mardi 23 avril 2013
Economie - Evolution en dents de scie des productions en Guinée. Les volumes cumulés de la production à fin janvier 2013 en Guinée, comparés à ceux de 2012 à la même période, ont augmenté de 122,5 pour cent pour le diamant, de 76,9 pour cent pour l’or, de 8,9 pour cent pour les boissons non alcoolisées et de 4,6 pour cent pour la bauxite, souligne-t-on de source officielle.
En revanche, les autres productions ont baissé, notamment l’eau potable, la peinture, l’électricité, le gaz, le ciment, les boissons alcoolisées, l’alumine et la farine.
Ces contre-performances, dit-on, sont liées à la persistance de l’attentisme, consécutif au retard constaté dans l’achèvement du processus de transition politique.
Selon la «Synthèse du suivi conjoncturel à fin janvier 2013», document publié régulièrement par le ministère des Finances, la poursuite de ces tendances pourrait affecter l’objectif de croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel de 4,5 pour cent en 2013.
La même source assure qu’en glissement annuel, l’inflation avait baissé de 18,5 pour cent en janvier 2012, alors qu’elle est de 13,1 pour cent en 2013.
«Ce bon résultat est consécutif à la stabilité du taux de change» combinée aux mesures de soutien aux prix de certaines denrées et à une gestion rigoureuse du budget de l’Etat.
Dans le registre des échanges extérieurs, la valeur en douane des exportations a atteint 613,73 milliards de GNF à fin janvier 2013, soit une baisse de 44,7 pour cent par rapport à 2012. Ceci est consécutif, explique-t-on, au repli des exportations des produits miniers.
Au même moment, les importations ont diminué de 2,3 pour cent pour se situer à 1.197,02 milliards de GNF en janvier 2013 à cause du recul des importations des produits agro-alimentaires et pétroliers.
Au chapitre des finances publiques, les recettes totales et dons ont atteint 1,6 pour cent du PIB à fin janvier 2013, soit une hausse de 0,1 point par rapport à 2012. Cette situation est imputable aux efforts de renforcement des contrôles fiscaux et à l’augmentation des recettes provenant des dons.
Par rapport aux prévisions à fin janvier 2013, on note une plus-value des recettes fiscales de 0,1 pour cent du PIB, contenue par une moins-value des dons de 0,1 pour cent du PIB.
Sur la période, souligne-t-on, le faible niveau de la mobilisation des recettes non fiscales confirme en partie la morosité du climat des affaires.
Les dépenses totales de l’Etat ont atteint 0,9 pour cent du PIB à fin janvier 2013, dont 0,8 pour cent pour les dépenses courantes et 0,1 pour cent pour les dépenses en capital, soit une contraction de 0,3 point par rapport à 2012.
Le solde budgétaire hors dons, assure-t-on, a été moins élevé que prévu, soit +0,4 pour cent du PIB contre un objectif de + 0,6 pour cent à fin janvier 2013, à cause d’une forte contraction des dépenses en capital, notamment celles liées aux ressources propres.
Les règlements du service de la dette extérieure ont baissé de 0,5 pour cent en janvier 2013 en raison, précise-t-on, des allègements obtenus au Club de Paris en avril 2012. S’agissant des règlements du service de la dette intérieure, «leur exécution a été conforme» aux prévisions, soit 6,8 pour cent des recettes fiscales à fin janvier 2013, avec une hausse de leur volume de 1,5 pour cent par rapport à 2012.
Les experts du ministère des Finances assurent dans leur étude que le gouvernement est déterminé à poursuivre des réformes judicieuses et des politiques prudentes dans le cadre du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC) devant contribuer au rétablissement de la stabilité macro-économique, à l’amélioration de la gestion des finances publiques et à des progrès sensibles dans le cadre des réformes structurelles.
Source : PANA
Pour www.nlsguinee.com
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