vendredi 03 mai 2013
Conakry, Guinée - Le gouvernement guinéen s’est dit, jeudi en début d’après-midi, inquiet 'des actes de violence' et du 'non respect de la loi' par des partis d’opposition qui organisent depuis quelque temps des marches qui se veulent pacifiques pour contester et protester contre des décisions relatives à l’organisation des prochaines élections législatives, prévues le 30 juin.
Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement, par ailleurs ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Albert Damantag Camara, a dit que 'rien n’explique les actes de violence' commis, selon lui, par les organisateurs de la marche et leurs militants à l'encontre des forces de l’ordre.
Les militants des partis membres du collectif pour la finalisation de la transition et de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) ont eu encore maille à partir ce jeudi avec les agents des forces de l’ordre qui ont utilisé des grenades lacrymogènes et de nombreux blessés ont été recensés dans les deux camps, comme lors des précédentes manifestations au cours desquelles certains ont perdu la vie.
M. Camara, qui a salué le récent appel du Conseil de sécurité des Nations unies au dialogue et à la non violence entre les acteurs politiques guinéens, a assuré que le gouvernement, bien que ouvert au dialogue, ne va jamais accepter l’instauration d’une culture de violence dans le pays pour des revendications qui n’auront de solution qu’autour d’une table.
Les anciens Premiers ministres, Sidya Touré, Cellou Dalein Diallo et Lansana Kouyaté, et l’ex-ministre des Finances, Kassory Fofana, jadis très proche du président Alpha Condé, qui ont tous travaillé avec le défunt chef de l’Etat, Lansana Conté, contestent le choix de la date du 30 juin, arguant qu’ils n’y ont pas été associés.
En outre, ils exigent le vote des Guinéens de l’étranger et le renvoi de l’opérateur technique de saisie, le groupe sud-africain Waymark, qu’ils accusent de vouloir organiser 'des fraudes à grande échelle' au profit du gouvernement.
Dans un récent entretien avec la PANA, Mme Bintou Touré Yansané, leader du Parti guinéen pour le progrès et le développement (PGPD), dont la formation clame haut et fort n’appartenir à aucun bloc politique dans le pays, indiquait que les experts de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) n’ont pas invalidé Waymark, mais ont juste demandé l’intégration d’une vingtaine de recommandations.
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a fixé récemment les cautions respectivement à 20 et 80 millions de francs guinéen (1,5 et 6 millions de FCFA) pour les candidats inscrits sur la liste nominale sur laquelle seront élus 38 des 114 députés et ceux de la liste nationale sur laquelle seront élus 76 députés.
Les 25 commissaires de la CENI ont également fixé à 5 milliards de francs guinéens (500 millions de FCFA) le montant des dépenses totales exigées pour les partis politiques qui participeront aux prochaines élections législatives, dont les dernières remontent à 2002.
Source : PANA
Pour www.nlsguinee.com
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