mercredi 13 mars 2013
Poursuites judiciaires - L’archevêque de Conakry, Mgr Vincent Coulibaly, a lancé mardi un appel, invitant les autorités à surseoir à toute poursuite contre des leaders politiques de l’opposition soupçonnés d’être à l’origine des récents incidents, consécutifs à une marche qui se voulait pacifique pour dénoncer le refus du vote des Guinéens de l’étranger aux prochaines législatives.
Les organisateurs de la marche entendaient aussi exiger le renvoi de l’opérateur sud africain de saisie, Waymark, assurant que celui-ci a été choisi dans «une opacité totale» qui, selon eux, ne garantit aucune transparence lors des législatives, initialement fixées au 12 mai prochain par la Commission nationale électorale indépendante (CENI).
La manifestation avait provoqué des pertes en vies humaines, notamment des manifestants et des agents des forces de l’ordre, des destructions massives des biens publics et privés, des pillages de magasins, incitant le gouvernement à dire vouloir «faire toute la lumière» et à poursuivre tous « les fauteurs de troubles».
Mgr Coulibaly a dit que la suspension des poursuites judiciaires contre les leaders politiques permettra au comité de réconciliation dont il est membre de poursuivre son travail de facilitation entamé et, qui, selon lui, est sur la bonne voie.
Les leaders politiques du collectif pour la finalisation de la transition, de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) et du Club des républicains (CDR), plus d’une dizaine, avaient reçu des citations à comparaître ce jeudi devant le juge, avant que le ministère de la Justice ne publie un communiqué annonçant que «seuls les organisateurs» de la marche se présenteront devant le procureur.
On retrouve parmi les leaders, les anciens Premiers ministres Sidya Touré, Cellou Dalein Diallo et Lansana Kouyaté et l’ex-ministre des Finances, Kassory Fofana, tous anciens collaborateurs du défunt président Lansana Conté.
Dans sa déclaration, l’archevêque de Conakry a également appelé la presse nationale à «plus de professionnalisme et de retenue» pour le retour de la paix sur toute l’étendue du territoire national.
Avant lui, la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) avait dénoncé après les incidents «le manque de professionnalisme» de la presse nationale qu’elle accuse d’attiser le feu au lieu de fournir «la vraie information» aux populations.
Pour sa part, le gouverneur de la capitale, le commandant Sékou «Resco» Camara, poursuit sa tournée de sensibilisation à travers les cinq communes où il se fait aider par les maires et les chefs de quartiers dans sa campagne, exhortant les populations au calme, à la retenue et à la bonne cohabitation.
«La Guinée est une famille et nous sommes condamnés à vivre ensemble pour le bonheur de tous», ne cesse-t-il de répéter lors de ses déplacements dans les différentes communes de Conakry, habitées par plus d’un million de personnes.
Source: PANA
Pour www.nlsguinee.com
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