mercredi 10 juillet 2013
Les législatives fixées au 24 septembre prochain en Guinée - La Commission électorale nationale indépendante (CENI) en Guinée s’engage à organiser le 24 septembre prochain les élections législatives, reportées plusieurs fois à cause d’un bras de fer entre la mouvance présidentielle et des partis de l'opposition sur certains aspects du vote, a-t-on appris de source officielle.
La date proposée par la CENI survient quelques jours après la signature d’un accord entre les acteurs politiques, sous l’égide de l’algérien Said Djinitt, facilitateur désigné en avril dernier des Nations unies, secondé par deux collègues guinéens qui sont parvenus, après des mois d’affrontements entre les contestataires et les forces de l’ordre, à faire signer un accord par les protagonistes.
La CENI a précisé que la date du 24 septembre sera proposée au président Alpha Condé qui, à son tour, signera un décret convoquant le corps électoral.
Après la fixation de la date des législatives, la CENI annonce avoir décidé de proroger la période du dépôt des candidatures au 20 juillet à la demande de certains partis politiques, notamment ceux qui contestaient le choix de l’opérateur technique sud-africain, Waymark, exigeaient aussi le vote des Guinéens de l’extérieur, entre autres revendications et qui avaient organisé plusieurs marches qui se voulaient pacifiques, mais qui ont dégénéré, faisant des morts, des blessés, des destructions de biens publics et privés.
On retrouve parmi les partis contestataires des poids lourds de l’opposition comme l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de Cellou Dalein Diallo, l’Union des forces républicaines (UFR) de Sidya Touré, le Parti de l’espoir et du développement (PEDN) de Lansana Kouyaté , tous anciens Premiers ministres du défunt président Lansana Conté.
Une révision complémentaire des listes électorales sera organisée du 13 au 28 juillet par la CENI et ses démembrements locaux sur toute l’étendue du territoire national.
L’accord politique signé entre les acteurs politiques recommande le vote des Guinéens de l’étranger qui n’était pas acquis, le maintien de Waymark supervisé par un comité de suivi et qui ne participera pas à toutes les étapes du processus électoral.
On rappelle que les dernières élections législatives remontent à juin 2002 en Guinée; la majorité des partis politiques avait boycotté le scrutin.
Source: PANA
Pour www.nlsguinee.com
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