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    Libre opinion : La Guinée victime des maux des mots

    Sotelgui S.A

     mardi 29 janvier 2013   

    Dictateur et dictature, tyran et tyrannie, ethniciste et ethnie, victimes et bourreaux, l’Etat barbare, tel peut être synthétisé le vocabulaire de Guinéens, sempiternels insatisfaits et revanchards chroniques. Que veulent-ils ? Que cherchent-ils ? Et pourquoi toujours eux, jamais les autres ?

    Tant de questions et d’interrogations dont les réponses permettraient de comprendre les maux de la Guinée, ses origines et les acteurs de son malheur.

    De Sékou Touré à Alpha Condé en excluant la parenthèse Lansana Conté dont l’œuvre a constitué à livrer le pays aux narcotrafiquants, aujourd’hui insatisfaits, les mots d’une partie de petits guinéens, aux tares congénitales, ont fragilisé les piliers de la Nation.

    Aveuglés par la haine envers les autres, ils n’ont jamais compris que notre pays est de composition sociale variée ce qui impose à tous le nécessaire vivre-ensemble avec des valeurs partagées.

    Sékou Touré a été, pour eux, un « dictateur ». Lansana Conté leur a concédé le pouvoir économique. En ce moment, ils étaient entrés dans leurs petits souliers. Dadis est identifié au 28 septembre 2009 parce qu’il les a faits trembler en s’attaquant à leurs activités préférées : le trafic de drogue et de faux billets de banque.

    Quant à Alpha Condé, tombeur de leur tour qui n’arrivera jamais, il est accablé des maux qui ont pour auteurs toutes ces canailles qui ont plongé le pays dans le marasme duquel il tente difficilement de s’en extraire. Malgré tout, les éternels revanchards, à la plume trempée dans l’encre de la haine, continueront à vouer aux gémonies le pouvoir qui leur a échappé. Seraient-ils des apatrides ?

    Oseraient-ils noircir autant le tableau guinéen avec de la peinture dégoulinant des pinceaux qui bavent sur la réalité guinéenne s’ils avaient remporté l’élection présidentielle? Pouvaient-ils poursuivre de criailler si leur choix mille fois assassin de pauvres et malheureux jeunes orphelins ou considérés comme tels avait remporté le fauteuil présidentiel ? Je suis triste de partager la même patrie avec ces êtres à la haine endémique !

    La mauvaise foi et la rancœur ne peuvent constituer un apport positif à un pays. En ce moment qui est barbare ? Eux qui ne respectent pas la République ou les autres qui se battent pour instaurer un Etat de droit ? Entre eux, si indisciplinés dans les rues guinéennes, et les autres qui rament pour mettre la Guinée debout, lesquels sont tyrans ou barbares?

    Un peu de probité intellectuelle n’enlève rien à soi, ai-je envie de leur dire !

    L’Etat barbare appartient à la gouvernance de leur temps et aux réseaux qu’ils persistent à entretenir. Pour les patriotes guinéens, il est derrière eux maintenant. L’alignement des qualificatifs dénaturant la réalité guinéenne démontre qui, en Guinée, est barbare ou cultive la barbarie. En revanche, les populations des montagnes ou de la Forêt, de la savane ou des côtes ne partagent pas leur dérive qu’ils souhaitent être celle de la Guinée ! Les choses sont entrain de changer. Vous aussi changez de mentalité !

    De l’indépendance à nos jours, la grande plaie de la Guinée a été le mensonge des fils et filles qui s’autoproclament, ici et ailleurs, certificateurs du bon ou mauvais président dont elle aurait besoin.

    Pourquoi chaque pas réussi en Guinée décroche-t-il chez eux une ivresse qui les plonge dans le délire démentiel ? Pourquoi tombent-ils en transe haineuse comme un épileptique quand ils apprennent les « Nouvelles » vraies de la Guinée ?

