lundi 27 mai 2013
Sitôt qu’elle lit : « Gobykhamé fait un caca nerveux ! » la tiède moitié de votre grincheux pousse des cris d’orfraie.
- Ah, non ! Change ce titre. C’est dégueulasse…
- Qu’est-ce qui est dégueulasse ?
- De dire que Gobykhamé fait un caca nerveux. Je préfère que tu dises plutôt : Goby Condé pète un plomb ou encore Goby Condé pète un câble pour dire qu’il n’a pas su encore contrôler ses nerfs en lâchant à nouveau ses militaires, en tant que ministre de la Défense nationale, qui ont tué à balles réelles 15 citoyens guinéens du jeudi 23 au samedi 25 mai 2013. Parce que ces malheureuses victimes ont tout simplement manifesté contre l’application de son décret imposant les législatives le 30 juin prochain.
- Toutes ces expressions traduisent la même chose. Tu ne trouves pas dégueulasse que de monter les ethnies les unes contre les autres, que de jeunes énergumènes, de jeunes spadassins à la solde de Goby Condé, appuyés par des militaires guinéens ethnocentriques, s’attaquent aux jeunes de l’opposition à coups de couteaux, de coupe-coupe, de tirs à balles et sèment la mort et la terreur jusques dans les concessions qu’ils soupçonnent acquises à la cause de l’opposition ?
- Je ne dis pas ça. Bien sûr que je trouve le régime de Goby dégueulasse. Il avait promis d’être le président de tous le Guinéens. Malheureusement depuis qu’il est monté au trône, il se distingue comme un président sectaire, un président qui a un égo surdimensionné et qui ne supporte pas le déploiement de l’opposition dans le pays. La dictature de Goby Condé est indéfendable. Seulement ton titre là est…Ah ! Ah ! Ah !
Dites à votre tour si ce titre vous répugne ? Merde ! Anhaa ! Vous êtes pudibond. Ce parler populaire vous répugne mais que Goby Condé se comporte en vioc sans pudeur, en dictateur cynique ne vous répugne pas. Merde alors !
Qui de vous n’a pas écouté Albert Damantang Camara, le porte-parole du régime brutal de Gobykhamé, sur les ondes de RFI parlant de ces 15 morts. Réclamez une rediffusion de son propos. Il a vertement reconnu que des jeunes étourdis favorables au pouvoir de Goby Condé mènent des actions de représailles dans les quartiers de Cona-crimes contre les jeunes de l’opposition.
Il reconnait certes que ces jeunes étourdis se font justice eux-mêmes en violentant et en barbarisant les militants de l’opposition. Mais Albert Damantang Camara, dont le père Damantang Camara était un des dignitaires de la Révolution sékoutouréenne, prétend que c’est trop d’insinuer que les militaires guinéens épaulent ces étourdis dans la chasse aux opposants. Albert Damantang Camara est un peu filou dans ce régime décrié de Goby Condé.
Ecoute, Albert Damantang ! Tu peux prendre les gens de ton espèce pour des imbéciles et qui boivent par les narines mais pas tous les auditeurs de RFI qui t’ont écouté.
Restons dans ta logique : ces jeunes potiches, qui tirent flamberge au vent pour le compte de Gobykhamé, ne bénéficient nullement de l’appui d’une certaine armée guinéenne. Tu fais accroire qu’elle est à équidistance entre les jeunes du pouvoir et les jeunes de l’opposition.
Ok ! Tu défends hardiment cet argument. Or il est attesté de sources hospitalières que 7 des 15 personnes décédées ont été tuées à balles réelles. C’est du incontestable.
Alors dis-nous Albert Damantang ! Qui a tiré à balles réelles sur ces militants de l’opposition ? Qui ? Comme tu floutes sur l’identité réelle de ces criminels, on va te dire le fond de l’affaire. Ton argument infère clairement que ces étourdis en questions sont armés en fait par Goby Condé en sa qualité de ministre de la Défense nationale.
Ce qui est plausible c’est que rien ne répugne Goby dans son obstination à s’accaparer de tous les pouvoirs en Guinée. Goby ne recule devant rien pour imposer son diktat aux Guinéens.
