dimanche 29 septembre 2013
Le bureau de vote installé cette fois-ci dans le 93, mairie de Montreuil, au 128, Avenue de Paris, contrairement aux présidentielles de 2010 qui s’étaient déroulées à l’ambassade de Guinée a ouvert ses portes très tôt selon les instructions de Conakry.
Les représentants des différents partis politiques qui ont pris part au scrutin étaient là pour la plupart ainsi que ceux de la Commission Electorale d’Ambassade Indépendante (CEAMI).
Le vote s’est déroulé dans le calme, la convivialité et le calme. Une atmosphère qui tranche avec la pagaille des présidentielles.
Aucun incident majeur n’a été enregistré à ma connaissance. C’est le lieu de signaler la bonne organisation (accueil, orientation, dispositif de sécurité) mise en place. Des boissons, café, eau minérale et autres jus de fruit étaient à disposition des votants. La secrétaire particulière de l’ambassade, Madame Barry (Hadja) officiait au bar.
Le vote a été clos dans le respect des consignes comme il a ouvert. Le dépouillement a commencé dès après en présence des assesseurs. A part une certaine lenteur, chose tout à fait normale, rien n’est à reprocher à l’ensemble du processus.
- Le suffrage exprimé est de 1211 votants.
- Le nombre de bulletins nuls est de 101.
Les résultats obtenus après dépouillement et vérification s’établissent de la manière suivante :
- Union des Forces Démocratique de Guinée (UFDG) : 504 voix. Soit : 45,5% des suffrages.
- Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) : 305 voix. Soit 27,4%.
- Union des Forces Républicaines (UFR) : politiques 236 voix. Soit 12,2%.
- Parti de l'Espoir pour le Développement National (PEDN) : 62 voix, 0,055%.
- Nouvelle Génération pour la République (NGR) : 24 voix, 0,021%.
Les 17 autres partis n’ont enregistré aucun résultat au-dessus du zéro, peut-on dire.
On pourrait en tirer la conclusion suivante :
C’est l’opposition qui gagne en France (à l’addition des voix).
Les électeurs plébiscitent toujours l’UFDG suivi du parti présidentiel.
Les Guinéens ont gagné en organisation, donc en discipline électorale mais la motivation a énormément baissée. On est passé à plus de 4000 votants en 2010 à 1200, à peine en 2013.
Les raisons sont liées entre autres au retard et au flou autour de la tenue et des dates de cette élection.
Les représentants des fédérations des partis engagés dans le scrutin ont très peu joué leur rôle car aucun n’a organisé une rencontre de quelque nature que ce soit pour sensibiliser les militants et sympathisants. La proximité de la date et le report qui pourraient être avancés par certains ne sont pas des arguments suffisants à mon sens.
Les leaders et responsables des partis politiques devraient tirer les conséquences de tout cela pour les prochaines échéances. Indépendamment de cet état de fait, les responsables des fédérations se sont pleinement investis aujourd’hui.
Lamarana Petty Diallo
Contact: lamaranapetty@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com
Les commentaires ci-dessous n'engagent que leurs auteurs, www.nlsguinee.com n'est pas responsable de leurs contenus.