mardi 06 novembre 2012
Conakry, Guinée - Le nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de Guinée, Bakary Fofana, a promis lundi, dans un entretien avec la radio nationale, d’organiser en collaboration avec les 24 autres commissaires de sa structure, des élections transparentes.
Ancien ministre des affaires étrangères de la transition de 2010, élu récemment à la tête de la CENI par 15 commissaires sur 20 votants, deux abstentions, au détriment du syndicaliste, Aziz Camara, il a assuré que lui et ses collègues organiseront collectivement des élections transparentes.
Membre de la société civile, le nouveau président, entré en fonction vendredi dernier, à la suite de la passation des services avec son prédécesseur, Loucény Camara, démissionnaire en septembre dernier, Bakary Fofana affirme que lui et ses collègues feraient de l’institution électorale «un instrument fiable» à la disposition des citoyens, en vue de permettre à ceux-ci de choisir librement leurs représentants à la nouvelle Assemblée nationale.
«Nous avons pris la mesure du problème sur tous les plans et en dépit de cela, nous sommes pleins d’espoir et assurons que nous allons rétablir la confiance entre la CENI et les électeurs (…) », a-t-il aussi promis, arguant du fait que 'l’état d’esprit est bon à la CENI constituée de commissaires assermentés responsables qui accompliront leurs taches sans aucun doute'.
Pour l’instant, seul un leader politique, Aboubacar Sylla, chef de l’Union des forces du changement (UFC), par ailleurs membre de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), une des coalitions qui contestaient le choix de l’ancien président de la CENI, l’accusant d’être trop proche du pouvoir, a déclaré dans un récent entretien avec la presse que Bakary Fofana était proche de la mouvance présidentielle et qu’il sera jugé sur pièce.
En revanche, l’ancien Premier ministre, Sidya Touré, leader de l’Union des forces républicaines (UFR), autre contestataire de l’ex- président de la CENI, a pour sa part, souligné dans la presse que pour le moment, il n’a aucun motif de douter de la sincérité ou de l’impartialité de Bakary Fofana.
Les membres du collectif pour la finalisation de la transition et ceux de l’ADP, titulaires de dix postes au sein de la CENI, tout comme la mouvance présidentielle, ont assuré qu’ils allaient saisir la justice, arguant que l’ancien Premier ministre de la transition, Jean-Marie Doré, leader de l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG), ne pourrait pas être parmi eux parce que «c’est un centriste, proche du pouvoir».
La société civile a trois représentants contre deux pour l’administration au sein de la nouvelle CENI qui, selon le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Alhassane Condé, devrait, dans un bref délai, proposer un chronogramme au président de la République, Alpha Condé, qui fixerait ensuite la date des élections législatives.
Source: PANA
Pour www.nlsguinee.com
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