dimanche 13 janvier 2013
Conakry, Guinée - Le riz de la mangrove ou 'bora malé' en langue nationale soussou, dont la culture a été initiée depuis quelques années par les pouvoirs publics guinéens, considéré comme 'une espèce unique', est d’une 'qualité culinaire incontestable', a déclaré vendredi à la PANA Dr N’Famara Conté, initiateur du projet. Produit en Basse Guinée (Guinée maritime) depuis 2008, 'le bora malé est reconnu par les consommateurs et sera connu sous peu partout dans le monde', indique son initiateur, par ailleurs directeur général du Génie rural, ajoutant que cette variété est 'l’avenir de la Guinée'.
Cette variété de riz a été lancée à la suite de la signature d’une convention entre le gouvernement et l’Agence française de développement (AFD) et est produit en Basse Guinée dans le cadre du projet d’appui à la filière riz pour 10,1 millions d’euros.
L’AFD, qui a débloqué une contribution de 9 millions d’euros, a ensuite décaissé un montant de 3,9 millions d’euros ayant permis d’étendre le projet aux préfectures du littoral, notamment à celles de Coyah et Forécariah, situées respectivement à 50 et 60 km de Conakry.
'Le niveau d’exécution du projet est de 75 pour cent', assure son coordinateur, précisant que l’objectif initial consistait à aménager 2.500 hectares et à réhabiliter 2.000 ha.
L’initiative, située dans les préfectures de Boké, Boffa, Dubréka (Basse Guinée), a expliqué Dr N'Famara Conté, fait suite au projet de développement de la riziculture irriguée en Guinée maritime qui a pris fin en 2003.
'Notre objectif était d’aller vers une labellisation de ce riz, une démarche pertinente, mais très ambitieuse et nécessitant assez d’éléments', a reconnu le directeur général du Génie rural, décoré récemment par la France de la médaille de 'Chevalier de l’Ordre du mérite agricole.'
La direction nationale du Génie rural, l’AFD et le Bureau de stratégie de développement (BSD) qui s’occupe de la vente dans cette filière et les autres acteurs de la fédération paysanne, en accord avec des partenaires, ont opté pour que ce riz soit 'reconnu comme une propriété de la Guinée.
Le coordonnateur du projet assure que 'ce riz est une espèce unique' avant de poursuivre: 'Nous sommes dans la logique de sa définition géographique pour qu’il soit reconnu partout dans le monde.'
Cette variété de riz, explique son initiateur, est biologique et n’a pas besoin d’engrais, ni d’autres produits chimiques pour sa culture.
Son rendement est de 2,5 tonnes à l’hectare, souvent 4 tonnes à l’hectare à certains endroits grâce à la semence, seul intrant nécessaire en mangrove où l’eau de mer pénètre les casiers rizicoles au moment où il n’y a pas de riz et bonifie le sédiment chargé de tous les éléments de fertilisation.
Le riz de la mangrove est appelé à se pérenniser grâce à la collaboration entre l’Etat guinéen à travers la Direction nationale du génie rural et des acteurs à la base, notamment la Fédération des organisations paysannes de la Basse Guinée et d’autres partenaires.
La Guinée, signale-t-on, importe annuellement environ 300.000 tonnes de riz.
Source : PANA
Pour www.nlsguinee.com
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