dimanche 28 avril 2013
Conakry, Guinée - La Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la Guinée a fixé respectivement à 20 et 80 millions de francs guinéen (1,5 et 6 millions de francs CFA) les cautions que doivent débourser les candidats aux prochaines élections législatives, prévues le 30 juin, a-t-on appris vendredi de source officielle.
La tranche des 20 millions de francs guinéen concerne les candidats inscrits sur la liste uninominale sur laquelle seront élus 38 des 114 députés, tandis que celle des 80 millions est prévue pour ceux de la liste nationale qui touche 76 députés.
Les 25 commissaires de la CENI ont également fixé à 5 milliards de francs guinéen (500 millions de francs CFA) le montant des dépenses totales pour les partis politiques qui participeront aux prochaines élections législatives, dont la date – celle du 30 juin - constitue encore la pomme de discorde entre le gouvernement et des partis d’opposition qui estiment qu’ils n’ont pas été associés au choix de la date.
Selon des explications fournies par le gouvernement, «lorsque la CENI se dit prête et propose la date», le président de la République convoque les électeurs 70 jours avant le scrutin.
Ces explications ne donnent pas satisfaction aux partis membres du collectif pour la finalisation de la transition et ceux de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) qui multiplient les manifestations, notamment les marches qui se veulent «pacifiques», comme encore celle de ce jeudi qui a débouché sur de nouveaux affrontements entre les militants et les forces de l’ordre, faisant des blessés.
Les partis de la mouvance présidentielle et ceux des deux blocs de l’opposition avaient signé, mercredi, un protocole d’accord bannissant «tout acte de violence» avant, pendant et après les élections, suscitant beaucoup d’espoir chez le facilitateur désigné des Nations unies, l’Algérien Said Djinitt, qui avait alors exhorté tous les partis à poursuivre la dialogue.
Le collectif et l’ADP exigent le vote des Guinéens vivant à l’étranger et le renvoi de l’opérateur technique sud-africain, Waymark, qu’ils accusent de vouloir procéder à des fraudes au profit de la mouvance présidentielle lors des prochaines élections.
Dans un entretien jeudi avec la PANA, Mme Bintou Touré Yansané, leader du Parti guinéen pour le progrès et le développement (PGPD), qui a affirmé n’appartenir à aucun bloc, a balayé d’un revers de la main les accusations portées contre Waymark, ajoutant que les experts de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) n’ont pas invalidé Waymark, mais ont plutôt proposé l’intégration de 20 recommandations techniques.
«Seul un saint peut demander à un autre saint d’être correct (…) Ceux qui dénoncent aujourd’hui de telles pratiques en ont longtemps profité», a-t-elle martelé.
On rappelle que les anciens Premiers ministres Sidya Touré, Cellou Dalein Diallo et Lansana Kouyaté et l’ex-ministre des Finances, Kassory Fofana, un des soutiens du président Alpha Condé au second tour de la présidentielle en 2010, tous collaborateurs du défunt président Lansana Conté, dirigent le collectif et l’ADP.
Source : PANA
Pour www.nlsguinee.com
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