Guinée : L’homme fort c’est le peuple !
mardi 02 mai 2006
Quand un petit groupe d’individus, choisit de traîner tout un peuple dans la boue! C’est un aveuglement qui le disqualifie pour l’atteinte des objectifs (le respect et la reconnaissance) qu’il espérait obtenir par la mauvaise formule…en trichant !
Tous ceux qui s’expriment sur la situation actuelle de la Guinée ont souvent tendance à citer des personnalités; qui, à un moment donné dans l’histoire de l’humanité, ont eu l’opportunité de laisser leurs empreintes positives pour la postérité. Par leurs actions, par leurs idéaux. Ce sont des hommes et des femmes admirables et remarquables et qui ont su, et compris,
« qu’on ne s’élève pas en rabaissant les autres »
Les grandes personnes accomplissent des grandes choses dit-on … ! Cela n’a rien à avoir avec la corpulence physique. Nous voulons tous faire partie de ce qui est beau et admirable. Aujourd’hui un pays qui a réussi est un pays qui a su valoriser ses potentialités y compris ses enfants. C’est ce qui attire la migration dans les pays développés; le fait d’aller chercher une meilleure vie ailleurs. Quand on décide de laisser ce qu’on aime et ceux qu’on aime. Avec l’idée que « c’est le moindre mal! » Cela n’est pas de gaieté de cœur.
Le tourisme, les voyages d’affaire ou les études sont des déplacements pour une période bien déterminée. L’immigration qui se fait entre citoyens de pays développés; c’est à dire des gens qui changent de pays; non pas pour des causes liées à des problèmes économiques ou politiques de leurs pays d’origine. Mais plutôt pour investir leurs avoirs ou compétences dans le pays d’accueil. Ou, parce qu’ils ont été séduits par la beauté, l’hospitalité de leur pays d’accueil. Parmi eux, on peut curieusement compter des personnes en provenance de l’Afrique noire! Pour dire que la grandeur des dirigeants ne se mesure pas par leur taille physique; mais par leurs réalisations pour leurs peuples. Et qu’il y a quand même de la place pour l’espoir; il suffit de s’en inspirer. Il faut avouer que tout n’est pas parfait dans ces pays d’Afrique. Cependant, ça confirme l’adage populaire qui dit « quand on veut, on peut! »
L’important aujourd’hui pour tous les Guinéens et Guinéennes qui veulent en finir avec le régime et ses sympathisants; est de ne pas se tromper d’adversaire. Autrement ce sera la confirmation de la malédiction des enfants d’un pays béni!!!
Pour ma part je continue de soutenir et de croire que compte tenu de la situation actuelle de notre pays il y a trois possibilités :
1. Continuer avec le statu quo jusqu’à ce que le pays se désagrège complètement et que ce soit des étrangers qui viennent régler la situation à leurs propres avantages. (Ils ont déjà tous leurs pions bien placés en Guinée) et peut être rebaptisé le pays avec un nouveau nom! Pendant qu’ils y seront… Et par la suite liquider les reliquats d’autochtones pour faire un vrai nettoyage et vivre une belle vie. Car le pays est doté de tout pour offrir une belle vie à des gens éclairés et bénis. Ce qui n’a rien à avoir avec la « bénédiction » des dirigeants actuels.
2. Le régime accepte la mise en place des recommandations issues de la concertation du 17-20 mars 2006; dans ce cas de figure le plus important à mon avis serait que chaque guinéen oublie son importance; ses compétences etc.. Et qu’il ou elle se sente tout simplement citoyen guinéen. Donc, soutenir par tous les moyens possibles l’équipe qui sera mise en place. Afin qu’elle puisse accomplir sa mission dans les meilleures conditions et dans les délais prévus.
3. Une révolte populaire organisée ou pas qui entraînera le chaos final. Et qui occasionnera des morts et pas toujours là où on peut le deviner! Avec plusieurs conséquences imprévisibles qui aboutiront sur le meilleur ou le pire. Le meilleur dans ce cas serait l’apparition d’un groupe de patriote; qui sauront remettre « l’ordre » et faire redémarrer le pays. (En utilisant leurs moyens financiers et leurs relations) Et si jamais c’était le pire; cela ressemblerait au premier scénario que j’ai suggéré en plus de la mise en tutelle du pays par les organisations internationales! Pour ne pas éclabousser les pays voisins qui s’en sortent et bougent !
Tous les acteurs de la concertation nationale de mars 2006 devraient à mon avis; penser à une intervention musclée. Au cas où le groupe actuel au pouvoir, refuserait ou commencerait à créer des problèmes quant à la mise en place des recommandations issues de la concertation pour la transition. Ils devraient savoir que la majorité des Guinéens et Guinéennes sont avec eux. Que parmi les Guinéens de l’intérieur comme ceux de l’extérieur il y une grande variété de compétences pour les soutenir et cela dans presque tous les domaines. Pour éradiquer le groupe de sangsues du pays.
Sincèrement
par Bilguissa BARRY
Montréal CANADA
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