Guinée : Que cherche encore l’UPR à l’« Assemblée Nationale » ?
dimanche 07 mai 2006
L’UPR, seul parti politique à siéger à ce que l’on appelle assemblée nationale en Guinée, doit penser enfin à l’intérêt des populations Guinéennes.
En effet, depuis la falsification de la Constitution de notre pays, les holdups électoraux, les violations massives des droits de l’homme et la réduction de la majorité des Guinéens à la misère extrême, seul ce parti politique continue à siéger à l’assemblée auprès des députés non élus du PUP.
Les Guinéens et la communauté internationale sont unanimes que le gouvernement guinéen, à travers son falsificateur d’élections M. Kiridi Bangoura, est antidémocratique et anticonstitutionnel. Pourquoi alors continuer à légitimer ce parlement ?
Il est indiscutable que la vie est très dure en Guinée y compris pour nos hommes et femmes politiques qui refusent de cautionner le régime du Général malade Lansana Conté. En refusant de siéger à l’assemblée sous la présidence du controversé Aboubacar Somparé, nos braves politiciens savaient qu’ils perdaient leurs avantages auprès du système composé de clans mafieux.
Après les pseudo-élections communales et communautaires de décembre 2005 qui ont propulsé le PUP où il ne devait pas être, l’UPR avait pris une décision courageuse et sage de quitter l’assemblée. Nous avions alors osé espérer que le PUP se retrouverait tout seul et pour toujours dans son assemblée. Mais hélas il fallait que l’UPR revienne essuyer les larmes de crocodiles d’Aboubacar Somparé.
L’UPR doit donc quitter l’assemblée, il doit faire des sacrifices pour le peuple de Guinée. Ce parti doit retrouver les autres de l’opposition pour forcer le gouvernement à accepter la feuille de route issue des concertations nationales. Dans le cas contraire le peuple retiendra la connivence entre le PUP et l’UPR pour prolonger sa misère. L’UPR doit donc faire le choix entre le peuple de Guinée et le parti de Lansana Conté et Aboubacar Somparé
Si, comme Somparé l’a d’ailleurs fait savoir, le gouvernement ne veut pas de cette feuille de route, la formation d’un gouvernement parallèle devient de plus en plus d’actualité. Le gouvernement doit savoir que rien n’est acceptable en Guinée à part la feuille de route, toute autre solution conduisant à des arrangements ou combinaisons des mêmes éléments responsables de notre misère sera vouée à l’échec.
Les guinéens doivent savoir qu’ils sont beaucoup plus près d’une guerre civile que d’une transition digne de ce nom, car il n’est plus acceptable qu’une minorité de bouffons les assujettisse pour l’éternité.
Si les gouvernants aiment leurs familles, leurs biens et enfin leur pays la Guinée ils doivent se ressaisir pour mettre en application la feuille de route maintenant, dans le cas contraire ... il sera trop tard.
par Mr L. D., depuis Genève
Correspondance spéciale pour Nlsguinee.com
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