jeudi 02 mai 2013
Après presque trois ans de refus obstiné d’organiser une élection législative honnête, libre et transparente, M. Alpha CONDE sort tout d’un coup de l’impasse qu’il savait intenable : se passer d’une Assemblée Nationale. Et puisqu’il y est contraint, il admet le principe d’une élection législative, mais à ses conditions à lui. Certaines sont explicitement écrites, d’autres se lisent dans ses actes.
Les conditions explicites imposées par M. Alpha CONDE pour participer aux législatives comme candidat, sont de deux types :
1°. Sur un plan pratique, l’espace de temps laissé aux dépôts de candidature est singulièrement limité. Moins d’une semaine. Au-delà, aucune candidature n’est recevable. A la moindre difficulté d’acheminement de candidature, allez hop ! Le dossier à la poubelle. Ce n’est pas écrit, mais ce sera la conséquence logique d’une excessive restriction du délai de dépôt de candidatures. Ainsi, les possibles candidatures individuelles sont éliminées.
Beaucoup de citoyens Guinéens, souvent de qualité exceptionnelle, au sens civique du terme, à l’Intérieur comme à l’Extérieur sont de ce fait, doublement exclus de citoyenneté : ni électeurs, ni éligibles. Monsieur Alpha CONDE le veut. Ses vœux sont des ordres. La Guinée, une sacrée «république» !
Une «démocratie» sélective dans laquelle le niveau de citoyenneté acceptable par le « ROI » dépend du lieu de résidence de ses « sujets ». Plus on est politiquement et géographiquement éloigné des positions du « président-Roi », moins on est citoyen de son propre pays. Mais puisqu’il a, semble-t-il la caution de la «communauté internationale» que les opposants «officiels» croient PROPRIETAIRE de notre pays, alors lui-même s’autorise à faire de la Guinée ce qu’il veut et comme bon lui semble. Tant pis pour les VRAIS ENFANTS du pays.
Toutefois, il n’est pas interdit de demander à nos «Excellences» occidentales accréditées à CONAKRY, c’est elle la «communauté internationale», si aux U.S.A., ou dans l‘Union Européenne, les citoyens de ce pays ou groupe de pays vivant en dehors de leurs TERRES natales sont exclus d’élection législative pour non résidence locale. Je suis intéressé par les réponses des «excellences» accréditées à CONAKRY.
Question : dois-je comprendre que MM. Barack OBAMA aux U.S.A., François HOLLANDE en FRANCE, David CAMERON en Gde-BRETAGNE exercent leur pouvoir de cette façon ?
Sinon, comme c’est probable, y aurait-il une démocratie BLANCHE en EUROPE et aux U.S.A., et une autre, toute NOIRE en Afrique Noire ? Là aussi, je serai heureux de bénéficier des lumières des « Excellences » de CONAKRY. J’espère qu’eux, ils ne sont pas dans le NOIR.
2°. Il faut être riche, financièrement parlant, pour être recevable de candidature à l’élection législative. Les montants fixés, même en francs guinéens, pour être candidat, sont hors de portée du Guinéen moyen, exception faite des prédateurs. La CENI parle de 20 millions de francs guinéens, soit 2000$ US à peu près. Si le pays le plus riche, le plus puissant, c’est-à-dire les U.S.A. ne peut «aider» les Guinéens qu’à hauteur de 4,65$ par an et par personne (en comptant très large), imagine-t-on un instituteur, un cultivateur, ébéniste de TOMBO, un ferrailleur de BAMBETO, un orpailleur traditionnel de SIGUIRI, ou encore un petit planteur de café de GBAïA sortir 20 millions de FG qu’il n’aura d’ailleurs que très difficilement épargnés ?
La magouille suprême consiste à dire que cette somme faramineuse, pour le Guinéen moyen non inséré dans les réseaux de prédation, sert de caution. Et qu’elle ne sera restituée que si le candidat a obtenu plus de 5% des voix.
Question : la CENI parle de caution. Mais caution à quoi ? Pourquoi décider de garder définitivement l’argent d’éventuels candidats ?
