mercredi 30 janvier 2013
Des partis de l'opposition guinéenne décidés à en découdre avec le pouvoir - Des partis d’opposition guinéens ont déclaré mardi au cours d’un point de presse, qu’ils allaient lancer à compter du 7 février, des manifestations de contestation publique pour que ses revendications liées aux prochaines législatives soient prises en compte.
Les leaders de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), du Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et du Club des républicains (CDR), ont annoncé que des «manifestations illimitées dans le temps» seront organisées sur toute l’étendue du territoire national, y compris les cinq communes de Conakry.
«Nos manifestations ne s’arrêteront pas tant que nos revendications ne sont pas prises en compte», a martelé Aboubacar Sylla, porte-parole de l’ADP et du collectif et président de l’Union des forces du changement (UFC).
Les leaders politiques exigent le départ de l’opérateur technique, le Sud-Africain Way Mark, dont ils ont dénoncé «le recrutement sans appel d’offres public» avant de demander au pouvoir d’autoriser le vote des guinéens de l’étranger, prévu selon eux par la constitution.
En dépit de la recomposition paritaire de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) intervenue en novembre dernier -une de leurs exigences- les leaders politiques ont assuré que les deux points constituant la pomme de discorde ont toujours figuré au tableau de leurs revendications.
«Nos rangs sont en train de grossir tous les jours. Nous avons enregistré coup sur coup la venue de Jean Marc Telliano (ministre limogé), celle de Kassory Fofana et de Boubacar Barry du CDR», a dit le porte-parole.
Les opposants ont accusé le président de la CENI, Bakary Fofana, ancien ministre des Affaires étrangères pendant la transition, de prendre «la CENI en otage» avec des prises de décision qu’ils jugent unilatérales à la place de la plénière qui, soulignent-ils, devrait discuter et adopter des positions consensuelles ou soutenues par la majorité des membres.
Parmi les manquements dont le patron de la CENI, issu de la société civile, serait coupable, les conférenciers ont énuméré «la dissimulation» du rapport d’une mission de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), la mise en place d’un comité technique de révision de la liste électorale qualifié d’une «CENI dans la CENI», la publication de façon solitaire d’un chronogramme des législatives.
Les leaders de l’ADP, du collectif et du CDR reprochent à Fofana de procéder, en complicité avec le pouvoir, au transfert des données du système SAGEM vers Way Mark sans les associer à cette opération.
Abordant la révision des listes électorales dont la question de l’opérateur divise la mouvance et des partis de l'opposition, le président de l’Union des forces républicaines (UFR), Sidya Touré, a dit qu’en mai 2012, plus de 500.000 nouveaux électeurs ont été ajoutés au fichier électoral sans que l’opposition ne sache sur quelle base.
Selon lui, l’écrasante majorité de ces électeurs vient de la région de Kankan, la Haute-Guinée, région considérée comme le bastion du parti au pouvoir.
Source : PANA
Pour www.nlsguinee.com
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