mercredi 19 septembre 2012
Conakry, Guinée - Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la Guinée qui sera nommé prochainement, sera issu de la société civile qui aura trois représentants dans la nouvelle structure, deux de l’Administration, 10 pour la mouvance présidentielle et 10 autres pour l’opposition, a appris la PANA mardi à Conakry de source officielle.
M. Mohamed Traoré, membre du Conseil national de transition (CNT) qui a procédé lundi à l’adoption de la loi sur la recomposition paritaire de la CENI réclamée depuis plusieurs mois par des partis d’opposition, a indiqué que le président de la CENI serait nommé pour un mandat de sept ans non renouvelable.
« Le président de la CENI doit être honnête, intègre, compétent, sérieux », a-t-il martelé, ajoutant qu’un délai de dix jours est fixé pour le dépôt de la liste des noms des 25 personnes qui feront partie de la structure.
En annonçant récemment sa démission de son poste de président de la CENI à l’issue d’une audience avec le président Alpha Condé, le syndicaliste Loucény Camara avait expliqué que sa décision était consécutive au refus de certains partis d’opposition d’aller aux élections législatives s’il continue de diriger la structure d’organisation des élections.
A cet égard, il avait dit avoir saisi en son âme et conscience sa centrale syndicale, l’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG), pour lui trouver rapidement un remplaçant en vue d’organiser les élections législatives, dont la non-tenue constitue depuis plusieurs mois un bras de fer entre le pouvoir et certains partis d’opposition, réunis au sein du collectif pour la finalisation de la transition et l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP).
Ce bras de fer avait donné lieu à des interpellations de militants des partis du camp du refus au cours de manifestations non autorisées, ce qui avait incité ces formations politiques à retirer leurs représentants au nombre de sept commissaires de la CENI.
L’adoption de la nouvelle loi sur la recomposition paritaire de la CENI ne règle cependant pas tous les problèmes parce que les partis du collectif et de l’ADP soutiennent mordicus qu’ils ne partageront pas les dix postes qui leur sont accordés avec les partis «dits» du centre, accusés d’être proches de la mouvance présidentielle.
On retrouve parmi ces partis du centre, l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG) de l’ancien Premier ministre de la transition (2009-2010), Jean-Marie Doré, et Guinée pour tous (GPT) du candidat malheureux à la présidentielle de 2010, Kassory Fofana, tout puissant ministre des Finances sous le défunt président, Lansana Conté.
Par ailleurs, les partis du collectif et de l’ADP récusent l’opérateur technique sud-africain, «Sabary Technology» qu’ils accusent d’être proche du pouvoir et sa non qualification et exigent son remplacement par la société française SAGEM, récusée aussi par le président élu qui estime avoir été volé au premier tour de la présidentielle au profit de ses adversaires par cette structure.
Source: PANA
Pour www.nlsguinee.com
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