lundi 14 janvier 2013
Parodie de justice, simulacre d'enquête, les institutions de notre pays marchent sur la tête ! Il serait temps que les Guinéens se réveillent et demandent des comptes à ceux chargés de les représenter, alors que ces derniers ne s'intéressent qu'à leurs intérêts.
Sinon comment comprendre le refus d’un procureur de la République, je dis bien procureur de la République, de convoquer des personnes comme le général TOTO, le Commandant RESCO Camara et compagnies ne serait-ce qu’en qualité de témoins, après des révélations aussi dangereuses que celles faites par le chef de gang le plus redouté de la République en la personne de Mohamed Lamine Conté alias « SOUKA » ?
Comment ne pas éprouver un sentiment de révolte et de rage quand on s'aperçoit que la justice guinéenne devient complice de délinquants coupables de crimes de toutes sortes ?
Du fond de leurs cachots, certains criminels doivent être pleins de rancœurs car ils voient bien qu’en termes de délinquance et de criminalité, certains font pire et ne sont pas inquiétés.
Le dégoût suscité par autant de manque de respect de la population guinéenne qui ne s’attendait qu’à connaitre enfin la vérité sur la terreur qui s’abat sur elle depuis une décennie environ, avec des attaques à mains armés quasi-quotidiennes qui se soldent le plus souvent par des pertes en vies humaines, ne peut qu'approfondir la crise de confiance ressentie par le citoyen guinéen vis-à-vis d'Institutions supposées protéger son intégrité morale et physique.
Que dire quand ces Institutions sont celles qui violent cette intégrité, au propre comme au figuré ?
En fait, ce soi-disant procès organisé par la justice guinéenne nous rappelle cruellement qu'un autre procès tarde à s'ouvrir: celui des magistrats et procureurs pour violation du serment de magistrats, corruption généralisée, manque de professionnalisme, incompétence etc.
Chers compatriotes, la justice guinéenne est devenue un danger pour la paix sociale et une menace pour le développement de notre pays; et quand je vois dans cet état la justice de mon pays, j'ai honte! J'ai honte parce que c'est l'institution qui est affaiblie, parce que bien plus que les affaires dramatiques du passé de cette même institution (tribunaux populaires, tribunaux d’exception crées sur mesure etc…), les dysfonctionnements chroniques de l’appareil judiciaire, ces dérives détruisent notre crédibilité et nous ridiculisent à l'étranger!
L´amateurisme dans l’exercice de ce métier si noble sous d’autres cieux, constitue la vraie menace contre la liberté du citoyen en guinée et compromet toutes avancées démocratiques d’une société fragile en pleine transition.
Je dis non à une parodie de justice, une pièce de théâtre; une justice qui favorise les forts.
Hier nous étions une République d’irresponsables, de trafiquants de drogues, de bandits et de voleurs ignobles. Aujourd’hui nous sommes devenus un Etat de pagaille, de palabres inutiles, de querelles intestines, une République de chercheurs d’intérêts privés.
Encore une nouvelle fois, on n'a pas voulu voir que les inégalités criantes détruisent nos liens sociaux et divisent nos communautés alors même que dans le contexte de crise sociale que traverse notre pays, l’impératif de l’union devrait conduire tous les responsables des institutions de la République à quelque niveau que ce soit à observer une certaine exemplarité.
Honte à cette justice injuste!
DIALLO Elhadj
Contact: dialloeo@hotmail.com
Pour www.nlsguinee.com
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