vendredi 26 avril 2013
Aux Présidents du Collectif des Partis Politiques Pour la Finalisation
De la Transition en Guinée, de l’alliance pour la Démocratie
Et le Progrès (ADP), du Club des Républicains (CDR)
Messieurs les Présidents,
Nous, citoyens-patriotes guinéens, avons suivi avec regrets et dans la souffrance pour l’énième fois, l’échec dans les négociations entre le pouvoir de M. Alpha Condé et les Partis politiques de l’opposition. Cette négociation était porteuse d’espérance pour la finalisation d’une transition apaisée, équitable et juste pour tous.
Enfin, elle était singulièrement attendue pour servir d’un socle pour l’avènement d’une démocratie véritable pour laquelle, le peuple de Guinée et plus particulièrement sa jeunesse, se bat et verse son sang depuis 1958.
Nous savons tous les circonstances dans lesquelles, les élections présidentielles du premier et second tour se sont déroulées. D’ailleurs, un sérieux cabinet international a sorti le 25 janvier 2013 le document intitulé « Guinée Rapport d’analyse » dans lequel, il fait une analyse détaillée faisant état des montages financiers qui ont permis à M. Alpha Condé d’acheter auprès des autorités de la transition son ticket pour le second tour des présidentielles de 2010 au détriment de M. SIDYA TOURE (page 5).
Aujourd’hui, un des Responsables de cette haute autorité da la transition continue à mener la vie de pacha dans des grandes Palaces des capitales occidentales avec les 20 millions de dollars reçu de M. Alpha Condé comme avance et les 500 milles euros mensuel qu’il perçoive pour la période de mandature de 5 ans.
Dans l’ivresse de l’argent dépouillé à l’Etat guinéen, le Général ne se soucie guère au sort de ses frères d’arme devenus prisonniers d’un régime ethnocentrique qu’il avait lui-même mis en place et qu’il soutient encore aujourd’hui. Le Général reste désormais condamné à l’errance dans l’indignité au même rythme qu’il se consume dans l’alcool en victime expiatoire pour n’avoir pas respecté la volonté légitime du peuple de Guinée de se faire gouverner par lui-même.
Et ce sont ces élections-là qui ont ouvert la voie de la Présidence de la République de Guinée à l’homme qu’on appelle par démagogie « Professeur Alpha Condé, le Président démocratiquement élu ». Nous savons aussi que depuis l’accession au pouvoir de ce président démocratiquement élu le 21 décembre 2010, la pratique et la vision du pouvoir qui sont les siennes n’ont rien à voir de ce que le peuple de Guinée ou tout simplement un homme libre pouvait attendre d’une démocratie.
A titre de rappel concernant des égarements politique et économique du pouvoir de M. Alpha Condé, nous pouvons vous citer quelques actes majeurs et réels qu’il a posés et qui sont dégradants pour l’unité de la nation, pour la démocratie et pour la gouvernance économique de notre pays à savoir :
• la révocation arbitraire des élus municipaux de l’opposition ;
• les nominations ethnocentriques aux postes de commandement dans l’armée, au niveau des Forces de l’ordre, dans les Représentations Diplomatiques, dans les administrations publiques et Parapubliques ;
• la caporalisation de la justice et les conséquences pour les justiciables (le procès théâtral sur la vraie-fausse tentative d’assassinat de M. Alpha Condé du 18 au 19 juillet 2011 en est une illustration accablante). Cette parodie de justice a ses marionnettes en la personne du Président de la cour M. Fodé Bangoura dit « la cours appréciera », le controversé Procureur William Fernandez et une armée de délateurs sans scrupule conduit par le Chef de Gestapo Guinéen, le Directeur des Services Spéciaux et de Filatures à la Présidence M. Fabou Camara.
• la corruption endémique au sommet de l’Etat et l’implantation des sociétés écrans sophistiquées dans les secteurs essentiels et vitaux de l’économie nationale comme les mines, la pêche et l’électricité;
• la gouvernance par décret instaurant une pratique opaque et autocratique permettant au pouvoir d’échapper à tout contrôle démocratique ;
• l’implication frauduleuse et unilatérale de l’opérateur Sud-africain Waymark dans le processus électoral ;
• les morts, les arrestations arbitraires des militants des partis politiques de l’opposition par les forces de l’ordre et la culture l’impunité pour M. Alpha Condé et les siens…. ;
• le transfert frauduleux, il y a à peine trois semaines, d’une tonne d’or de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG) vers un pays du Golf pour une valeur de plus de 36 millions d’euros…
Ce sont en substance des constats si tristes et si révoltants pour le peuple de Guinée et pour tout homme épris de paix et de justice. Ils sont à la base de notre prise de position contre le pouvoir d’apartheid déguisé d’un homme qui, paradoxalement, rêve d’être en même temps le Mandela et Obama de la Guinée alors qu’il n’est qu’un simple usurpateur à la recherche d’un nom et une reconnaissance que sa personne ne peut incarner.
