vendredi 19 avril 2013
Manifestations en Guinée - Quelques instants après avoir été entendu sur procès-verbal par les forces de sécurité, le leader du Parti du peuple de Guinée (PPG), Charles Pascal Tolno (photo), a indiqué jeudi soir à la presse que les chefs des partis d’opposition guinéens sont comme des «esclaves de la démocratie», du fait du président Alpha Condé.
M. Tolno, qui participait à une marche de protestation des partis membres du collectif pour la finalisation de la transition et de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) qui contestent la nouvelle date, le 30 juin prochain, décidée par le chef de l’Etat pour l’organisation des élections législatives, a été interpellé, selon le gouvernement, pour avoir tenté de défier les forces de sécurité qui assuraient le maintien de l’ordre.
M. Tolno avait été interpellé avec Aboubacar Sylla, leader de l’Union des forces du progrès (UFP), par ailleurs porte-parole du collectif et de l’ADP pour, dit-on, avoir voulu forcer un barrage dressé par les forces de l’ordre pour empêcher les manifestants de passer par cet endroit qui ne faisait pas partie de l’itinéraire qui avait été choisi d’un commun accord entre les organisateurs de la marche et le gouvernement.
Le leader du PPG a indiqué avoir été insulté par des agents des forces de l’ordre qu’il reconnait, avant d’ajouter qu’il saisira le ministre de la Sécurité (Maramany Cissé) pour se plaindre de ses agresseurs qui, selon lui, développent une «violence gratuite» contre des citoyens qui veulent exprimer leur désapprobation face à des «décisions iniques».
Le gouvernement, qui avait mobilisé 1.500 policiers et 2.500 gendarmes, a assuré qu’il y a eu deux blessés conduits dans les structures sanitaires, alors que les organisateurs donnent le chiffre de 25 blessés, moins que la soixantaine lors d’une manifestation similaire en février dernier au cours de laquelle 9 personnes, dont des agents des forces de l’ordre, avaient trouvé la mort.
Le collectif et l’ADP, qui récusent l’opérateur technique de saisie, le sud-africain Waymark, appellent de tous ses vœux le vote des Guinéens de l’extérieur, avaient rejeté toutes les offres de dialogue avant d’accepter récemment de revenir à la table de négociation sous la houlette du Premier ministre, Mohamed Said Fofana, qu’ils ont jugée «sérieuse», mais durcissant le ton après la publication du décret convoquant les électeurs pour le 30 juin prochain.
Les leaders du collectif et de l’ADP, qui avaient rejeté la première date, celle du 12 mai prochain, proposée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), arguant qu’ils n’ont pas été associés aux choix, remettent cela.
Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a dépêché récemment à Conakry son représentant en Afrique de l’Ouest, Said Djinit, qui a tenté en vain de convaincre les leaders du collectif et de l’ADP de surseoir à la marche de ce jeudi.
Source: PANA
Pour www.nlsguinee.com
Les commentaires ci-dessous n'engagent que leurs auteurs, www.nlsguinee.com n'est pas responsable de leurs contenus.