    Aveuglés par la haine, ils s’auto désignent dispensateurs de qualité qu’eux-mêmes ont perdue dans les effluves alcooliques ou alcoolisées. Simplement, ils ont peur de voir notre patrie réussir le changement sans eux parce qu’ils se sont volontairement mis à l’écart.

    Mais qu’ils sont amnésiques trop tôt et assez vite !

    Ils parent les icônes de la misère des Guinéens de toiles embellies de couche de vernis mensonger comme si la Guinée venait d’être la proie nouvelle de la mauvaise gouvernance. D’où nous vient l’héritage dont le chapelet s’égrène sous leur plume ? D’aujourd’hui ou du temps de leurs idoles à la cupidité incontestée?

    Les maux de la Guinée, n’est-ce pas, s’accolent et se confondent avec leurs gouvernants d’hier?

    Oui ouvrons les yeux ! Tendons les oreilles et écoutons l’histoire douloureuse de notre pays !

    Quel mérite y-a-t-il de faire cabrer son cheval de bataille pendant que ceux des autres avancent dans un mouvement de solidarité agissante parce qu’au bout du canon, de la flèche, de la lance ou de la simple volonté se trouve un destin commun qu’il faut épargner des sordides manipulations qui, heureusement, ont mille fois échoué à chaque tentative ? Sauf que cet échec plombe l’évolution heureuse de la société guinéenne.

    Quelques réussites, cependant, pour clore. C’est fini ces fonctionnaires virtuels qui continuaient de percevoir le salaire, même exilés. Ça fait mal et je comprends la hargne ! Finis la drogue et les faux billets qu’ils introduisaient en Guinée. Certains se sont déjà exilés. Ça révolte, mais aucune compassion à exprimer !

    Est venue l’unicité des caisses. Fin des détournements qui étaient la valeur ajoutée à leur mercantilisme. Vous comprenez pourquoi dédaignent-ils les vraies et réelles « Nouvelles » de Guinée ?

    De Kamsar à Boké, Boffa, Fria puis Conakry, j’ai écouté le paysan, le pêcheur du terroir et l’ouvrier de CBG…. Ceux-là ont vu la Guinée traverser la nuit des épreuves, connu le jour des changements. Ils ont assisté, témoins, à la chute de générations d’hommes qui se méprenaient de la pérennité de la Nation et de ses citoyens. Des propos tenus, j’ai retenu que la Guinée va mieux.

    J’ai compris qu’un pays ne se développe pas quand certains de ses enfants s’y opposent en s’accrochant à l’histoire qui est une œuvre commune. Celle-ci voudrait, sans l’enseigner, que les générations d’Hommes se lèvent et défendent l’idéal de la non répétition ou reproduction des faits malheureux rencontrés, ici et là, au cours de l’évolution. Il ne suffit pas de réciter les ratées du passé telles des sourates ou des psaumes.

    Les grandes Nations sont celles qui connaissent la participation de ses citoyens à son édification. C’est pourquoi elles leur garantissent la liberté afin de s’armer davantage d’intelligence et de génie créateur pour pourvoir toujours à sa grandeur.

    Lorsque je suis sorti des échanges avec le fonctionnaire de Macenta, l’étalagiste de Kissidougou, le boucher de Faranah, l’agriculteur de Lola, le pompiste de Mamou, la vendeuse de lait de Linsan …, je me suis surpris de comprendre que des Guinéens sont accrochés des périodes tristes de l’aube de l’histoire de notre souveraineté comme si l’Allemagne n’avait pas existé dans l’histoire de la France. Or ces deux pays constituent aujourd’hui le moteur de l’Europe. Comme si l’apartheid n’avait pas sévi en Afrique du Sud, comme si la discrimination n’était pas autrefois le mode de vie aux USA. Comme si la théocratie n’avait pas eu de beaux jours au Fouta Djallon.