C’est une âme dissolue, insincère, machiavélique, manipulatrice, damnée qui s’illusionne à réduire l’opposition guinéenne à rien. Or « elle ne s’abdiquera point ; elle ne se résignera point à n’être absolument rien, quand, au fait, dit Guizot, elle est quelque chose par l’influence et le crédit. »
Bien sûr que l’opposition guinéenne est quelque chose. C’est cette influence et ce crédit de l’opposition, dans la situation politique actuelle de la Guinée, qui contribueront à la démocratisation de la société.
Quant à Goby dans sa perception du pouvoir, il est carrément resté chépère. Il est largué et croit pouvoir diriger le bled par l’intimidation, la brutalité et le meurtre. Ce sourdingue, qui pilote le tacot national à trois roues, ne démord pas d’organiser sa farce législative le 30 juin prochain.
Au micro de Christophe Boibouvier de RFI, Goby a mâchouillé ce lundi 27 mai 2013 ceci : « Chacun est libre d’aller aux élections ou de ne pas aller aux élections. »
Le journaleux de RFI lui signifie que les partis de l’opposition ne sont pas inscrits pour cette date fixée par son décret. Il botte en touche et déclare bêtement que Alhassane Dramane Ouattara regrette n’avoir pas participé à l’époque aux élections législatives en Côte d’Ivoire quand il guerroyait dans l’opposition. Comme pour inciter l’opposition guinéenne à participer à cette autre farce électorale et à se faire à nouveau duper. Goby Condé est vraiment un con.
Les méthodes de Alhassane Dramane Ouattara quand il était dans l’opposition ne sont pas à suivre. Il a les mains ensanglantées du sang de milliers d’ivoiriens. Le chemin qui l’a conduit au pouvoir est jalonné de cadavres. Il doit être poursuivi pour crimes contre l’humanité au même titre que l’ancien président Laurent Gbagbo aujourd’hui placé derrière les barreaux au Tribunal Pénal International. C’est Alhassane Dramane Ouattara alors ministre sous Félix Houphouet Boigny qui avait inspiré les idéologues de l’ivoirité avec la carte de séjour qu’il avait instituée contre les étrangers en Côte d’Ivoire.
Toujours sur les ondes de RFI, Goby roule les mécaniques comme quoi qu’il s’est battu pendant 40 ans. « Opposant historique » contre le régime dictatorial de Sékou Touré ? C’est du flan ! Il raconte toujours des bobards sur ce sujet. On l’a déjà dit et on le répète encore et encore : Goby Condé était une taupe dans les milieux des opposants de Sékou Touré en France.
Le père de Goby Condé, originaire du Bourkina Faso, était le jardinier du premier ministre de la Révolution Lansana Béavogui. Durant le règne de la Révolution, le père et ses enfants n’ont jamais été inquiétés par la tyrannie de Sékou Touré en Guinée ou à l’étranger. Goby se promenait en toute quiétude en Europe et en Afrique. Il n’avait jamais eu peur que Sékou Touré le fasse kidnapper dans les rues de Paris ou commandite sa mort par le biais des assassins à gages. Le père n’avait jamais été inquiété non plus dans Cona-crimes du fait soi-disant activisme politique de son rejeton à Paris contre le régime tyrannique de Sékou Touré. Alors que Goby arrête de se vanter de 40 ans d’activisme politique.
D’autre part, que l’opposition guinéenne tienne bon dans sa bataille pour obtenir des élections législatives libres, indépendantes, démocratiques et justes. Dans l’intérêt de la Guinée, elle doit tout mettre en œuvre pour empêcher Goby de trôner sur un pouvoir absolu. Dans son for intérieur il sait qu’il a usurpé le trône avec l’appui du Malien Siaka Toumani Sangaré qui conduisait la CENI à Cona-cris et le galonné guinéen Sékouba Konaté du CNDD.
« Ce n’est pas une véritable victoire que celle qu’on remporte par le moyen d’autrui », dixit Nicolas Machiavel. Mais Goby Condé, qui n’a pas de moral en politique, s’en fout de ça. C’est pourquoi il n’y a pas à répugner à le combattre sur le terrain de l’immoralité, de la saleté, de la sanie et de la merde.
Benn Pepito
Pour www.nlsguinee.com
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