jeudi 28 février 2013
Des dizaines de blessés à la suite de jets de pierres ont été acheminées, mercredi en début d’après-midi, dans des structures sanitaires de la capitale guinéenne où les médecins sur place ont mis les bouchées double pour administrer les premiers soins, a-t-on constaté sur place.
La manifestation de certains partis d’opposition, qui semblait avoir bien commencé le matin depuis le point de départ dans le quartier Enco 5, en banlieue nord de Conakry, a dégénéré lorsque les manifestants, en route pour regagner le Stade du 28 Septembre, lieu de clôture de la cérémonie, ont échangé des jets de pierres sur leur itinéraire, aux environs du quartier Hamdallaye, avec des militants supposés appartenir au Rassemblement du peuple de Guinée (RPG), au pouvoir.
Les partis réunis au sein du collectif pour la finalisation de la transition, de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) et du Club des républicains (CDR), initiateurs de «la marche pacifique» ont affirmé que «ce sont les militants du RPG» qui ont attaqué leurs militants qui ont riposté, ajoutant que les forces de l’ordre ont également brutalisé leurs militants.
L’itinéraire choisi cette fois, traversant des quartiers acquis majoritairement à la cause du leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, chef de l’opposition, ont indiqué de nombreux observateurs, ne pouvait que conduire à des affrontements, notamment vers le quartier Hamdallaye où se trouve le siège du RPG.
Cependant, en vue de prévenir les affrontements et autres débordements humains, le Haut commandant de la gendarmerie nationale, le général Ibrahima Baldé, et le porte-parole du gouvernement, Damantag Albert Camara, avaient averti mardi soir, sur les antennes de la Radio Télévision Guinéenne (RTG), que l’autorisation de la marche n’était pas synonyme d’anarchie et que «tout acte délictueux serait réprimé».
Le gouvernement, qui avait pris l’habitude d’interdire tout regroupement pour le respect de l’ordre public, a levé récemment cette disposition, autorisant les manifestations dans le respect de l’ordre et de la loi et assurant que les organisateurs seraient poursuivis en cas de débordements.
Plusieurs manifestations des différents blocs organisant «les marches pacifiques» qui dénoncent «la préparation des fraudes» du gouvernement dans la perspective des élections législatives du 12 mai prochain se sont terminées dans la violence, provoquant des dizaines de blessés de leurs militants, des forces de l’ordre ou de simples citoyens ne prenant pas part à ces mouvements de foule.
En amorçant la manifestation, le leader de l’UFDG avait appelé les institutions républicaines et les chefs religieux à intervenir auprès du président Alpha Condé pour l’ouverture «d’un dialogue sincère et fructueux» pouvant permettre d’organiser des élections crédibles et transparentes.
Le gouvernement a annoncé récemment l’organisation, le 4 mars prochain, d’une rencontre entre le chef de l’Etat et la classe politique en vue de dissiper les malentendus.
Source: PANA
Pour www.nlsguinee.com
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