J’émets l’hypothèse que la tentation de mettre artificiellement en dessous de 5% l’immense majorité des candidats, n‘est pas un procès d’intention, mais une très sérieuse probabilité. Car ce serait la garantie pour les notabilités administratives, judiciaires et de la CENI de se partage «légalement» les ressources d’autrui.
Mais le plus grave n’est pas cette possible magouille. Le plus inquiétant, c’est de transformer subrepticement un scrutin, en principe universel et démocratique, en suffrage CENSITAIRE, c’est-à-dire un scrutin auquel seuls les RICHES peuvent être candidats, puisqu’il faut CONSEQUENCE : payer beaucoup d’argent pour postuler. si cette mesure était maintenue, la DEPUTATION deviendrait de facto une fonction achetée et donc exercée pour le bénéfice de ou des acheteurs. Et on devine bien ceux qui peuvent acheter plusieurs députés.
Les oligarques pourront alors créer leur propre légalité qu’ils opposeront à l’ensemble des autres Guinéens démunis. Peut-on qualifier cela d’ « ordre constitutionnel » ? Je n’en suis pas sûr. Mais les «Excellences» accréditées à CONAKRY daigneront peut-être me convaincre du contraire.
Question aux «Excellences» accréditées à CONAKRY : En Belgique par exemple, il faut payer combien pour avoir le droit d’être simplement candidat ?
Un suffrage universel, transformé pour les besoins d’un individu (M. Alpha CONDE) en suffrage CENSITAIRE, officialisera vraisemblablement la FRAUDE longtemps préparée par WAY-MARK.
Le R.P.G. a déjà sa liste de 85 ou 90 députés. Cette élection sera une simple farce, de mauvais goût, comme l’a été la présidentielle de Juin et Novembre 2010. Les fameux «facilitateurs» diront que le scrutin a été émaillé de plusieurs irrégularités, mais les résultats sont quand même acceptables. M. Alpha CONDE les récompensera en leur attribuant des concessions minières, portuaires, ou de pêche. Et la Guinée sera le seul pays d’Afrique à être livré à quelqu’un qui n’y a aucun lien, aucune attache, même émotionnelle.
C’est l’Afrique Noire, c’est la Guinée. Les Noirs Africains, plus particulièrement les Guinéens sont de « grands enfants » et donc DOCILES, en tout cas facilement domptables. Quelques coups de cravaches et de gaz lacrymogène toxique, ils renoncent à la TERRE de leurs ANCÊTRES.
Pour ce qui me concerne personnellement, je ne renoncerais jamais. Je continuerais d’expliquer à mes compatriotes que désormais, nous sommes légitimes à utiliser tous les moyens pour récupérer la TERRE que nous ont léguée nos ANCÊTRES communs.
Ce travail d’explication, je le poursuivrais quoi qu’il m’en coûte, même si je dois être le seul à le poursuivre. Car aucun «ordre constitutionnel» ne peut demander à quelqu’un de renoncer à la TERRE de ses ANCÊTRES. Modestement, je suis sur cette ligne. Je n’en bougerais pas.
Par le passé, la génération de nos parents (encore une fois pas les miens, ils étaient de simples éleveurs, analphabètes éloignés des gens instruits politiquement) avaient consenti à l’abandon de la TERRE des ANCÊTRES dans une main dans laquelle elle n’aurait jamais dû tomber, celles du criminel Sékou TOURE. RESULTAT : ils ont subi une humiliation dégradante dans leur propre pays, sans éviter une mort des plus cruelles.
Monsieur Alpha CONDE doit être chassé du pouvoir dans notre pays, par tous les moyens. Lui se prépare déjà à une guerre contre les VRAIS ENFANTS de la GUINEE. Ne pas s’y résoudre, c’est encore abandonner durablement et peut-être définitivement notre TERRE à des gens dont les parents ont été accueillis par les nôtres, par hospitalité.
NB : bien évidemment, j’assume totalement l’ensemble de ce texte.
Mamadou Billo SY SAVANE, (FRANCE)
Contact : mamadoulinsan@wanadoo.fr
Pour www.nlsguinee.com
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