Par contre, faut-il encore faire comprendre à celui qu’impose aux citoyens guinéens d’aujourd’hui de se faire appeler « Monsieur Elhadj Professeur, le Présidèrent Démocratiquement élu » que Mandala et Obama sont des personnalités uniques qui continuent d’écrire l’histoire de l’humanité avec ses plus belles lettres de noblesse !
Nous voulons donc faire part aux Présidents des différents Partis politiques guinéens de l’opposition de prendre toutes leurs responsabilités sur les points de revendications ci-dessous :
1) Mettre fin à toute perspective de négociation avec M. Alpha Condé tant que le retrait définitif de l’opérateur Waymark dans les processus électoraux guinéens n’est pas acquis,
2) Exiger à M. Alpha Condé une révision générale de la liste électorale avec la participation des représentants des partis politiques, la SENI et les représentants des Nations-unis,
3) Pour les élections, exiger à M. Alpha Condé que tous les partis politiques soient représentés en toute sécurité dans chaque bureau de vote sur le territoire national et ailleurs,
4) Exiger à M. Alpha Condé la validation des résultats à la sortie des urnes par les représentants des partis politiques participants et la diffusion libre et immédiate de ces résultats par la presse privée et publique,
5) En cas de contradiction entre les résultats centralisés au niveau de la CENI et les résultats officiels à la sortie de chaque bureau de vote dans une circonscription électorale, exiger que ces derniers soient retenus.
Nous demandons aux hommes politiques guinéens de respecter scrupuleusement dans leurs communications politiques à l’endroit l’homme qui se fait appeler « Elhadj Professeur, Président de la République Démocratiquement élu », de s’adresser désormais à lui que par son nom: Monsieur Alpha Condé.
Au cas où ces cinq points ne sont pas acceptés par M. Alpha Condé, comme cela sera le cas, nous demandons purement et simplement son départ sans condition de la présidence de la République car, son système de gouvernance n’a qu’une qualification appropriée « LA VOYOUCRATIE »
Il faut rappeler ici solennellement à M. Alpha Condé et aux hommes politiques qui ont dirigé la Guinée que « la constitution guinéenne a prévu que les crimes économiques sont imprescriptibles ».
Dans ce cas, le peuple de Guinée ne laissera désormais aucune personnalité d’accéder à la Présidence de la République, à un Gouvernent ou au poste de Grand commis de l’Etat si elle n’a pas les compétences morale et intellectuelle requises. Si cela est nécessaire, elle doit aussi rendre compte sur sa gestion de l’Etat et être en règle sur le plan fiscal sur 15 dernières années qui ont précédées de son dernier poste de responsabilité en public.
M. Alpha Condé a aujourd’hui deux principaux objectifs, le premier, légitimer son pouvoir autocratique frauduleusement acquis par une autre élection truquée qu’il veut à tout prix organiser en s’appuyant sur le système de sociétés écrans à la Pyramide Ponzi qu’il a mis en place. Ce système est aujourd’hui à la base du Pillage systématique des ressources naturelles de la Guinée.
Le deuxième, mettre en place un système judiciaire caporalisé à l’image de sa politique et non celui du Droit universel. Ceci dans le but d’organiser les procès publics contre ces opposants sous prétexte d’un détournement des deniers publics alors que lui, il en est aujourd’hui empereur en la matière. Nous mettons en garde les hommes politiques, la société civile et le peuple de Guinée contre ces objectifs que M. Alpha Condé veut à tout prix atteindre.
Les Présidents des partis politique de l’opposition guinéenne, Messieurs et Mesdames de la société civile et les associations guinéennes, Messieurs et Mesdames les Républicains et Démocrates, Chers compatriotes guinéens et les amis de la Guinée, levons-nous pour dire non à M. Alpha Condé avant qu’il ne soit trop tard car, Alpha Condé a montré ses limites sur le plan moral et intellectuel il doit rendre des comptes avant de partir et c’est Maintenant !
Paris, 25 avril 2013
Les Citoyens Patriotes Guinéens pour la Démocratie
Contact : guineepourtous2013@gmail.com
Pour www.nlsguinee.com
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