Department
• Representative of the AU in the United nations
Transmis par Bashir Bah
Pour www.nlsguinee.com
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