mercredi 06 mars 2013
Economie - Le président guinéen, Alpha Condé, a invité mardi les opérateurs économiques nationaux reçus en audience à sa demande, à 'se mettre rapidement' en rapport avec le gouvernement pour faire l’état des lieux à la suite des actes de vandalisme perpétrés contre eux à la suite d’une marche de certains partis d’opposition.
M. Condé à dit à ses interlocuteurs que l’Etat verra ce qu’il est possible de faire pour réparer les dommages causés par des manifestants en furie qui ont profité d’une marche organisée par le collectif des partis pour la finalisation de la transition, l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) et le Club des républicains (CDR).
Les organisateurs de la marche entendaient exiger le vote des Guinéens de l’étranger et le retrait de l’opérateur sud-africain de saisie, Waymark, dans la perspective des élections législatives prévues le 12 mai prochain.
Le président Condé, qui a dit reconnaitre la liberté de manifester prévue par la constitution, a averti que la loi sera appliquée dans toute sa rigueur, annonçant que toutes les personnes, reconnues coupables d’actes de violence et de vandalisme et toutes celles à l’origine d’incitation à la haine comparaitront devant la justice.
'Personne ne viendra me voir pour me demander l’application de la grâce pour tel ou tel autre (…) Je vous assure que personne ne pourra me dévier de mon objectif, celui de développer la Guinée, de donner du travail aux jeunes et aux femmes', a-t-il déclaré sur un ton ferme.
Après les actes de violence perpétrés mercredi dernier, qui ont fait des victimes et les actes de vandalisme toujours en cours dans certains quartiers de la capitale, le chef de l’Etat qui a reçu, lundi pendant une quarantaine de minutes, la classe politique, les chefs religieux et la société civile, a ordonné à son Premier ministre, Mohamed Said Fofana, 'd’ouvrir rapidement' des discussions avec les leaders politiques.
Intervenant à leur tour, les opérateurs économiques ont demandé au gouvernement de renforcer la sécurité sur leur lieu de travail, notamment au marché de Madina, le centre névralgique des affaires du pays, toujours fermé à cause des craintes d’attaques des loubards qui ont pillé et incendié plusieurs magasins et les dégâts ont été estimés à des centaines de milliards de francs guinéens par le groupement des opérateurs économiques.
Le Haut-commandement de la gendarmerie et le ministère de la Sécurité ont publié mardi un communiqué conjoint, assurant que 'des bandits armés' continuent de semer la terreur dans les quartiers de Wanidara et Cosa, banlieue nord de la capitale, fief de certains partis d’opposition à l’origine de la marche, où les forces de sécurité continuent les patrouilles en vue d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens.
Source: PANA
Pour www.nlsguinee.com
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