mercredi 30 janvier 2013
Comme dit un proverbe de chez nous, tout ce que la saison des pluies fait la saison sèche défait. En ce début de saison sèche, le paysage devient sec. Période favorite pour la propagation des feux de brousse.
Tout le long de la route nationale de Conakry à Kankan la brousse brûle. Une épaisse fumée noire enveloppe la nature. Le feu consume tout partout. La faune et la flore prennent un sérieux coup.
Les animaux, insectes rampants et volants sont mis à rude épreuve par ces feux de brousse. Dans le meilleur des cas ils sont obligés d’émigrer et au pire à être calcinés par le feu qui ravage tout sur son passage.
Ainsi, la faune et la flore font les frais de la folie des hommes et de l’impunité. Car ce phénomène, qui est le mal guinéen menace toute existence en brousse. Impunité en ville et en brousse. Ni les hommes, ni la nature encore moins les animaux ne sont épargnés.
Quant aux rivières, marigots et autres cours d’eau, autrefois protégés par une immense forêt, sont désormais à ciel ouvert. La déforestation est passée par là aussi. Causant le tarissement des sources d’eau aux temps immémoriaux dès le début de la saison sèche.
Ce fléau a entre autres conséquences, la dégradation de l’environnement. D’où cette interrogation, que font les ministères en charge de l’environnement et des eaux et forêt ? Est-il besoin de rappeler qu’autrefois, il était préférable pour un homme de tuer son semblable que de mettre le feu dans la nature. Le phénomène était criminalisé.
Les ministères de l’environnement et des eaux et forêts sont pléthoriques dans la capitale. Mais ils sont absents là où ils devaient se trouver. Abandonnant la nature à son sort.
Le département de l’environnement se contente d’épingler de temps en temps des industriels dans la capitale. Les accusant de pollution. Histoire de se remplir les poches. Quant à la brousse, elle n’a qu’à se débrouiller. Les services compétents ferment les yeux sur le drame que connait la nature dans le pays profond.
Or il n’est point besoin d’être un écologiste pour savoir que les feux de brousse qui ravagent faune et flore à l’intérieur de la Guinée auront des conséquences fâcheuses pour les générations présentes et surtout future.
Alors faut-il observer ce drame et rester passif ? Comme dit un slogan, nous n’avons pas hérité la terre de nos parents, nous l’avons empruntée à nos enfants.
D’où l’impérieuse nécessité de protéger les cours d’eau, la faune et la flore. De ce trio, l’homme tire son existence. Observer cet homme les détruire sans réagir ressemble plutôt à un suicide collectif.
Habib Yembering Diallo
Analyste et Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
Contact : habibyambering@yahoo.fr
Tel: (+224) 62 29 11 95
Pour www.nlsguinee.com
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