dimanche 03 mars 2013
Manifestations en Guinée - Le gouvernement guinéen a exprimé samedi sa satisfaction après le retour du calme dans plusieurs quartiers de la capitale, à l’exception de certains endroits de la haute banlieue, notamment sa partie sud, où un manifestant a trouvé la mort dans la nuit de vendredi.
Dans un communiqué rendu public par le porte-parole, Damantag Albert Camara, le gouvernement dit regretter les pertes en vies humaines, notamment de deux manifestants et d’un policier depuis le déclenchement, mercredi dernier, des manifestations consécutives à une marche de l’opposition qui se voulait pacifique.
Les organisateurs de la marche exigent «le retrait, sans délai» de l’opérateur sud-africain de saisie, Waymark, et le vote des Guinéens de l’étranger aux prochaines élections législatives, prévues le 12 mai prochain.
Le gouvernement, qui a promis de faire «toute la lumière» sur les pertes en vies humaines, a précisé que depuis le 26 février dernier, les éléments des forces armées restent consignés dans leurs casernes, le maintien de l’ordre étant assuré par les agents de la police et la gendarmerie, avant d’appeler les leaders politiques à contenir leurs militants.
Le président Alpha Condé, qui a appelé, vendredi soir, dans un message à la nation, au calme et à la retenue, doit recevoir, lundi prochain, la classe politique en vue d’ouvrir des discussions et trouver des solutions au bras de fer qui oppose depuis quelques mois le pouvoir à des partis d’opposition, réunis au sein du collectif pour la finalisation de la transition, de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) et du Club des républicains (CDR).
Pour sa part, le gouverneur de Conakry, le commandant Sékou «Resco» Camara, a ordonné la fermeture ce samedi du grand marché de Madina, centre névralgique des affaires, où, vendredi, les commerçants malinkés (ethnie du président Condé) et peuls (ethnie de Cellou Dalein Diallo, chef de l’opposition), les plus importantes communautés du pays, se sont livrés durant plusieurs heures de violentes bagarres ayant abouti à des actes de pillage et de vandalisme des magasins, dont des dizaines ont été incendiées.
Les chefs religieux, chrétiens et musulmans, notamment Mgr Vincent Coulibaly, archevêque de Conakry, et El hadj Mamadou Saliou Camara, imam ratib, par ailleurs co-présidents de la commission de réconciliation nationale, ont appelé au calme et à la retenue, invitant spécialement «les jeunes à mettre fin aux violences» et à laisser «les politiciens régler leurs problèmes» pour le bonheur de tout le pays.
Depuis le début des manifestations, plus de 150 personnes ont été blessées, dont certaines grièvement et sont internées dans les structures hospitalières, des biens publics et privés ont été endommagés.
Source: PANA
Pour www.nlsguinee.com
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