jeudi 25 juillet 2013
Plusieurs personnes, des ressortissants de la Guinée forestière (sud-est), à quelque 900 km de Conakry, ont été présentées au procureur de la République de la localité où de violents affrontements inter-ethniques ont fait récemment des dizaines de tués à l'arme blanche et aux armes de guerre, a-t-on appris mardi soir de source officielle.
Me Ibrahima Béavogui, conseiller en communication au ministère d’Etat de la Justice, a indiqué dans une déclaration lue au journal télévisé que: 'toutes les personnes qui seront reconnues coupables seront condamnées conformément à la loi'.
A cet égard, il a rappelé que lors des précédents affrontements meurtriers survenus dans la région méridionale, toutes les personnes reconnues coupables ont été condamnées à des peines de prison allant de la perpétuité à la condamnation à mort.
Me Béavogui a aussi dit que de nombreuses armes de guerre ont été découvertes et saisies à l’issue des échauffourées qui ont opposé les Guerzés (autochtones), l’ethnie de Moussa Dadis Camara, ex-chef de la junte, aux Koniankés (allogènes).
Les drapeaux on été mis en berne, lundi, sur toute l’étendue du territoire national au moment où le gouvernement a dépêché une forte délégation ministérielle en Guinée forestière où les sages ont approuvé l’ouverture des enquêtes pour traquer les responsables des cruautés commises sur des citoyens, dont certains ont été mutilés, d’autres égorgés et brûlés vifs.
Les bagarres avaient commencé à la suite de l’assassinat du jeune Kalil Kéïta, un apprenti-chauffeur, considéré comme 'un voleur' par ses assassins originaires de Koulé, village de l’ex-chef de la junte, Moussa Dadis Camara.
Selon la radio nationale, le jeune Kalil Kéïta et son collègue Moussa Kéïta, également apprenti de camion, tous deux de l’ethnie konianké, cherchaient à manger à l’aube pour les besoins du Ramadan, quand ils ont été interceptés à Koulé par d’autres jeunes, armés de coupe-coupes, de gourdins, de pistolets et d’armes blanches qui ont tué sur le coup Kalil, tandis que son camarade d’infortune, qui tentait de s’enfuir, a été blessé par balle.
Comme une traînée de poudre, la nouvelle de l’assassinat de Kalil à Koulé par de jeunes guerzés, a fait le tour de la région méridionale avant que des dizaines de koniankés ne descendent dans les rues, munis de toutes sortes d'armes de poings pour tenter de venger leur frère.
Selon plusieurs observateurs, la région du Sud, qui doit accueillir en octobre prochain les festivités du 55ème anniversaire de l’accession de la Guinée à l’indépendance, est considérée comme une poudrière où constamment des violences ont lieu, comme ce fut le cas il y a quelques mois quand l’armée avait ouvert le feu sur des jeunes qui tentaient de manifester à Zogota pour dénoncer leur mise à l’écart par une société brésilienne qui aurait recruté dans d’autres localités pour aller travailler sur son site minier.
Source : PANA
Pour www.nlsguinee.com
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