samedi 27 octobre 2012
Conakry, Guinée - Quelque 70 participants, notamment des chercheurs, partenaires techniques et financiers de divers pays se réuniront les 30 et 31 octobre à Conakry pour faire le bilan de 10 ans de recherches et d’actions de lutte contre la trypanosomiase humaine africaine (THA) ou maladie du sommeil en Guinée, souligne un communiqué de l’ambassade de France, transmis à la PANA.
La Guinée, qui est considérée comme le pays le plus touché en Afrique de l’Ouest par «cette maladie négligée», accueille la rencontre qui est organisée conjointement par le Programme national de lutte contre la THA (PNLTHA), l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et le Centre international de recherche-développement sur l’élevage en zone subhumide (CIRDES).
Selon le texte, la Guinée concentre les efforts de lutte depuis une dizaine d’années. Ainsi, grâce à la mise en place depuis 2002 du PNLTA, plusieurs centaines de malades ont été dépistés et traités, principalement dans les zones de mangrove du littoral guinéen en basse cote.
Les activités de recherche et de lutte menées ces dernières années, souligne la même source, ont non seulement permis d’endiguer l’épidémie, mais aussi d’améliorer les méthodes de lutte médicale et anti-vectorielle.
Ainsi, le PNLTHA et ses partenaires proposent de lancer une campagne d’élimination durable de la THA sur tout le littoral guinéen, avant de l’étendre à la frontière avec la Sierra Leone et à celle avec la Guinée-Bissau.
Présente exclusivement en Afrique subsaharienne, elle affecte principalement les populations rurales qui vivent des activités agricoles, de la pêche et de l’élevage.
Caractérisée par de la fièvre, des douleurs articulaires et des atteintes au système nerveux central (troubles du comportement et du sommeil), la THA peut s’avérer mortelle en l’absence de traitement.
En 1998, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recensait 40. 000 cas déclarés et estimait à 300. 000 le nombre de personnes infectées.
Grâce aux efforts de lutte menés sur plus de 10 ans, le nombre des cas rapportés est passé, en 2009, en dessous de 10. 000 pour la première fois depuis 50 ans et le nombre des cas estimés à 30.000.
Dans ce contexte, l’OMS et l’Union africaine (UA) ont lancé d’importantes campagnes panafricaines d'éradication de la mouche tsé-tsé et de la trypanosomiase (PATTEC) sur le continent.
La maladie du sommeil, qui affecte près de 30. 000 personnes en Afrique subsaharienne, est une maladie parasitaire due à un protozoaire de l’espèce Trypanosoma brucei transmise à l’homme par un insecte vecteur, la glossine ou mouche tsé-tsé, aussi vectrice des trypanosomiases animales.
Source: PANA
Pour www.nlsguinee.com
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