samedi 09 mars 2013
Depuis l’arrivée de monsieur Alpha Condé au pouvoir, les difficultés d’ordre économique qui ont toujours rongé le peuple de Guinée, dans son ensemble, se sont transformées en haine et affrontements entre communautés.
Les forces de l’ordre chargées d’assurer la sécurité des citoyens n’hésitent plus à prendre part en soutenant les groupes de loubards et la milice recrutés par le parti au pouvoir, avec pour conséquences la destruction ciblée des maisons, des commerces, l’assassinat ciblé, des viols, des violences sur une catégorie de citoyens.
Tout ceci, sans que les autorités, qui en réalité commanditent et appuient ces actes criminels, ne prennent des dispositions pour arrêter les loubards et la milice du RPG. La situation actuelle dans notre pays reste très grave. Et si des dispositions urgentes ne sont pas prises, la Guinée risque de basculer dans la guerre civile car les opprimés vont vouloir se faire justice – eux même – n’ayant aucune autorité pour les secourir.
C'est pourquoi, réitérons l’appel déjà lancé par le Collectif – ADP & CDR et appelons la CEDEAO, l’Union Africaine, l’Union Européenne, la France, les Etats Unis, les Nations Unies et toutes les Institutions Nationales et Internationales à soutenir le peuple de Guinée qui est dirigé par un chef d’Etat violent qui encourage la confrontation ethnique dans le pays.
Depuis la manifestation pacifique et autorisée de l’Opposition guinéenne (Collectif, ADP et CDR), des loubards, une milice armées (les Donzos) et des hommes en uniforme attaquent, blessent, violent et tuent dans les quartiers réputés proches de l’Opposition.
La responsabilité de l’Etat est indéniable et des représentants de cet Etat continuent, au mépris des lois qui protègent chaque citoyen guinéen, à pratiquer l’arbitraire. Le Président élu, dans des « circonstances difficiles à expliquer », a bâti toute sa stratégie sur la division et l’ethnocentrisme.
Compte tenu de ce qui précède, les structures de l’UFDG sises hors de la Guinée se sont concertées et ont décidé, dans un premier temps, de condamner avec la plus grande énergie les atrocités subies par les guinéens.
Nous exigeons des autorités de prendre toutes les dispositions utiles, immédiatement, pour traduire devant les juridictions compétentes toutes les personnes responsables de ces actes barbares et inacceptables.
Nous exigeons :
• la libération, sans conditions, de toutes les personnes arbitrairement arrêtées depuis le 27 février 2013 ;
• la prise en charge, par l’État, de tous les blessés et toutes victimes de la violence entretenue par l’État ;
• le dédommagement des pauvres personnes qui ont perdu leurs commerces et maisons.
Egalement, nous demandons à nos militants et de tout le peuple de Guinée de rester mobilisés plus que jamais pour faire aboutir les revendications légitimes de l’Opposition qui sont conformes à notre Constitution ; la désignation d’un opérateur technique crédible et consensuel et le vote des guinéens vivant à l’étranger (prévu dans la constitution) restent le gage d’une élection crédible et acceptée de tous.
A tous les partis de l’Opposition réunis autour du Collectif, de l’ADP et CDR, nous vous exprimons notre soutien indéfectible dans la lutte pour l’avènement de la démocratie et l’État de droit, et vous encourageons de persévérer, malgré les rudes conditions que vous rencontrez.
Finalement, nous adressons nos sincères condoléances à toutes les familles des victimes qui ont injustement perdu les leurs. Et nous réitérons l’appel de nos Leaders envers tous les militants et sympathisants de l’Opposition d’apporter une aide significative aux victimes et aux familles des victimes.
Plus jamais la dictature dans notre pays.
Mercredi, le 06 mars 2013
Les Fédérations UFDG à l’étranger
Pour www.nlsguinee.com
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