vendredi 17 mai 2013
Un étranger qui débarque pour la première fois à Conakry ce jeudi 16 mai se ferait tout de suite une opinion de la Guinée et des Guinéens. La grosse pluie qui s’est abattue sur la capitale a montré l’autre facette de la capitale guinéenne et de ses habitants. Une image peu honorable pour les Conakry-ka. Partout la route est entièrement recouverte de saletés expulsées par les eux dans les caniveaux.
Les rues de la Capitale étaient et sont encore ce matin aussi dégueulasses que nauséabondes. La ville ressemble à une agglomération abandonnée par ses habitants. Une ville désertée et livrée à des habitants dépourvus de bon sens voire de raison tout simplement. Car les hommes ne peuvent pas et ne doivent pas traiter leurs milieux comme les habitants de Conakry le font avec leur ville. La capitale déshumanisée donne un visage inhumain.
Voir la capitale guinéenne dans un état piteux que celui qu’elle affiche ce jeudi, ne fait l’honneur à aucun Guinéen. Gouvernants et gouvernés sont interpellés par cette situation. Tous se doivent de réagir et immédiatement pour changer l’image de la ville de Conakry. Il y va de l’honneur et même de la survie des hommes et des femmes qui peuplent cette ville.
Cette insalubrité sans précédent risque d’avoir pour conséquences sanitaires très graves. Vivre dans cette ville poubelle expose à toutes sortes de maladies dont le choléra. Cette épidémie qui ne se manifestait qu’une fois tous les huit ans à Conakry, s’est installée en permanence. Sans compter d’autres maladies liées à l’insalubrité qu’on aurait pu éviter par l’assainissement de notre milieu.
Faut-il observer cette situation et attendre l’inévitable catastrophe ou au contraire faut-il se lever pour bouter ces ordres hors de la ville ? A chaque habitant de décider. Dire que dans l’actuelle équipe gouvernementale il y a un département chargé entre autres de l’hygiène publique, cette insalubrité en dit long sur l’efficacité de nos gouvernants. Ce département attend que la catastrophe se déclare pour faire appel aux bailleurs de fonds pour venir en aide.
Ce laisser-aller coupable est inacceptable. Il est donc temps que les Guinéens retroussent les manches pour rendre la ville plus vivable. Pour que Conakry cesse d’être une ville poubelle avec ses corollaires de maladies et de mauvaises images pour le pays. Pour que chacun joue le rôle qui est le sien.
A commencer par les autorités qui doivent s’acquitter du devoir régalien d’un Etat. Au gouverneur de Conakry qui devrait laisser la politique aux politiciens et s’occuper de la ville dont il a la charge. Aux citoyens pour qu’ils arrêtent une fois pour toutes de jeter tout dans les caniveaux.
Enfin aux fabriquant des sachets plastiques pour qu’ils mettent la main à la poche pour débarrasser la ville de leurs produits polluants plus que n’importe quel autre. La situation a atteint toutes les limites possibles et imaginables. Il faut dès aujourd’hui prendre des mesures draconiennes pour éviter le pire.
Habib Yembering Diallo
Analyste et Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
Contact : habibyambering@yahoo.fr
Tel: (+224) 62 29 11 95
Pour www.nlsguinee.com
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