mercredi 06 mars 2013
Sécurité - Le Haut commandement de la Gendarmerie guinéenne et le ministère de la Sécurité, de la Protection civile et de la Réforme des services de sécurité ont réitéré mardi leur appel à la non-violence face aux actes de vandalisme et de banditisme en cours dans certains quartiers de Conakry.
Cet appel survient après le tête-à-tête, lundi, pendant quarante minutes entre le président Alpha Condé, la classe politique et les chefs religieux au cours duquel il a été décidé que le Premier ministre, Mohamed Said Fofana, rencontrera dans un « bref délai » les acteurs politiques.
Selon un communiqué, les deux institutions demandent aux populations de Wanidara, Cosa et Matoto, quartiers du nord de la haute banlieue, majoritairement acquis à la cause de Cellou Dalein Diallo, leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et chef de l’opposition, d’observer «la plus grande prudence» et de faire preuve d'une extrême vigilance pour leur sécurité.
Les signataires du communiqué assurent que des bandes organisées armées de ces quartiers, profitant des troubles qui ont succédé à la marche du 27 février dernier, s’attaquent aux domiciles privés pour les piller et les saccager.
Ils précisent que les forces de Gendarmerie et de Police sont déployées sur différents axes et patrouillent régulièrement pour assurer la sécurité des Guinéens et de leurs biens.
Les opérations actuelles de maintien de l’ordre, précisent-ils, ne concernent en aucun cas la gestion d’une manifestation autorisée, mais bien des actes de banditisme mettant en danger la vie et les biens des citoyens.
«Les forces de sécurité s’emploient à rétablir l’ordre dans le strict respect de leur mission fondamentale de protection des populations civiles, des règles d’engagement et de proportionnalité face aux attaques et menaces auxquelles les populations et elles-mêmes sont exposées», indique le communiqué.
La même source indique que plusieurs informations concordantes font état d’un groupe d'individus mal intentionnés diffusant volontairement de fausses informations par SMS ou des appels téléphoniques pour envenimer la situation et nourrir les tensions.
Les forces de sécurité appellent la population à «une extrême vigilance et à une collaboration constante» avec les forces de l’ordre pour rétablir le calme.
On rappelle qu’à la suite d’une marche qui se voulait pacifique de certains partis d’opposition exigeant le vote des Guinéens de l’étranger et le retrait de l’opérateur sud-africain de saisie, Waymark, pour les législatives du 12 mai prochain, des violences et des destructions de biens publics et privés ont émaillé la manifestation.
Source: PANA
Pour www.nlsguinee.com
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