samedi 03 novembre 2012
Avec l’élection de Bakary fonfana à la tête de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), une certaine logique a été respectée. Le nouvel élu est une figure de proue du mouvement social guinéen. Il est de la trempe de feu Ben Sékou Sylla et Ibrahima Fonfana ou encore de Thierno Alioune Diaouné et de Rabiatou Sera Diallo.
On est tenté de dire que c’est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. C’est cette même posture qui l’avait perché à la tête du ministère des Affaires Etrangères pendant la transition. Bref, tout le contraire de Louncény Camara sorti de nulle part pour être à la tête de la CENI.
Finalement l’homme qui a suscité le plus de polémique dans ce pays ces derniers temps aura été paradoxalement le président de la commission électorale qui n’a organisé aucune élection en Guinée.
Discret et modeste, Bakary Fofana a désormais la lourde responsabilité de restaurer la confiance d’une institution discréditée qui a trop souffert de l’attitude de son ancien président. Un président qui répondait coup sur coup à l’opposition qui l’accusait de partialité.
Ainsi, le nouveau président de la CENI est conscient qu’il fera l’objet de toutes les sollicitations et de toutes les tentations. Son avenir et celui de son institution ne dépendront que de sa capacité à résister contre les pressions et les tentations.
Si Fofana a fait ses preuves à la tête du ministère des Affaires étrangères, si l’homme s’est fait respecter à la tête du mouvement social guinéen, cependant le plus dure est à venir. Le plus dure étant de faire preuve de la trilogie indépendance, impartialité et neutralité. Trois mots malheureusement inconnus des administrateurs de ce pays.
Habib Yembering Diallo
Analyste et Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
Contact : habibyambering@yahoo.fr
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Pour www.nlsguinee.com
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