Guinée: Il ne passe un jour sans qu’une personne ne soit tuée par des inconnus
jeudi 04 mai 2006
La peur de notre peuple, n'est plus seulement cette peur qui nous donne à réfléchir de quoi nourrir les enfants aujourd'hui, mais aussi il existe la peur d'être tué par des personnes armées avant la fin du régime Conté qui reste incapable d'assurer la protection de son peuple.
Aujourd'hui les habitants de Conakry et même ceux de l'intérieur du pays ne dorment plus la nuit, car ils sont dominés par la peur de ne pas être agressé par des hommes inconnus qui n'ont qu'un seul objectif, celui de tuer les innocents afin de leur prendre leurs biens.
Ces criminels et malfrats restent pour le moment des inconnus car ceux (la police et l'armée) qui doivent faire la lumière sur ces affaires sont parfois des complices.
Dénoncer un malfrat, cela peut toucher quelques hautes personnalités du régime. Sur ce qui se passe dans notre pays, le peuple se demande sur les affaires de tueries qui restent toujours effectuer par des personnes armées avec des armes militaires qui ne sont accessibles que dans les camps militaires.
Est-ce donc un règlement de compte entre les bandits ou entre la police, l'armée et d'autres personnes ou tout simplement des bandits payés par quelques personnes du régime dont ont ne connait pas?
Pour le moment ces questions restent sans réponse. Mais pour le peuple de Guinée, le fait de ne pas prendre les choses en considération a fait que notre pays est plein de bandits bien formés et armés par des sources inconnues.
Pour l'opinion Nationale, les autorités ont une part de responsabilité dans ces sombres affaires. Au cours des années passées, les bandits louaient les armes aux militaires, aux policiers pour mener des opérations qui causeront la mort de dizaines de personnes.
Fouillons un peu dans les archives, et prenons l'exemple sur le cas des Mathias, on a remarqué qu'il y a des bandits qui ont été tués dans les différentes prisons avant leur jugement, et cela tout simplement pour ne pas que ces personnes puissent dévoiler le secret sur des centaines de crimes qu'ils ont commis au compte de quelques hauts officiers de l'armée et quelques hauts cadres de l'État.
Cette peur se généralise en Guinée, car les commerçants guinéens qui se déplacent de l'intérieur du pays pour se rendre à Conakry dans le cadre de leur commerce sont parfois confrontés à d’énormes problèmes au cours de leur voyage, car les bandits se rendent quelques fois à l'intérieur du pays pour se faire de l'argent en brigandant les citoyens libres.
Au début de cette année, des passagers de deux Bus ont étés stoppé en Guinée-Forestière par des hommes armés et leur ont enlevé tous leurs biens et marchandises. Jusqu'à nos jours, la Gendarmerie de Kissidougou, Guékédou et Kankan restent incapables de prouver au peuple leur capacité dans le cadre de la protection des citoyens et leurs biens, et n'ont jamais fait la lumière sur cette affaire.
Encore dans la nuit du Samedi 28 avril dernier, les corps de trois personnes ont été retrouvés dans la commune de Matoto sur les rails du chemin de fer qui traverse la ville de Conakry. Au matin du Dimanche les Services de Sécurité et les autorités locales se sont rendus sur les lieux pour faire le constat.
Un constat qui n’aboutira jamais ä quelque chose de claire, et cela par manque de formation, de volonté ou parce qu'ils sont complices.
Pour défendre son incapacité, la police déclare dans son premier constat que cet acte de criminalité est un règlement de compte entre les malfrats. Mais la question qui se pose est de savoir si c'est un règlement de compte ou un simple assassinat comme les actes précédents ? Cette question ne verra jamais de réponse claire.
Je viens tout juste de lire dans "tamsirNews" que le lundi 1er Mai, trois amputés des parties génitales ont étés découvertes à ENTA. En plus le mardi 2 Mai à 21 h de Guinée, le Chef de quartier de la commune de Ratoma a été sauvagement assassiné.
En 5 jours, 7 personnes ont été assassinées par des inconnus dans notre Capitale. Cela démontre combien de fois les Guinéens sont exposés à toutes sortes de crimes et violations.
De notre époque, il est impossible de voir dans un pays qui se dit démocratique, et qui n'est pas en guerre civile un homme de haute personnalité comme un Chef de quartier assassiné comme un serpent par des inconnus.
Où allons-nous avec ce genre situations ? Nous ne sommes plus libres dans notre pays, chacun a peur. Aujourd'hui ce sont des centaines de guinéens qui préfèrent partir vivre avec leurs familles au Sénégal, au Mali, en Sierra Léone malgré que ce pays viennent à peine de retrouver la paix, et en Côte d'Ivoire bien qu'il y ait la guerre dans ce pays.
Il est devenu préférable de vivre des ces pays que de vivre avec le régime criminel en Guinée.
Par Mamadou Bobo Barry
Ecrg/ Allemagne
Contact: dr_ecrg@yahoo.fr
Une Correspondance pour Nlsguinee.com
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