mardi 27 novembre 2012
Après la sortie fracassante qui avait défrayé la chronique, d’un certain Oumar Wann, membre du bureau exécutif de l’UFDG, c’est au tour du vice-président de ce parti et ancien directeur de Campagne du candidat Cellou Dalein Diallo, le très bavard Docteur Oussou Fofana de déverser son venin à partir des USA, sur le Père fondateur de l’UFDG, Bah Oury, véritable bête noire du régime d’Alpha Condé.
Qu’a-t-il fait Bah Oury , ce brillant cadre banquier de profession , fondateur de l’UFDG et premier prisonnier politique du Général Lansana Conté, pour être à la fois la principale cible du pouvoir actuel (qui l’accuse de tentative d’assassinat sur la personne du président de la République) d’où son exil forcé au pays de Voltaire pour chercher protection et de ses anciens frères politiques de l’UFDG ?
Une première réponse toute simple se dégage : Bah Oury dérange.
Comment pouvons-nous comprendre que celui dont les mérites et les qualités humaines étaient ventées et magnifiées par tous les membres et sympathisants de l’UFDG, quand il accepta de céder sa place au profit de Cellou Dalein en 2007, est devenu subitement la bête noire du parti dont il est le fondateur ?
Tout est contradiction dans les dires de Monsieur Fofana
En déclarant explicitement « Dites à Bah Oury de prendre son passeport et de rejoindre le général Nohou Thiam en prison … », le vice-président (chargé des questions juridiques -sic) du plus grand parti de l’opposition en Guinée, n’accorde même pas la présomption d’innocence à son ancien compagnon de lutte. Et il ose dire, qu’il se bat pour la défense de la liberté du peuple de Guinée. Le titre Docteur exige du détenteur une certaine éthique ; les déclarations à l’emporte pièces n’honorent point son auteur.
Pouvons-nous avoir confiance à ce genre de leader, qui déclare publiquement (source : guineenews.org) un jour que : si le pouvoir modifie la liste des 10 commissaires désignés par l’opposition, le pays sera ingouvernable ; et qui revient, après le partage du gâteau de la CENI avec ses 9 commissaires sur les 10 proposés, pour crier sur tous les toits de Conakry, que leur présence à sauver le processus électoral ?
Allons-nous accorder du crédit aux dires de cet homme, qui a attendu deux ans durant pour connaître la réalité de l’échec de son parti, dont il était le directeur de campagne ?
Deux longues années, pour indexer les commerçants peuls comme seuls responsables ; alors qu’en encaissant leur contribution financière pour la campagne présidentielle, ils devaient être certainement les meilleurs amis du monde à l’époque.
Un homme qui, pour des intérêts égoïstes et inavoués, peut ainsi sacrifier à l’autel de la trahison suprême son compagnon de lutte d’hier et ceux qui ont alimenté les caisses de la campagne qu’il a dirigé, ne peut inspirer respect et confiance.
Non cet homme n’est plus crédible aux yeux de l’opinion.
Que fait notre Docteur politicien de ces valeurs de solidarité, de respect mutuel et d’entraide qui fondent toute association humaine ?
Qu’en est-il de ces liens si solides qui unissent les hommes et femmes qui ont en commun le même idéal, le même combat politique pour la démocratie ?
Au vu de cet acharnement grandissant contre Bah Oury, on est en droit de se demander si effectivement ils partagent encore le même idéal au sein de l’UFDG ?
Le combat pour l’avènement d’une véritable démocratie, d’un Etat de Droit, respectueux de son peuple est sans aucun doute du côté du père fondateur de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée.
Alpha Diallo, Bruxelles
Contact : alphazawiya@gmail.com
Pour www.nlsguinee.com
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