    Mais ces populations (sauf encore en Guinée) se sont mises à l’idée que ni la vengeance, ni la revanche, ni la noire et sourdine rancune ne pouvaient construire leur pays respectif. Elles ont simplement dit plus jamais ça ! Ensemble, elles ont commencé à écrire une nouvelle page de leur destin commun, à créer un espace nouveau et à asseoir leur démocratie sur le socle de la liberté, elle-même, une construction sociale. Et leur pays s’est mis debout pour toujours. Maintenant, il est une sorte de modèle dont on parle fréquemment, mais en oubliant inconsciemment les affres, stigmates indélébiles devenus le gardien qui veille sur la marche progressive de leur société.

    De Conakry à Lola, j’ai traversé plusieurs villes, aujourd’hui illuminées, dans lesquelles je prenais du temps pour rencontrer des frères et sœurs d’ici.

    Des échanges, j’en ai eus. Que des discussions, comparaisons, frustrations évoquées, révoltes exprimées. Au finish, la convergence de l’intérêt commun nous accordait le plus souvent.

    Le temps des gouvernements successifs guinéens sont mieux connus de nos concitoyens de l’intérieur plus que ces acharnés d’un passé qu’ils ne veulent jamais révolu. Le peuple a la mémoire, mais sûrement différente de celle de ces plumitifs et pauvres revanchards abonnés à la désinformation.

    Le Guinéen vise la paix, la fraternité et en cela il ne cesse de répéter que « la Guinée est une famille.» L’imbrication des liaisons, des mariages, l’implantation diversifiées des populations dans les quatre régions naturelles, leur mixage indépendamment des mariages, et la foi religieuse modulent et modèrent les ardeurs que les tribalistes expriment avec aigreur, virulence et violente sous leurs plumes.

    Un homme et un gouvernement seuls ne peuvent construire un pays. Ils sont des indicateurs de la direction de la marche à entreprendre. C’est aux populations de bâtir leur Nation et de créer le bonheur en ayant pour garant l’Etat.

    Faisons bref ! La plupart des populations rencontrées a conscience que la Guinée est en marche qu’on le refuse ou non, qu’on veuille l’entendre ou non.

    A N’Zérékoré comme à Zowota, j’ai parlé avec les victimes du sabotage de Vale qui a occasionné des morts que nous déplorons. Les lointains observateurs en parlent avec inconscience en pointant du doigt accusateur le pouvoir central. Les concernés évoquent l’incident avec amertume et regret. Pour eux, ils ont été victimes d’une grossière manipulation. Les politiciens les avaient infiltrés et ont réussi à détruire les matériels de la société. Conséquence : des milliers de jeunes sont au chômage aujourd’hui. La même opposition politique a perdu la langue. Elle ne parle pas de leurs difficultés actuelles. Mais aussi surprenant que cela apparaisse, ce sont des haineux qui s’en font faussement écho à travers de honteuse masturbation intellectuelle.

    S’ils pouvaient raconter la vérité de ce qui est arrivé à Zowota, nous pouvions confronter nos versions ? Mais qu’en savent-ils réellement ?

    L’intoxication, la désinformation et la manipulation, je ne peux laisser passer ! Les Guinéens n’en ont qu’assez d’en souffrir !

    Connaissons-nous un historien qui raconte une histoire qu’il ne maîtrise pas ? Les voilà réussir cet exploit, ces certificateurs. Ils n’ont cure de partager la peine du Guinéen. En bons récupérateurs et falsificateurs de faits, ils font de leur cruel mensonge contre la Guinée des fonds baptismaux. Honte et malheur à eux !

    Le combat pour le bonheur dans notre pays ne profitera pas seulement au président Alpha Condé qui partira, un jour, en laissant après lui la même Guinée. Ce bonheur est national ; c’est-à-dire il se partagera comme nous avons consommé, tous, ensemble, y compris les auteurs, la misère qui nous a été longtemps servie par ceux qui se sont mués aujourd’hui en opposants politiques ainsi que leurs accessoires plumitifs.

    N’oublions pas que nous n’avons qu’une seule et unique patrie : la Guinée !

    Paris, le 27 janvier 2013

    Jacques KOUROUMA
    Pour www.nlsguinee.com

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