vendredi 10 mai 2013
L’Algérien Said Djinitt, facilitateur désigné des Nations unies dans le règlement de la crise socio-politique guinéenne, a exprimé jeudi, à quelques heures d’une nouvelle rencontre avec les acteurs politiques, sa «vive préoccupation» face à la recrudescence des actes de violence dans le pays depuis quelques semaines lors des manifestations politiques qui se voulaient pacifiques.
Secondé par deux nationaux dans la recherche de solution, il a assuré que «seul le dialogue reste la seule voie de sortie de crise», rappelant à tous les acteurs politiques «le respect scrupuleux» des accords du 23 avril dernier dans lesquels les différentes parties s’étaient engagées à proscrire les actes de violence.
Au cours des manifestations commencées depuis plus de deux mois, plusieurs personnes, dont des manifestants et des agents des forces de l’ordre, ont perdu la vie, des biens publics et privés ont aussi été détruits, ainsi que des centaines de blessés.
M. Djinitt a toutefois salué l’annulation, ce jeudi, d’une nouvelle marche des partis membres du collectif pour la finalisation de la transition et de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) qui contestent le choix de l‘opérateur de saisie, le sud-africain Waymark et exigent le vote des Guinéens de l’extérieur aux prochaines élections législatives.
Les organisateurs des manifestations exigent également d’être associés au choix de la date de l’organisation des élections législatives prévues le 30 juin prochain selon un décret du président Alpha Condé qui a précisé avoir eu des garanties de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui a assuré être prête.
Le facilitateur désigné des Nations unies doit rencontrer vendredi tous les acteurs politiques en présence de ses deux collaborateurs locaux.
Il a d’ores et déjà exhorté les partis politiques à la retenue, au civisme, à la responsabilité et à laisser la médiation se poursuivre en vue de trouver des solutions durables à la crise pouvant assurer le déroulement normal des élections législatives, dont les dernières avaient eu lieu en 2002.
Il a aussi invité les chefs des institutions républicaines et les chefs religieux à s’impliquer davantage dans la recherche de solution à la crise en vue de trouver un compromis pouvant ramener la paix, la quiétude et la concorde nationale.
Les anciens Premiers ministres, Sidya Touré, Cellou Dalein Diallo et Lansana Kouyaté, et l’ex-ministre des Finances, Kassory Fofana, soutien du candidat Alpha Condé au second tour de la présidentielle en 2010, tous collaborateurs du défunt président Lansana Conté, sont les animateurs des deux blocs opposés au pouvoir.
Source : PANA
Pour www.nlsguinee.com
Les commentaires ci-dessous n'engagent que leurs auteurs, www.nlsguinee.com n'est pas responsable de leurs contenus.